Le consentement canin et sa nécessité pour une relation équilibrée!

Depuis 2015, le chien est considéré dans le Code Civil comme un «  être vivant doué de sensibilité ». Ceci a amorcé une évolution dans le domaine canin, évolution qui est toujours en cours. Beaucoup d’humains considèrent encore qu’un chien doit tout accepter, c’est pourquoi je souhaite parler du consentement canin !

 

 

L’intérêt du consentement

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Maya ravie d’avoir de l’attention !

Tout imposer à un chien l’empêche de prendre confiance en lui et en nous. Certains chiens vont devenir passifs et s’en accommoder, mais d’autres vont finir par saturer et développer des problèmes comportementaux.

Il est possible de demander à son chien s’il est d’accord pour un câlin, pour un jeu, pour travailler, etc. Cela semble naturel pour moi, mais je vois régulièrement des humains obliger leur chien à subir un moment de tendresse, alors qu’il ne rêve que d’aller sentir une odeur ou jouer avec un congénère. Pourtant on m’affirme souvent dans ces cas-là : « mais il adore les câlins ! ». Je ne nie pas que ce chien apprécie sûrement les câlins au sein du foyer, lorsqu’il est au calme dans un environnement connu et pauvre en stimulation. L’envie d’un chien varie en fonction de différents paramètres, c’est pour cela que la récompense est variable !

Pour voir si un chien est consentant, il est utile de tenir compte des signaux d’apaisement qu’il transmet et du contexte ! Les signaux d’apaisement décrits par Turid Rugaas permettent de décrypter l’état émotionnel du chien, et sont la base de la prévention de la morsure. Un chien va communiquer son mal-être avant de monter dans l’échelle de l’agression et de grogner, et si son grognement n’a pas eu d’effet, il va être tenté de mordre.

 

Sur ce triptyque on voit bien l’attitude d’Olwë évoluer car il commence à perdre patience pour la photo!

Mise en place du consentement

Lorsqu’on se met à respecter les signaux de mal-être envoyé par le chien, c’est-à-dire lorsque l’on arrête immédiatement notre action lorsqu’un chien est mal à l’aise, le chien va vite comprendre qu’il est écouté et être de plus en plus expressif. Chaque chien va s’exprimer d’une façon différente, il n’existe pas de « manuel du chien qui s’exprime ». Chaque humain de chien va devoir apprendre à lire et à comprendre son binôme ! Plus le chien sera écouté, plus l’humain comprendra son chien et meilleure sera la relation dans le binôme !

 

    • Le test de consentement

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      Nathorod qui en redemande ^^

Le test de consentement permet d’être certain que le chien apprécie l’action et souhaite continuer.

Par exemple, si l’on souhaite savoir si le chien apprécie notre caresse : On va le caresser pendant 3secondes, puis retirer notre main de quelques centimètres. Si le chien part, cela signifie qu’il préfère faire autre chose. S’il se colle à notre main, il souhaite d’autres caresses. On va donc le caresser quelques secondes, et retirer à nouveau notre main de quelques centimètres. Etc.

Avec cette méthode, le chien va pouvoir interrompre s’il le souhaite le moment de tendresse, ou bien nous indiquer qu’il souhaite être caresser à un autre endroit en plaçant cet endroit sous notre main !

 

    • Le medical training

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      Seth en medical training !

Le médical training est le fait d’entraîner un animal à être acteur de ses soins. On va par exemple apprendre à un chien à prendre différentes positions destinées à faciliter les soins, à tolérer (et à mettre de lui-même) une collerette ou une muselière, et surtout à indiquer son consentement !

Un chien qui sait qu’il peut arrêter un soin désagréable et qui a confiance en l’humain va beaucoup mieux le vivre qu’un chien auquel on impose un soin (ce qui peut s’avérer nécessaire dans certaines situations). Il existe de nombreuses méthodes permettant à un chien d’indiquer qu’il est à l’aise avec un soin ou qu’il souhaite l’arrêter, par exemple le Bucket Game.

 

 

Une relation de confiance

Le partage d’expériences positives pour le chien va lui permettre d’augmenter sa confiance en l’humain ! Le consentement lors de la mise du collier ou du harnais, lorsque l’on souhaite quelque chose en promenade, lors du brossage, etc. Tous ces moments partagés de la vie quotidienne sont renforçateurs du lien 😉 On peut aussi renforcer ce lien en « travaillant » avec le chien. Dans un premier temps, il faut être ouvert à l’idée que le chien puisse ne pas avoir envie, il est nécessaire de le laisser s’exprimer à ce sujet. Ensuite il faut essayer de différencier un chien consentant et étant motivé, a un chien « en manque » de sa dose d’excitation.

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Yopp au travail !

 

De nombreuses personnes peuvent parler des moments de solitude que mes chiens m’ont offert. Stark m’en offre très régulièrement (pour me rappeler tout ce qu’il me reste à apprendre et à progresser). Il n’aime pas particulièrement les caresses, et est très clair lorsque l’on essaie de lui en imposer. Mais il m’autorise parfois à venir lui en faire lorsqu’il est couché, il alors va me regarder en remuant le bout de la queue.

Hestia quand à elle adore mes câlins, mais a beaucoup de mal à se laisser manipuler ou à être motivée pour travailler. Elle a donc une vie moins stimulante, et on fait régulièrement de très courtes séances de medical training où elle progresse à son rythme !

 

Et vous, comment votre chien exprime –t-il son consentement ?

 

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Olwë et son humaine ❤

Les chien-loups américains (AWD)

69212684_448106472704734_6040385126842499072_nLes chien-loups américains sont de plus en plus connus, c’est pourquoi il me semble utile de vous proposer cet article sur les bases à « connaître » avant même d’imaginer  acquérir un AWD (American WolfDog) !

La législation française

La législation Internationale s’appuie sur les textes émis par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui n’autorise la détention de chiens-loups qu’à partir d’une filiation F5. On évoque ici des animaux qui n’appartiennent pas aux deux races reconnues par la FCI (Fédération Cynologique Internationale), à savoir le chien-loup Tchécoslovaque et le chien-loup de Saarloos.

Un  hybride F1 est un croisement d’un loup avec un chien. Un F2, un croisement d’un F1 avec un chien, ainsi de suite.  Attention un individu F7 croisé avec un F1 donnera un F2. De plus cette classification n’est pas corrélée au contenu de « gênes de loup » que possède un chien-loup. Le pourcentage transmis aux descendants n’est en effet pas proportionnel. Un F1 n’aura pas forcément 50% de « gênes » de loup, cela dépend quels gênes ont été transmis, et par qui. Deux individus à faible contenu en revanche, vont forcément produire des individus à faible contenu.
En France, selon l’Arrêté du 19 mai 2000 soumettant à autorisation la détention de loups : « La détention de loups vivants de l’espèce Canis lupus, y compris des individus hybrides dont l’ascendance récente comporte un loup, est soumise à autorisation préfectorale en application de l’article L. 212-1 du code rural. »

Cette classification est sujette à débat à cause du manque de données et de textes législatifs précis. Certaines personnes choisissent donc de ne pas en tenir compte et certains chien-loups sont toujours en attente de décisions administratives les concernant.

Le traçage et la filiation ADN sont nécessaires sur au minimum 5 générations si vous souhaitez acquérir un chien-loup aux origines non identifiées. Pour les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos qui sont des races de chiens reconnues par la FCI, cette filiation n’est pas obligatoire, mais recommandée pour éviter tous problèmes. Un élevage sérieux veillera à vous la fournir !

 

Le contenu de loup

Suivant la quantité de gênes de loup qui leur sont transmis, les chiens-loups, dont les  AWD, peuvent appartenir à l’un des trois groupes suivants :

  • les bas contenus : entre 5% et 39% dont font partie les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos
  • les moyens contenus : entre 40% et 79%
  • les hauts contenus : entre 80% et 99% qui sont assez rares en France et ont des comportements très particuliers !

Le but reste, dans tous les cas, d’avoir des animaux avec une apparence lupoïde et un caractère accommodant du moins dans ce qui concerne les bas et moyens contenus

En Europe trois lignées principales sont connues : la lignée Spencer (issue de l’élevage de madame Vicky Spencer), la lignée Northaid (issue de l’élevage de Mark Klemperer) et la lignée Noblepaws.

Wotan

Le caractère

En général plus un chien-loup est lupoïde physiquement, plus son caractère gagne en intensité par rapport à celui d’un chien. Donc plus il est lupoïde, plus ses instincts sont forts et plus son lien à l’humain est faible s’il n’a pas été travaillé correctement et consolidé. Pour pouvoir gérer un chien-loup, il est conseillé d’avoir de solides connaissances du langage canin, de solides moyens financiers, des nerfs bien accrochés et de la cohérence, de bonnes infrastructures et de se remettre en question fréquemment ! Plus le contenu est élevé, plus tout ceci est nécessaire.

 

  • Imprégnation

Un chien-loup à haut contenu, voire à moyen contenu, aura besoin d’être imprégné pour pourvoir vivre aux côtés d’humain. Cette imprégnation s’effectue à partir du huitième jour suivant la naissance des chiots, avant l’ouverture des yeux. Ils vont être séparés de la mère et nourris au biberon pour pouvoir s’attacher aux humains. Certains éleveurs recommandent même de ne pas trop les socialiser avec leurs congénères pour qu’ils restent proches de l’humain…. Tandis que d’autres éleveurs n’hésitent pas à élever les chiots conjointement avec la mère.

 

  • Wolf Winter Syndrom

Tous les chien-loups à haut contenu, ainsi que certains moyens contenus et chien-loups de Saarloos présentent ce qu’on appelle un « syndrome hivernal ». Ces individus vont avoir une montée d’hormones durant l’hiver (la période de reproduction des loups), qui va entraîner une irritabilité des mâles et des femelles durant les chaleurs. Cette irritabilité peut être compliquée à gérer vu la puissance et la réactivité des individus, c’est pourquoi des infrastructures, des connaissances et des compétences sont nécessaires pour éviter tout accident.

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La santé

Il faut tenir compte des maladies auxquelles sont sujettes les races à l’origine des lignées :

  • La myélopathie dégénérative (MD)
  • La dysplasie des hanches et des coudes
  • Le nanisme hypophysaire (NAH)
  • La présence du gêne MDR1 pour une possible sensibilité médicamenteuse.

N’hésitez pas à demander à votre élevage les tests de santé des ascendants.

 

 

En France, on trouve majoritairement des « mix », c’est-à-dire des chien-loups américains retrempés avec des chien-loups Tchécoslovaques, avec du Berger Blanc Suisse ou avec des chiens nordiques.

N’hésitez pas à rencontrer des propriétaires de chien-loups américains de plus de 3 ans pour bénéficier de leur expérience et de leur vécu au côté de ces individus particuliers !

Un chien-loup quelque soit son contenu, correctement travaillé, respecté et aimé, sera fusionnel avec son humain, ce qui sera un réel bonheur si celui-ci y est préparé et prêt à quelques sacrifices.

Merci aux personnes m’ayant aidé à écrire cet article ❤

 

Nathorod

Races craintives ?

On entend souvent dire que certaines races de chiens sont craintives. Par exemple le Berger Blanc Suisse, le Border Collie, le Chien-Loup de Saarloos ou le Chien-loup Tchécoslovaque sont souvent qualifiés ainsi. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Le rôle de l’éleveur

Chaque race a été créée dans un but précis ! Cette « fonctionnalité » d’origine doit être prise en compte pour comprendre le caractère « type » de la race. Mais il faut également comprendre que chaque chien est unique 😉

 

  • Lignées craintives

Des parents craintifs risquent de transmettre génétiquement ce trait de caractère. De plus, les chiots apprennent par imitation. Le comportement et le caractère de la mère devrait donc être irréprochable en présence des chiots. Ensuite les autres congénères en présence participeront également aux apprentissages.

L’effet de mode que vivent certaines races incite des éleveurs à produire sans forcément se soucier des mariages. Idéalement le mâle et la femelle doivent être équilibrés, et les qualités physiques et mentales de l’un doivent améliorer les défauts de l’autre.

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  • La réserve indiquée dans le standard d’une race

Certaines races doivent être réservées selon leur standard. Cette réserve est souvent confondue avec de la crainte.

Un chien réservé ne vient pas au contact de la nouveauté mais ne doit pas éprouver de peur en sa présence. Sa réserve ne l’empêche pas d’être curieux et d’analyser la situation.

L’humain a produit à force de sélections des races avec des individus sensibles, mais cette sensibilité exacerbée doit être canalisée et les chiens doivent être socialisés pour qu’ils puissent être équilibrés.

 

La socialisation

66508705_10220466937882522_5718100028015247360_o.jpgLa socialisation permet d’avoir un chien apte à partager la vie humaine et à s’y adapter. Cette socialisation s’effectue les premiers mois de la vie du chien. L’élevage joue donc un rôle essentiel dans cette étape !  Il est important que les chiots soient stimulés de façon auditive, visuelle et tactile. Ces stimulations devront être introduites progressivement, de manière respectueuse des émotions des chiots et être variées. Attention à l’événement désagréable qui pourrait conduire à une sensibilisation.

66410161_1612585708871294_4885463193972899840_n.jpgUn éleveur consciencieux va donc sélectionner les parents de manière à produire des chiots équilibrés, leur proposer des expériences agréables, mais néanmoins diverses et variés. Ainsi le chien sera apte à vivre dans la société humaine et à s’adapter aux nouveautés 😉

 

 

Le rôle du propriétaire

66447276_356539338343945_3286814875354923008_n.jpgLorsque le chien arrive chez son humain, celui-ci doit, après un temps d’adaptation du chien dans sa nouvelle famille, continuer la socialisation. En effet, même si l’éleveur a fait un super travail, il est judicieux de continuer à proposer au chien de nouvelles stimulations pour continuer à entretenir le travail fait précédemment et garder intactes ses capacités d’apprentissage et d’adaptation !

Il convient évidemment de ne pas surestimer les capacités du chien pour éviter de le mettre en échec et lui faire perdre confiance en lui et en son humain.

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Si le chien est adulte et présente des craintes, n’hésitez pas à voir un professionnel pour vous faire accompagner dans la rééducation.

Pistes de travail :

  • 1532344706113Tenir compte des signaux d’apaisement du chien
  • Renforcer le lien humain/chien
  • Encourager le chien et le soutenir
  • Anticiper pour gérer au maximum l’environnement
  • Travailler en respectant la zone de confort du chien et lui permettre de gérer ses déplacements
  • Faire des associations positives
  • Utiliser des congénères à l’aise
  • Travailler régulièrement et par petites sessions
  • Aider la gestion des émotions à l’aide d’un complexe aux Fleurs de Bach personnalisé et/ou avec de la kinésiologie et/ou avec de la lithothérapie.

 

 

Vous aurez compris que justifier la crainte d’un chien par sa race n’est pas une solution !

 

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Livres recommandés !

Voici une liste, qui sera amenée à évoluer, des livres que je recommande :

Chiens

  • Pour les débutants en éducation canine :
    • Les signaux d’apaisement : Les bases de la communication canine, Turid Rugaas
    • Apprivoiser son chien …en 10 min par jour, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • A l’école des chiots :  Les bases d’une éducation positive réussie (en partenariat avec la SPA), Agnès Matthys

 

  • Pour stimuler son chien :
    • Rendre son chien heureux, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • Stimuler l’intelligence de votre chien, Claire Arrowsmith
    • 101 tours de dressage: Pour stimuler votre chien, renforcer votre complicité et épater vos amis, Kyra Sundance et Chalcy
    • Comment apprendre de vieux tours à un nouveau chien, Dr Ian Dunbar
    • La Méthode Tellington TTouch, Linda Tellington-Jones

 

  • Pour approfondir ses connaissances canines :
    • pour agir en cas d’urgence : Savoir donner les premiers soins à son chien, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • pour gérer plusieurs chiensFeeling Outnumbered? How to Manage and Enjoy Your Multi-dog Household, Karen B. London et Patricia B. McConnell (livre en anglais)
    • pour diminuer la réactivité canine : Fight! A practical guide to the treatment of dog-dog agression, Jean Donaldson (livre en anglais)
    • pour appréhender les sports de traction : Faites du sport avec votre chien, Francis Machecourt
    • pour muscler son chien :  Objectif cavaletti, Cynotopia
    • pour découvrir l’univers des chiens de recherche de cadavres : What the dog knows: Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World, Cat Warren (livre en anglais)
    • pour découvrir l’évolution des chiens à nos côtés: Homo Canis: une histoire des chiens et de l’humanité, Laurent Testot

 

 

Chats

 

  • Pour être un parfait « humain de chat » : Comprendre votre chat, Sonia Paeleman
  • Pour stimuler son chat : Les meilleurs jeux pour votre CHAT, Gabriele Linke-Grün

 

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Difficultés d’éducation d’un chiot (chien-loup)

  • L’éducation d’un chiot pour une adolescence « tranquille »

Un chiot de n’importe quelle race est en général adorable et quasiment parfait jusqu’à ses 7/8 mois. Il va mordiller, apprendre la propreté, faire ses dents sur certains objets, etc ; mais ces problèmes sont considérés comme normaux. Les propriétaires ne tiennent alors pas compte des mises en garde et considèrent que leur chien restera aussi parfait en grandissant.

Les erreurs d’éducation vont apparaître à l’adolescence avec l’apparition du caractère et des hormones. Les mordillements de jeu qu’on a laissé passer sans les canaliser deviennent plus intenses, plus fréquents et blessent. Les destructions mal gérées deviennent une habitude pour décharger les tensions ou tuer l’ennui, et les dégâts sont plus importants. Le chien mal canalisé devient réactif en laisse et compliqué à sortir.

Malgré une idée reçue, la socialisation ne fait pas tout. Il faut surtout pouvoir capter l’attention du chien et la garder malgré les stimulations. La peur des étrangers peut virer en agressivité si elle est mal gérée. Par exemple, si le chien est forcé au contact ou si le maître bloque les mouvements de peur de son chien pour éviter les écarts brusques, ce qui tétanise le chien et fige les peurs.

Régulièrement, les chiens font de l’hyper-attachement et de l’anxiété de séparation. Les gens veulent une relation fusionnelle avec leur chiot mais à l’adolescence le chien n’accepte plus les séparations. Il les vit très mal car il a besoin de se sentir intégré dans un groupe. En tant qu’adolescent son statut social n’est plus le même qu’en tant que chiot, l’exclusion du groupe est lourde de conséquences dans son esprit.

Les chiots qui ne côtoient pas régulièrement d’adultes bien codés et équilibrés, vont avoir des difficultés à gérer leur excitation et vont manquer d’autocontrôles. Entre chiots, ils vont s’exciter mutuellement, mais ne vont pas apprendre à s’arrêter avant d’aller trop loin. Même s’ils sont isolés des autres chiots lorsqu’ils sont trop bruts, l’action humaine est moins efficace et amène surtout de la frustration.

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Une cause principale d’échec est l’incapacité des propriétaires à faire le deuil de la relation avec leur chiot, quand celui-ci devient ado. Ils n’acceptent pas de perdre cette relation magique où tout était facile, et ne parviennent pas à construire une autre relation plus contraignante et qui nécessite des sacrifices. Inconsciemment, ils n’acceptent pas de perdre leurs « acquis », voudraient que le chien reste facile comme un chiot. Ça conduit parfois les gens au déni, ça brouille leur capacité à observer et à comprendre le comportement évoluant de leur chien. Ça les empêche de remettre en question leurs certitudes erronées, et d’identifier les problèmes, d’en prendre la mesure. Plutôt que de reconnaître et accepter qu’ils se sont faits des illusions, qu’ils ont fait des erreurs et de les corriger, ils vont trouver des justifications contestables et s’éloigner de la compréhension de leur chien. Ils vont manquer d’objectivité et passeront à côté des vrais problèmes et de leurs solutions. Ils vont gérer les conséquences plutôt que de résoudre les causes, ce qui est généralement de plus en plus inconfortable pour le chien et son propriétaire. C’est un cercle vicieux dans lequel tombent beaucoup de propriétaires de chiens de toute race, les propriétaires sous-estiment la gravité de certains comportements « inadaptés », et réagissent trop tardivement.

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  • Les particularités des chien-loups :

Chez le chien-loup, ces conséquences sont souvent plus pénibles, et les propriétaires vont souvent mettre encore plus de temps à réagir parce qu’ils seront bridés par leur fascination pour cette race, et surtout par le regard des autres. Les propriétaires vont supporter plus de désagréments avant de réagir parce que la fascination que suscite leur chien chez les autres va les griser, et les poussera à accepter toujours plus d’inconfort en échange. Jusqu’au jour où il y aura saturation.

Les particularités des chiens-loups sont essentiellement dues à leur aspect lupoïde et à l’effet que cela produit sur les personnes. Certains propriétaires aiment voir des comportements de « loup » chez leur chien, et vont donc renforcer des mauvais comportements sans s’en rendre compte, et sans vraiment comprendre ces comportements. Les chien-loups n’ont pas de comportements de loup, ils sont seulement un peu plus influencés par leurs instincts, ils n’ont pas besoin d’avoir un maître qui soit un « mâle alpha » !

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Il y a aussi le mythe qu’un chien-loup est craintif (comme un loup) ! Selon certains propriétaires, un chien-loup n’est pas adapté à une vie domestique au sein de la famille comme tout chien de compagnie ! Ainsi ces propriétaires, n’assument pas leurs échecs concernant la socialisation de leurs chien-loups. Selon eux, s’ils n’arrivent pas à socialiser leur chien c’est parce que c’est dans la race, il n’y a rien à faire. Donc pas de remise en question, pas d’évolution possible.  Attention, la réserve est à différencier de la crainte !

Ces erreurs du maître ne concernent pas que les chiens-loups, mais comme les chiens-loups ont du loup, elles sont exacerbées sur ces races. Pour certains propriétaires, c’est très valorisant d’avoir un chien-loup alpha/dominant. Ils se construisent tout un mythe autour de leur animal, mythe qu’ils ont beaucoup de mal à remettre en cause, et le regard des autres a parfois une très grande influence sur ces difficultés de remise en question. L’humain aime les mythes, les histoires extraordinaires qui fascinent quand on les raconte. Quand on a un chien-loup on rencontre souvent des gens qui projettent des mythes sur nos chiens : « c’est un mâle alpha ? », « il faut le dominer, lui montrer que c’est vous le chef », « il fait le loup à la pleine lune ? », etc. Le public veut une histoire extraordinaire à raconter, même si on casse ces mythes, les personnes vont quand même insister sur leur version, et ignorer nos propos. Ça peut pousser certains propriétaires de chiens-loups à donner satisfaction au public, ce qui peut être très gratifiant comme expérience. Pour les propriétaires adeptes de la théorie du mâle alpha ces rencontres avec un public avide de spectaculaire les confortent dans leur vision et agissent comme un auto-renforcement.

Article coécrit avec Elsa Resurgo.

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Livre : Faites du sport avec votre chien

Le livre Faites du sport avec votre chien, écrit par Francis Machecourt m’a été offert à Noël après de longs mois à l’attendre. Plusieurs pratiquants réguliers de sports canins de traction me l’avaient en effet recommandé et j’avais hâte de le dévorer.

Malgré sa petite taille, et sa lecture rapide, ce livre englobe l’intégralité des sujets reliés aux sports canins de traction. Par exemple, lorsque l’on se lance dans des activités aux côtés de nos chiens, rares sont les personnes à se renseigner sur l’origine de l’espèce canine et la sélection pour la création de « races ». Ce livre explique la spécialisation de chaque race utilisée dans ces sports. Bien entendu la plupart des chiens peuvent pratiquer une activité avec leur maître, mais certaines races ou croisements sont plus souvent utilisés 😉

Francis Machecourt aborde ensuite les différentes organisations impliquées dans ces sports, ainsi que les sports en question ! On comprend les particularités de chaque sport, avec ses avantages et ses inconvénients. On entend beaucoup de « on-dits » sur la comparaison cani-vtt et trottinette, ici l’analyse est réfléchie et expliquée avec le recul d’un professionnel du sport.

La physiologie humaine et canine est abordée, ainsi que l’éducation d’un chien aux sports de traîne. Ceci afin de pouvoir évoluer en limitant les erreurs et en respectant le corps et le mental du binôme. Les méthodes d’éducation canine expliquées dans ce livre s’appuient sur les dernières études scientifiques, elles sont donc respectueuses du chien, que ça soit ses émotions, son ressenti, sa vitesse d’apprentissage, sa maturité, ses capacités, etc.

Dans son chapitre sur la pratique sportive, il aborde la nécessité des exercices physiques qui vont permettre de limiter les blessures, et explique comment les mettre en œuvre. Ce sont en effet des sports dangereux s’ils ne sont pas pratiqués en tenant compte de l’ensemble des paramètres. Ce livre met vraiment l’accent sur la sécurité et les problèmes que l’ont peut rencontrer ! Contrairement à d’autres livres de pratiquants de ces sports qui mettent uniquement en avant les aventures, et les exploits sportifs.

Pour finir le livre aborde le matériel nécessaire à la pratique des sports de traîne pour une sécurité et un confort adéquats. Il explique notamment les différents types de harnais utilisés, ne cite pas de marque, mais explique les caractéristiques des différents modèles trouvables sur le marché, quels matériaux sont conseillés selon l’utilisation prévue, etc.

J’aurai souhaité que les sujets abordés soient plus approfondis, mais le livre n’aurait certainement pas eu la même taille ni la même facilité de lecture.

Le prix peut en refroidir certains, mais il faut tenir compte du fait que ce n’est pas un bestseller de l’été vendu en million d’exemplaires, mais un ouvrage nécessitant un long travail de recherche, ainsi que de l’expérience, et vendu en peu d’exemplaires….

Je recommande ce livre aux débutants mais aussi aux pratiquants confirmés des sports de traction. Le livre est vraiment agréable et enrichissant quelque soit le niveau du lecteur. Rien à redire sur le contenu, j’avais des appréhensions sur les méthodes d’éducation, mais finalement j’approuve !

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Livre: What the dog knows

Le titre original du livre est : What the dog knows : Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World écrit par Cat Warren. Ce qui peut se traduire par “Ce que le chien sait : Olfaction, Science, et l’Extraordinaire Capacité des Chiens à percevoir le Monde. Le titre espagnol Perros detectores de cadáveres. Trabajo y adiestramiento, se traduisant par « Chiens de détection de cadavres. Travail et Formation » résume parfaitement le contenu du livre !

Pour la petite histoire, il ne faisait pas partie de ma « liste à lire », je suis tombée dessus par hasard dans un hall d’embarquement d’aéroport. Pour une fois qu’un livre sur les chiens était « New York Times Bestseller », je ne pouvais pas ne pas le lire, et je n’ai pas été déçue !

  • Comment l’auteure en est venue à cette discipline méconnue

Cat Warren est professeure en science du journalisme, ce qui donne un livre facile à lire grâce à sa superbe plume. L’histoire commence avec l’adoption de Solo, adorable berger allemand qui est fortement réactif à ses congénères. Malgré un travail important à l’aide d’éducateurs canins, rien n’y fait. C’est ainsi que Cat Warren découvre l’univers des chiens de travail. On lui propose d’essayer la recherche de cadavres avec son chien. Au début, ce n’est qu’une activité à partager avec Solo, mais progressivement cela va devenir pour elle une passion.

  • Chiens de cadavre

Ce n’est pas une discipline très populaire, mais l’auteure réussit à nous donner envie de la pratiquer par sa passion. Pour le chien, ce n’est pas une activité morbide, mais un travail amusant et stimulant intellectuellement.

Le livre explique les bases du travail de détection. Cat Warren explique comment apprendre à un chien la discrimination d’odeurs, à remonter les effluves d’une odeur dissimulée, à lire son chien (car chaque chien va s’exprimer d’une façon différente), à anticiper pour ne pas mettre son chien en échec selon l’environnement, etc. Elle explique aussi quel est le matériel utilisé et cela change selon les formateurs. Certains utilisent des morceaux d’animaux en début de formation, alors que d’autres utilisent dès le début des odeurs exclusivement humaines. Il semblerait que l’odeur soit différente après la mort selon  l’espèce… Les limites de l’utilisation du flair canin sont mentionnées, en indiquant pourquoi certains entraineurs sont dans l’impossibilité d’obtenir les résultats qu’ils se vantent d’avoir.

Les descriptifs d’entrainements, et les pistes effectuées pour la police pour retrouver des personnes disparues permettent de mieux saisir le travail et facilitent la lecture. Il y a aussi qu’énormément d’anecdotes et d’explications sur certains mythes. Par exemple, pourquoi beaucoup utilisent l’ordre « cherche le poisson » ou « cherche l’écureuil » ? 😉 Ce livre en plus de parler des chiens de cadavres utilisés par la police américaine, bénévoles ou non, parle également de certaines missions « spéciales » pour l’armée ou d’autres organismes officiels. On peut voir que cette discipline est très variée et complexe, plus que ce que l’on aurait cru de prime abord.

  • Chiens de travail

Le livre tout en restant centré sur les chiens de cadavres parle également des chiens de travail en général, et peut donner des pistes à certains pratiquants d’autres disciplines.

Cat Warren cite des études montrant pourquoi en général les chiens de travail sont plus épanouis et vivent plus longtemps que les chiens de famille, ceci malgré leur exposition élevé aux produits chimiques et dangereux.

Lors de la mise de Solo à la retraite, Cat Warren a du choisir un nouveau chien. On peut ainsi suivre son raisonnement pour choisir LE chien de travail, ceci en s’appuyant sur différentes études. Il semble falloir tenir compte de la lignée, du sexe, et de la préférence droite/gauche du chien. Les critères dépendront évidemment de ce que l’on recherche et du travail qui sera demandé au chien.

Elle explique également les critères de motivation d’un chien, ce qui rend certains chiens plus faciles à travailler selon leurs préférences. De plus, ce livre m’a permis de comprendre pourquoi il vaut mieux un chien joueur qu’un chien gourmand pour certaines disciplines telles que la recherche de victimes.

 

Le livre parle également de l’utilisation des nez artificiels qui sont pour certains de futurs concurrents sérieux pour les chiens de travail d’olfaction. Mais il semblerait que pour le moment les chiens soient indétrônables pour certaines missions qui nécessitent une intelligence, une prise de décision et une expérience qu’il est difficile de reproduire artificiellement.

 

Malgré mes connaissances dans le monde canin, c’est un univers tellement riche qu’on ne finit jamais d’apprendre et de se remettre en question ! Chaque discipline, chaque chien, chaque propriétaire nous apporte 🙂

Ce livre m’a donné un nouveau point de vue et matière à réfléchir. Il m’a amené à m’interroger sur ma façon d’éduquer mes chiens, mes points faibles et mes possibilités d’évolution dans le monde canin. Il m’a également permis de prendre conscience que lors de l’arrivée de Stark à la maison, je le comparais trop à Isaac et j’avais du mal à m’attacher et à avancer avec lui, une sorte de « second-dog syndrome » d’après l’auteure.  Mon seul regret concernant ce livre est qu’il ne soit pas encore traduit en français, pour qu’un plus grand nombre de personnes en profite !

Harnais ou collier: lequel choisir?

IMG_20181005_111750On entend actuellement des informations contradictoires entre ceux qui ont toujours éduqués leurs chiens avec un collier, et qui considèrent qu’un harnais c’est uniquement pour tracter, et ceux qui pensent qu’un collier est un objet de torture et qui ne jurent que par les harnais ! Il y a des inconvénients et des avantages à chaque outil, et ce qui conviendra à votre chien et à vous ne correspondra peut-être pas pour d’autres. Dans cet article, je vais essayer de rester neutre et de vous permettre d’effectuer votre choix au mieux.

 

Colliers

Les colliers sont moins chers et offrent une plus grande liberté de mouvement lorsque le chien est détaché ou en marche au pied. Attention cependant, le cou des chiens étant assez similaire au notre, je vous laisse imaginer les douleurs et les dégâts lorsqu’un chien effectue toutes ses balades en tractant avec un collier, ou lorsqu’il se prend des à-coups régulièrement ! Je ne m’attarderai pas sur les colliers étrangleurs et sur les torcatus (ceux à pointes), leurs dommages ne sont plus à démontrer.img_20180816_150818.jpg

Un collier est obligatoire dans la majorité des clubs canins car beaucoup de disciplines se pratiquent avec ce seul outil. Il permet de maîtriser plus facilement son chien car il agit directement sur la direction de la tête, et la sensibilité du cou ne permet « normalement » pas à un chien de tracter aussi fort qu’avec un harnais.

 

  • Collier plat

Le collier plat est le collier basique qu’on voit la plupart du temps. La largeur du collier permet un certain confort: plus le collier est large, plus il est confortable pour le chien. Néanmoins le collier doit rester d’une largeur raisonnable permettant au chien de bouger sa tête.

Il existe en différents matériaux : cuir, nylon, tissu, biothane, etc. On en trouve à tous les prix selon la qualité des composants et la résistance du collier. Il dispose en général d’un mécanisme de réglage et d’une fermeture, ces composants sont souvent les composants fragiles du collier qui seront susceptibles de céder en cas de contrainte.45643529_1354032658064270_2077068196052992000_n.jpg

Par contre, un collier plat reste à la même dimension une fois mis au cou du chien. Ce qui signifie que s’il est réglé trop large, le chien peut en sortir, surtout si son cou est large par rapport à sa tête. S’il est réglé trop serré, il gène le chien en permanence. Si ce collier est laissé en permanence sur le chien, il peut écraser les poils.

  • Collier semi-étrangleur ou martingale

Il existe en métal, en nylon, en corde et en tissus. Ma préférence va à ceux en nylon et en tissus car ils ont une certaine largeur qui est plus confortable pour le chien.  L’avantage de celui en métal, c’est sa solidité lors de jeux entre chiens qui s’attrapent au niveau du cou. Attention par contre aux allergies, que certains chiens peuvent développer à cause des substances qu’il libère.

Ce collier permet en position « lâche » de ne pas serrer le cou et de garder de beaux poils. En position « serrée », lorsque l’on tend la laisse par exemple, il est ajusté au cou, mais il ne doit surtout pas étrangler,  et permet de maintenir le chien correctement. Je le conseille pour des chiens qui tirent au renard (vers l’arrière) lors de crises de panique, en complément d’un harnais trois points dont je vous parlerai ci-dessous.

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J’utilise les colliers rembourrés Manmat pour leur absence de réglage ce qui les rend plus solides, et leur confort.

 

Harnais

Les harnais étaient à l’origine conçus pour des activités spécifiques : traction, sauvetage en mer, portage, randonnée avec sacs de bât,  etc. Récemment avec l’arrivée de méthodes d’éducation canines plus respectueuses et à l’écoute du chien, l’utilisation de harnais s’est popularisée, mais avec énormément de harnais inadaptés à la pratique. Je vais présenter ci-dessous les harnais les plus communs, mais à vous d’observer si le harnais que votre chien porte est adapté !

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  • Harnais en H

Mon chouchou, le harnais de base qui s’est perfectionné avec l’attrait pour les harnais. Il permet une bonne liberté de mouvement à la plupart des chiens, il dégage bien les articulations, et selon les modèles il dispose de nombreux points de réglage. Tous les harnais dont je vais parler disposent de deux attaches : celle sur le dessus et celle devant pour éviter la traction. Celle sur le devant, devra être utilisée uniquement le temps de l’apprentissage de la marche en laisse pour limiter les problèmes articulaires futurs.

Je vais citer quelques modèles que je recommande :

Perfect fit : Chacun de mes chiens en a un ! Il se compose de trois pièces que l’on peut commander séparément pour s’ajuster au plus près de la morphologie de votre chien et il a un rembourrage polaire confortable pour le chien. Si l’on prend des sangles larges, il est très résistant. Ses nombreux clips permettent de le faire accepter plus facilement à un chien qui n’aime pas être manipulé, ou que l’on passe un harnais autour de sa tête. Il encaisse très bien les charges d’Akita Inu ou de chien-loup 😉 Ses défauts sont le manque de poignée, le polaire qui peut vite devenir inconfortable si sale, et l’attache du dos qui touche la colonne et peut gêner le chien.

Junih : Il dispose  de 4 clips pour être enfilable plus facilement pour un chien compliqué, et il a une poignée ! Par contre, il n’existe que 3 tailles ce qui peut être inadapté pour un chien fin et long, ou un chien trapu et court. La gamme de couleur est également asez limitée.

Balance Harness Buckle-Neck de chez Blue-9 Pet Products : Le point fort de ce harnais est le réglage possible de toutes les sangles! Un guide de réglage du harnais est disponible pour qu’il soit confortable et qu’il permette une liberté de mouvements totale. Il dispose de 3 clips ce qui est suffisant pour un chien qui n’aime pas passer sa tête dans le harnais pour l’enfiler. Selon mes restes de mécanique, le nombre de réglage possible doit diminuer la résistance. La largeur des sangles me fait craindre des irritations, surtout si c’est l’anneau du devant qui est utilisé. Il ne dispose pas de poignée.

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Ruffwear Front Range : Un des harnais de balade les plus recommandé du moment ! Il est confortable, facile à trouver, résistant, avec une poignée….  Il faut l’enfiler par la tête ce qui rebute de nombreux chiens. Le manque de réglage au niveau ventral et dorsal le rend inadapté pour certains chiens ayant par exemple un petit buste. L’attache est située entre les omoplates, ce qui peut être inconfortable pour certains chiens.

True Love Country : Il est équivalent au niveau forme et fonctionnalités au Ruffwear Front Range. Par contre il est moins rembourré, et moins cher.

True Love Forest :  Il a une  longue ligne de dos qui permet une attache sur le dos et pas entre les omoplates. Il a également une ouverture au niveau de l’encolure, ainsi qu’une poignée! Les chiens arrivent plus facilement à en sortir que pour les autres modèles de harnais en H.

True Love Moutain : Il a de fines sangles sur le dessus et bénéficie d’une poignée ! Il convient bien aux chiens ayant un buste fin 😉 Par contre pas de réglage possible au niveau du ventre et pas d’ouverture au niveau de l’encolure.

Comfort Walk Pro de Dog Copenhagen : Il est équivalent au niveau des fonctionnalités au Ruffwear Front Range, mais sa partie ventrale est plus fine, ce qui correspondra mieux aux chiens ayant un poitrail étroit.

Comfort Walk Air de Dog Copenhagen : Il a des sangles fines mais confortables et solides, une ouverture possible au niveau de l’encolure, et une attache pour une médaille. La sangle ventrale n’est malheureusement pas réglable et il n’a pas de poignée.

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  • Harnais trois points :

Je recommande ce type de harnais pour un chien qui sort de tous les colliers ou harnais, mais doublé par un collier (plat ou semi-étrangleur) ajusté !En effet, certains chiens arrivent à en sortir donc il vaut mieux prévoir plusieurs sécurités. Je le recommande également pour les chiens craintifs, car il enveloppe le corps du chien ce qui contribue à le rassurer ( comme le fonctionnement du Thundershirt). Ces harnais s’adaptent à différentes morphologies grâce aux nombreux réglages possibles.

1528105844961Ruffwear Webmaster :  La poignée est idéalement située pour pouvoir supporter son chien de façon équilibrée et sans le blesser. Par contre il peut s’avérer compliqué à enfiler car le chien doit passer sa tête dedans et ensuite soulever une patte. Ces gestes ne sont pas évidents avec un chien très craintif, ou un chien alité.

J’utilise ce harnais depuis plus d’un an quasiment tous les jours, il commence à montrer des signes d’usure dues aux frottements contre le milieu extérieur, mais il résiste bien et m’a permis d’aider Isaac à se mouvoir lorsqu’il était en fin de vie.

oria-2.jpgWolters Harnais Professional No Escape : harnais en sangles nylons avec plusieurs attaches plastiques, il me semble moins résistant et moins confortable pour le chien. Mais il est également plus accessible en terme de prix 😉

 

  • Julius K9

39012667_285414172259732_7117446784468647936_nLe Julius K9 est LE harnais que l’on voit partout, qui donne une impression de solidité, de sécurité, pratique à enfiler, idéal pour tenir le chien grâce à sa poignée et personnalisable grâce aux patchs.  Malheureusement la plupart des chiens arrivent à en sortir facilement, pour éviter cela la marque propose un accessoire supplémentaire une « ceinture de renfort » qui relie le plastron et la sangle ventrale en passant entre les pattes avant. Mais cet accessoire rend le harnais moins rapide à enfiler.

Il était à l’origine conçu pour les chiens de travail, donc son objectif n’était pas forcément de laisser une liberté de mouvement parfaite pour les balades. Il est actuellement l’objet de nombreuses critiques l’accusant de limiter les mouvements des épaules, et donc d’abîmer les articulations. Certains ostéopathes canins le déconseillent car ils observent chez les chiens qui tractent/tirent avec, « de l’arthrose prématurée sur certaines vertèbres thoracique » ( Animanuel-thérapie : Bien-Être Animalier).39121301_10217658591755999_8127846379247632384_n.jpg

 

  • Animalin

Le harnais Animalin a été conçu par Catherine Collignon en tant que harnais anti traction. Lorsque le chien est attaché par la boucle de devant et qu’il exerce une traction, la sangle à l’avant se resserre par un effet martingale, et le chien est détourné. Cet effet martingale exerce une action sur les antérieurs, et agit sur les articulations qu’il peut abîmer. De plus, en entraînant le harnais vers l’avant, les sangles derrière les coudes s’avèrent irritantes pour le chien. C’est en partie pour tout  cela que je le conseille uniquement sur du chien adulte, le temps de l’apprentissage de la marche en laisse.naia animalin

De plus, lorsque la laisse est attachée à l’arrière du harnais, la sangle avant limite le mouvement des épaules de la même manière que le Julius K9, car ils sont tous deux des harnais de type norvégien. Quel que soit le lieu d’attache, ayant la même forme que le Julius K9, il est facile pour les chiens d’en sortir.

 

 

  • Easy-walk

Le harnais easy-walk est uniquement un harnais anti-traction qui fonctionne par effet martingale comme le harnais Animalin. Il dispose uniquement d’une attache devant, et a un prix plus abordable.

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Quel matériel utilisez avec votre animal ? Pourquoi ?

Livre: Ces animaux qui nous parlent

Contrairement à la plupart des livres de communication animale qui expliquent uniquement les méthodes et proposent ensuite des témoignages, dans Ces animaux qui nous parlent, Pénélope Bonnaud explique également la place qu’ont les animaux à nos côtés et comment cela est arrivé.

  • Première partie

Le début m’a paru long car elle explique comment Homo Sapiens est devenu ainsi. Ce chapitre, comme le reste du livre, ne fait qu’emmener le lecteur à se questionner sur les intérêts et les inconvénients de chaque « étape » dans le développement de notre « civilisation« .

Ensuite, on voit comment s’est effectuée la domestication du chien, du chat et du cheval. Cela aide à comprendre notre vision actuelle de nos animaux domestiques.

Cette partie se finit avec les légendes, les films et les histoires avec des animaux. Animaux qui ont marqué les consciences tels que Hatchi, Bucéphale, Hans le Malin, etc. Mais aussi en parlant de la « conscience » des animaux, et de ce qu’ils sont capables de faire si on s’y intéresse.

A la fin de cette partie, on commence déjà à voir nos compagnons différemment, et à les observer plus attentivement!

  • Deuxième partie

Dans cette partie, on entre dans la vie de Pénélope Bonnaud. Elle nous explique son parcours, sa façon de voir les choses et de pratiquer différentes disciplines (écriture automatique, sophrologie, communication animale, etc) selon le moment de sa vie. On entre facilement dans son ressenti et ses émotions, c’est ce qui rend ce livre si fort à lire selon moi!

J’ai apprécié sa vision de l’évolution de l’âme et de la vie après la mort, qui est assez similaire à la mienne. L’explication sur la raison de la présence des animaux à nos côtés est magnifique et a fait résonner en moi beaucoup de souvenirs. Il y a évidemment des exemples de communications animales pour expliquer ceci.

Plusieurs chapitre parlent de la mort de son animal, et de tout ce que cela entraîne pour les propriétaires. D’après l’autrice, même les circonstances de la mort de nos animaux peuvent nous aider à évoluer. Ces chapitres ont été très durs à vivre pour moi, car la maladie puis la mort d’Isaac sont encore très présents dans mon esprit. De son vivant il m’a permis d’énormément progresser pour comprendre ses réactions et m’adapter à lui. Depuis sa maladie et sa gestion, puis sa mort, je vois la vie différemment. Je suis plus détachée des choses sans importance, et plus en train de profiter de l’instant présent avec les êtres qui me sont chers.

Un livre que je conseille à tous ceux qui souhaitent voir leur animal différemment qu’ils croient ou non en la communication animale. Ce livre permet d’avoir un nouveau regard, mais aussi d’enrichir ses connaissances sur le monde animal!

 

Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 😉

 

Friandises naturelles et zéro déchet!

Bonjour,

Je souhaitais partager avec vous les différentes friandises/trucs à mâchonner que je donne à Isaac, que ça soit pour nettoyer son tartre, combler ses besoins masticatoires, l’occuper pendant mes absences ou encore le récompenser lorsqu’il agit correctement.

os.jpgTout d’abord, j’ai vidé mon stock d’os en peau de buffle que l’on trouve en vrac dans toutes les animaleries. Suite à la lecture d’articles tels que celui-ci, j’ai décidé de  passer au naturel, et de limiter au maximum le chimique!

  • Bois de cerf/daim: il est très facile de s’en procurer en animalerie, sur internet, et si vous avez de la chance en forêt. Avant de le donner à votre chien, vérifiez que le bois soit « au naturel » (sans vernis ni peinture), et qu’il n’y ait pas d’angle vif suite à la coupe. Il en existe de différentes tailles, et certains sont coupés en deux dans la longueur pour un accès plus facile à la moelle. A vous de choisir selon la taille de votre chien et la puissance de sa mâchoire! En six mois, mon chien-loup tchécoslovaque n’en a usé que 2 centimètres ^^
  • Corne de buffle: trouvable en animalerie ou sur internet. Tous les chiens de mon entourage adorent ça! En revanche, ça laisse des copeaux partout…
  • 1514056217556Oreilles de cochon, de lapin, d’agneau, de bœuf, de daim, etc séchées: trouvables en animalerie ou sur internet. Mon chien préfère celles ayant encore les poils, et n’est pas fan de celles de lapin « nues ».  On peut également leur donner les oreilles crues (surtout si le chien est au barf), trouvables chez le boucher.
  • Nerfs/cimiers de bœuf séchés: Souvent par bouts de 12cm de long, les chiens en raffolent. Je les donne congelés, pour rallonger de quelques minutes leur durée de vie!
  • Sabots de veau: mon boucher m’en donne, mais on peut également s’en procurer sur internet. Très tendres, c’est vite mastiqué (en tout cas avec un grand chien).
  • Panse de bœuf/d’agneau/verte séchée: très appétante! Attention, ça laisse une odeur assez horrible sur les doigts! La panse verte peut créer une diarrhée sur des chiens non habitués, à introduire doucement…
  • poussinFriandises crues: oreilles de porc, de lapin, de bœuf, etc. pied de porc, nerf/cimier de bœuf, poussins. Pour les chiens au barf, les poussins sont la récompense ultime!
  • Racine ou bout de bois: Il convient de faire attention aux morceaux et à l’essence de bois choisie. Il peut y avoir des échardes qui peuvent blesser gravement le chien au niveau de la bouche, ou du système digestif.
  • Autres friandises séchées telles que des tendons d’autruches, des pattes de poulets, des cœurs de poulets, des poumons d’agneau, du foie de bœuf, des poissons, etc.

 

L’idéal dans une optique zéro déchet est l’acquisition d’un déshydrateur (d’occasion idéalement), pour effectuer les friandises soi-même! Sinon on peut aussi déshydrater à l’aide d’un four, mais les résultats ne sont pas toujours concluants.

 

Attention aux os à moelle, régulièrement des chiens se retrouvent avec l’os coincé autour de la mâchoire inférieure. De plus, les os cuits ou crus non charnus sont très dangereux! Il est également recommandé de ne pas donner de la viande crue à un chien aux croquettes, ça risque de causer des problèmes intestinaux.

Désolé si certains liens de l’article comportent des emballages, c’est pour vous donner une idée du visuel… Je trouve la plupart des articles chez mon boucher ou en vrac en animalerie 😉

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Une alimentation saine et zéro déchet pour nos animaux!

Bonjour,

de nombreuses personnes m’ont demandé de parler de l’alimentation de nos animaux. En effet, les croquettes ou les granulés sont généralement emballés et de qualités très variées. Il semblerait que l’on puisse trouver dans certains pays des croquettes en vrac, mais quid de leur composition?

Dans cet article, j’ai préféré ne pas me focaliser sur l’emballage mais plutôt sur la qualité des aliments. De plus selon moi, un emballage en papier recyclé mais dont les composants toxiques migrent dans les aliments est plus néfaste qu’un emballage en plastique. Ceci est une question de point de vue, chacun est libre d’avoir le sien.

En effet, la démarche zéro déchet entraîne souvent une prise de conscience au niveau de l’alimentation industrielle. Nous faisons alors beaucoup plus attention à ce que nous ingérons qu’auparavant. Pourquoi cela doit-il en être autrement concernant nos animaux de compagnie?

J’ai choisi dans cet article de ne  pas vous conseiller directement un type d’alimentation à privilégier, mais plutôt de vous donner quelques pistes de réflexion 🙂

 

  1. Carnivores

Mes interrogations sur l’alimentation animale ont commencé avec le chien et le chat. Les deux sont considérés comme « sensibles » digestivement et doivent selon les vétérinaires être nourris exclusivement avec des croquettes « sensitives » qui coûtent un bras. Avec ce régime alimentaire, leurs problèmes digestifs ont ainsi fortement diminués mais étaient toujours présents.

J’ai lu le livre Toxic croquettes de Jutta Ziegler, qui est une vétérinaire autrichienne. Elle y explique la participation de l’industrie Pet Food dans la formation nutritionnelle des vétérinaires. Ainsi que l’origine des problèmes de santé récents (type obésité, diabète,etc) rencontrés par de nombreux animaux de nos jours.

Il existe des croquettes et pâtées de plus ou moins bonne qualités, mais dans tous les cas, il faudra choisir le « moins pire ». Pour vous aider dans ce choix, le groupe facebook « Croquettes : comment choisir? » est de très bons conseils avec des fichiers d’explications complets. Il vous aidera à analyser la composition des aliments et à trouver celui qui sera le plus adapté à votre animal.

Si vous souhaitez vous investir davantage et passer vos animaux (chiens, chats et furets) au BARF (Biologically Appropriate Raw Food), qui est un régime composé de viandes crues, d’os charnus, de poissons, d’abats, de fruits et de légumes selon l’espèce. Pour en savoir plus, les sites barf-asso et tribu-carnivore.com sont très bien faits et complets. Ce régime étant constitué de produits les plus naturels possibles, il est le plus adapté au zéro déchet. Toutefois il faut prendre en compte l’approvisionnement de la viande qui est souvent livré emballé et sous vide (selon les fournisseurs), et l’électricité consommée par le congélateur vu la quantité que l’on peut être amener à y stocker pour réduire les coûts.

 

      2. Rongeurs

De même, les rongeurs n’ont pas forcément besoin de granulés pour avoir une alimentation complète et équilibrée. Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les besoins propres à l’espèce, et à adapter au mieux selon ce qu’il est possible de se procurer aisément.

Pour un lapin, ces deux liens ci-dessous devraient vous aider à choisir au mieux:

margueritecie.com : granulés 

margueritecie.com : alimentation naturelle

 

 

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Tous mes animaux sont passés au BARF (chat et chiens), et la lapine est partie vivre en parc extérieur avec d’autres congénères! Ils n’ont jamais eu un si beau poil et un tel appétit devant la gamelle!

Et vous, comment nourrissez-vous vos animaux? Comment avez-vous choisi leurs alimentations?