Harnais ou collier: lequel choisir?

IMG_20181005_111750On entend actuellement des informations contradictoires entre ceux qui ont toujours éduqués leurs chiens avec un collier, et qui considèrent qu’un harnais c’est uniquement pour tracter, et ceux qui pensent qu’un collier est un objet de torture et qui ne jurent que par les harnais ! Il y a des inconvénients et des avantages à chaque outil, et ce qui conviendra à votre chien et à vous ne correspondra peut-être pas pour d’autres. Dans cet article, je vais essayer de rester neutre et de vous permettre d’effectuer votre choix au mieux.

Colliers

Les colliers sont moins chers et offrent une plus grande liberté de mouvement lorsque le chien est détaché ou en marche au pied. Attention cependant, le cou des chiens étant assez similaire au notre, je vous laisse imaginer les douleurs et les dégâts lorsqu’un chien effectue toutes ses balades en tractant avec un collier, ou lorsqu’il se prend des à-coups régulièrement ! Je ne m’attarderai pas sur les colliers étrangleurs et sur les torcatus (ceux à pointes), leurs dommages ne sont plus à démontrer.

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Stark avec ses colliers semi-étrangleurs : le Manmat et celui en corde Trixie utilisé comme porte-médaille

Un collier est obligatoire dans la majorité des clubs canins car beaucoup de disciplines se pratiquent avec ce seul outil. Il permet de maîtriser plus facilement son chien car il agit directement sur la direction de la tête, et la sensibilité du cou ne permet « normalement » pas à un chien de tracter aussi fort qu’avec un harnais.

  • Collier plat

Le collier plat est le collier de base. La largeur du collier permet un certain confort : plus le collier est large, plus il est confortable pour le chien. Néanmoins le collier doit rester d’une largeur raisonnable permettant au chien de bouger sa tête.

Il existe en différents matériaux : cuir, nylon, tissu, biothane, etc. On en trouve à tous les prix selon la qualité des composants et la résistance du collier. Il dispose en général d’un mécanisme de réglage et d’une fermeture, ces composants sont souvent les composants fragiles du collier qui seront susceptibles de céder en cas de contrainte.

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San et son collier plat

Par contre, un collier plat reste à la même dimension une fois mis au cou du chien. Ce qui signifie que s’il est réglé trop large, le chien peut en sortir, surtout si son cou est large par rapport à sa tête. S’il est réglé trop serré, il gène le chien en permanence. Si ce collier est laissé en permanence sur le chien, il peut écraser les poils.

  • Collier semi-étrangleur ou martingale

Il existe en métal, en nylon, en corde et en tissus. Ma préférence va à ceux en nylon et en tissus car ils ont une certaine largeur qui est plus confortable pour le chien.  L’avantage de celui en métal, c’est sa solidité lors de jeux entre chiens qui s’attrapent au niveau du cou. Attention par contre aux allergies, que certains chiens peuvent développer à cause des substances qu’il libère.

Ce collier permet en position « lâche » de ne pas serrer le cou et de garder de beaux poils. En position « serrée », lorsque l’on tend la laisse par exemple, il est ajusté au cou, mais il ne doit surtout pas étrangler,  et permet de maintenir le chien correctement. Je le conseille pour des chiens qui tirent au renard (vers l’arrière) lors de crises de panique, en complément d’un harnais trois points dont je vous parlerai ci-dessous.

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Hestia avec son collier Manmat

J’utilise les colliers rembourrés Manmat pour leur absence de réglage ce qui les rend plus solides, et leur confort.

Harnais

Les harnais étaient à l’origine conçus pour des activités spécifiques : traction, sauvetage en mer, portage, randonnée avec sacs de bât,  etc. Récemment avec l’arrivée de méthodes d’éducation canines plus respectueuses et à l’écoute du chien, l’utilisation de harnais s’est popularisée, mais avec énormément de harnais inadaptés à la pratique. Je vais présenter ci-dessous les harnais les plus communs, mais à vous d’observer si le harnais que votre chien porte est adapté à lui et à votre utilisation !

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Stark en harnais Perfect Fit violet
    • Harnais en H

 

Mon chouchou, le harnais de base qui s’est perfectionné avec l’engouement pour les harnais. Il permet une bonne liberté de mouvement à la plupart des chiens, il dégage bien les articulations, et selon les modèles il dispose de nombreux points de réglage. Certains harnais dont je vais parler disposent de deux attaches : celle sur le dessus et celle devant pour éviter la traction. Celle sur le devant, devra être utilisée uniquement le temps de l’apprentissage de la marche en laisse pour limiter les problèmes articulaires futurs.

Je vais citer quelques modèles que je recommande :

Perfect fit : Chacun de mes chiens en a un ! Il se compose de trois pièces que l’on peut commander séparément pour s’ajuster au plus près de la morphologie de votre chien et il a un rembourrage polaire confortable pour le chien. Si l’on prend des sangles larges, il est très résistant. Ses nombreux clips permettent de le faire accepter plus facilement à un chien qui n’aime pas être manipulé, ou que l’on passe un harnais autour de sa tête. Il encaisse très bien les charges d’Akita Inu ou de chien-loup 😉 Ses défauts sont le manque de poignée, le polaire qui peut vite devenir inconfortable si sale, et l’attache du dos qui touche la colonne et peut gêner le chien.

Harnais en Biothane Mars and Storm : Ce harnais est fait sur mesure et réglable partout. Le biothane permet un entretien facile, limite les frottements et est durable. L’ouverture au niveau de l’encolure et l’attache sur le dos sont des plus. Je suis conquise !

Harnais 4dox : Harnais très confortable pour le chien, tout en étant fin et discret. Il est réglable de partout et dispose de 3 attaches : deux sur le dos, une anti-traction à l’avant. Il existe en 3 taille uniquement, ce qui peut être inadapté pour un chien fin et long, ou un chien trapu et court. On peut choisir la couleur de la sangle, ainsi que celle de la doublure.

Junih : Il dispose  de 4 clips pour être enfilable plus facilement pour un chien compliqué, et il a une poignée ! Par contre, il n’existe que 3 tailles et la gamme de couleur est également assez limitée.

Balance Harness Buckle-Neck de chez Blue-9 Pet Products : Le point fort de ce harnais est le réglage possible de toutes les sangles! Un guide de réglage du harnais est disponible pour qu’il soit confortable et qu’il permette une liberté de mouvements totale. Il dispose de 3 clips ce qui est agréable pour un chien qui n’aime pas passer sa tête dans le harnais. Selon moi, le nombre de réglage possible doit diminuer la résistance. La largeur des sangles me fait craindre des irritations, surtout si c’est l’anneau du devant qui est utilisé.

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Jeï en Ruffwear Front Range rose

Ruffwear Front Range : Un des harnais de balade les plus recommandé du moment ! Il est confortable, facile à trouver, résistant, avec une poignée….  Il faut l’enfiler par la tête ce qui rebute de nombreux chiens. Le manque de réglage au niveau ventral le rend inadapté pour certains chiens ayant par exemple un petit buste. L’attache est située entre les omoplates, ce qui peut être inconfortable pour certains chiens.

True Love Country : Il est équivalent au niveau forme et fonctionnalités au Ruffwear Front Range. Par contre il est moins rembourré, et moins cher.

True Love Forest :  Il a une  longue ligne de dos qui permet une attache sur le dos et pas entre les omoplates. Il a également une ouverture au niveau de l’encolure, ainsi qu’une poignée! Les chiens arrivent plus facilement à en sortir que pour les autres modèles de harnais en H.

True Love Moutain : Il a de fines sangles sur le dessus et bénéficie d’une poignée ! Il convient bien aux chiens ayant un buste fin. Par contre pas de réglage possible au niveau du ventre et pas d’ouverture au niveau de l’encolure.

Comfort Walk Pro de Dog Copenhagen : Il est équivalent au niveau des fonctionnalités au Ruffwear Front Range, mais sa partie ventrale est plus fine, ce qui correspondra mieux aux chiens ayant un poitrail étroit.

Comfort Walk Air de Dog Copenhagen : Il a des sangles fines mais confortables et solides, une ouverture possible au niveau de l’encolure, et une attache pour une médaille. La sangle ventrale n’est malheureusement pas réglable et il n’a pas de poignée.

Harnais Style I-Dog : Il est facilement trouvable en animalerie et dispose d’une poignée. Je regrette la largeur et la rigidité des sangles, ainsi que l’attache entre les omoplates, ce qui en fait un harnais peu confortable et qui tourne facilement.

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  • Harnais trois points :

Je recommande ce type de harnais pour un chien qui sort de tous les colliers ou harnais, mais doublé par un collier (plat ou semi-étrangleur) ajusté !En effet, certains chiens arrivent à en sortir donc il vaut mieux prévoir plusieurs sécurités. Je le recommande également pour les chiens craintifs, car il enveloppe le corps du chien ce qui contribue à le rassurer (comme le fonctionnement du Thundershirt). Ces harnais s’adaptent à différentes morphologies grâce aux nombreux réglages possibles.

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Hestia en harnais Ruffwear webmaster

Ruffwear Webmaster :  La poignée est idéalement située pour pouvoir supporter son chien de façon équilibrée et sans le blesser. Par contre il peut s’avérer compliqué à enfiler car le chien doit passer sa tête dedans et ensuite soulever une patte avant. Ces gestes ne sont pas évidents avec un chien très craintif, ou un chien alité.

J’ai utilisé ce harnais plus d’un an quotidiennement avant de voir des signés d’usure dus aux frottements contre le milieu extérieur. Il résiste bien et m’a permis d’aider Isaac à se mouvoir lorsqu’il était en fin de vie.

Ruffwear Flagline : La poignée ainsi que la forme du harnais permet d’aider son chien facilement et de manière confortable pour le chien. Il est léger et adapté à la plupart des morphologies. Il est facile à mettre et à enlever comparé aux autres harnais trois-points, car il y a juste la tête à passer. La sangle ventrale n’est pas réglable. C’est le seul harnais trois points à avoir une boucle anti-traction à l’avant.

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Oria en Wolters Harnais Professional No Escape

Wolters Harnais Professional No Escape : harnais en sangles nylons avec plusieurs attaches plastiques, il me semble moins résistant et moins confortable pour le chien. Mais il est également plus accessible en terme de prix 😉

  • Julius K9

Le Julius K9 est LE harnais que l’on voit partout, qui donne une impression de solidité, de sécurité, pratique à enfiler, idéal pour tenir le chien grâce à sa poignée et personnalisable grâce aux patchs.  Malheureusement la plupart des chiens arrivent à en sortir facilement, pour éviter cela la marque propose un accessoire supplémentaire une « ceinture de renfort » qui relie le plastron et la sangle ventrale en passant entre les pattes avant. Mais cet accessoire rend le harnais moins rapide à enfiler.

Il était à l’origine conçu pour les chiens de travail, donc son objectif n’était pas forcément de laisser une liberté de mouvement parfaite pour les balades. Il est actuellement l’objet de nombreuses critiques l’accusant de limiter les mouvements des épaules, et donc d’abîmer les articulations. Certains ostéopathes canins le déconseillent car ils observent chez les chiens qui tractent/tirent avec, « de l’arthrose prématurée sur certaines vertèbres thoracique » ( Animanuel-thérapie : Bien-Être Animalier).

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Leo en Julius K9
  • Animalin

Le harnais Animalin a été conçu par Catherine Collignon en tant que harnais anti traction. Lorsque le chien est attaché par la boucle de devant et qu’il exerce une traction, la sangle à l’avant se resserre par un effet martingale, et le chien est détourné. Cet effet martingale exerce une action sur les antérieurs, et agit sur les articulations qu’il peut abîmer. De plus, en entraînant le harnais vers l’avant, les sangles derrière les coudes s’avèrent irritantes pour le chien. C’est en partie pour tout  cela que je le conseille uniquement sur du chien adulte, le temps de l’apprentissage de la marche en laisse.

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Naya en harnais Animalin

De plus, lorsque la laisse est attachée à l’arrière du harnais, la sangle avant limite le mouvement des épaules de la même manière que le Julius K9, car ils sont tous deux des harnais de type norvégien. Quel que soit le lieu d’attache, ayant la même forme que le Julius K9, il est facile pour les chiens d’en sortir.

  • Easy-walk

Le harnais easy-walk est uniquement un harnais anti-traction qui fonctionne par effet martingale comme le harnais Animalin. Il dispose uniquement d’une attache devant, et a un prix plus abordable.

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Moon en harnais Easy-walk

Quel matériel utilisez avec votre animal ? Pourquoi ?

Le consentement canin et sa nécessité pour une relation équilibrée!

Depuis 2015, le chien est considéré dans le Code Civil comme un «  être vivant doué de sensibilité ». Ceci a amorcé une évolution dans le domaine canin, évolution qui est toujours en cours. Beaucoup d’humains considèrent encore qu’un chien doit tout accepter, c’est pourquoi je souhaite parler du consentement canin !

 

 

L’intérêt du consentement

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Maya ravie d’avoir de l’attention !

Tout imposer à un chien l’empêche de prendre confiance en lui et en nous. Certains chiens vont devenir passifs et s’en accommoder, mais d’autres vont finir par saturer et développer des problèmes comportementaux.

Il est possible de demander à son chien s’il est d’accord pour un câlin, pour un jeu, pour travailler, etc. Cela semble naturel pour moi, mais je vois régulièrement des humains obliger leur chien à subir un moment de tendresse, alors qu’il ne rêve que d’aller sentir une odeur ou jouer avec un congénère. Pourtant on m’affirme souvent dans ces cas-là : « mais il adore les câlins ! ». Je ne nie pas que ce chien apprécie sûrement les câlins au sein du foyer, lorsqu’il est au calme dans un environnement connu et pauvre en stimulation. L’envie d’un chien varie en fonction de différents paramètres, c’est pour cela que la récompense est variable !

Pour voir si un chien est consentant, il est utile de tenir compte des signaux d’apaisement qu’il transmet et du contexte ! Les signaux d’apaisement décrits par Turid Rugaas permettent de décrypter l’état émotionnel du chien, et sont la base de la prévention de la morsure. Un chien va communiquer son mal-être avant de monter dans l’échelle de l’agression et de grogner, et si son grognement n’a pas eu d’effet, il va être tenté de mordre.

 

Sur ce triptyque on voit bien l’attitude d’Olwë évoluer car il commence à perdre patience pour la photo!

Mise en place du consentement

Lorsqu’on se met à respecter les signaux de mal-être envoyé par le chien, c’est-à-dire lorsque l’on arrête immédiatement notre action lorsqu’un chien est mal à l’aise, le chien va vite comprendre qu’il est écouté et être de plus en plus expressif. Chaque chien va s’exprimer d’une façon différente, il n’existe pas de « manuel du chien qui s’exprime ». Chaque humain de chien va devoir apprendre à lire et à comprendre son binôme ! Plus le chien sera écouté, plus l’humain comprendra son chien et meilleure sera la relation dans le binôme !

 

    • Le test de consentement

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      Nathorod qui en redemande ^^

Le test de consentement permet d’être certain que le chien apprécie l’action et souhaite continuer.

Par exemple, si l’on souhaite savoir si le chien apprécie notre caresse : On va le caresser pendant 3secondes, puis retirer notre main de quelques centimètres. Si le chien part, cela signifie qu’il préfère faire autre chose. S’il se colle à notre main, il souhaite d’autres caresses. On va donc le caresser quelques secondes, et retirer à nouveau notre main de quelques centimètres. Etc.

Avec cette méthode, le chien va pouvoir interrompre s’il le souhaite le moment de tendresse, ou bien nous indiquer qu’il souhaite être caresser à un autre endroit en plaçant cet endroit sous notre main !

 

    • Le medical training

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      Seth en medical training !

Le médical training est le fait d’entraîner un animal à être acteur de ses soins. On va par exemple apprendre à un chien à prendre différentes positions destinées à faciliter les soins, à tolérer (et à mettre de lui-même) une collerette ou une muselière, et surtout à indiquer son consentement !

Un chien qui sait qu’il peut arrêter un soin désagréable et qui a confiance en l’humain va beaucoup mieux le vivre qu’un chien auquel on impose un soin (ce qui peut s’avérer nécessaire dans certaines situations). Il existe de nombreuses méthodes permettant à un chien d’indiquer qu’il est à l’aise avec un soin ou qu’il souhaite l’arrêter, par exemple le Bucket Game.

 

 

Une relation de confiance

Le partage d’expériences positives pour le chien va lui permettre d’augmenter sa confiance en l’humain ! Le consentement lors de la mise du collier ou du harnais, lorsque l’on souhaite quelque chose en promenade, lors du brossage, etc. Tous ces moments partagés de la vie quotidienne sont renforçateurs du lien 😉 On peut aussi renforcer ce lien en « travaillant » avec le chien. Dans un premier temps, il faut être ouvert à l’idée que le chien puisse ne pas avoir envie, il est nécessaire de le laisser s’exprimer à ce sujet. Ensuite il faut essayer de différencier un chien consentant et étant motivé, a un chien « en manque » de sa dose d’excitation.

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Yopp au travail !

 

De nombreuses personnes peuvent parler des moments de solitude que mes chiens m’ont offert. Stark m’en offre très régulièrement (pour me rappeler tout ce qu’il me reste à apprendre et à progresser). Il n’aime pas particulièrement les caresses, et est très clair lorsque l’on essaie de lui en imposer. Mais il m’autorise parfois à venir lui en faire lorsqu’il est couché, il alors va me regarder en remuant le bout de la queue.

Hestia quand à elle adore mes câlins, mais a beaucoup de mal à se laisser manipuler ou à être motivée pour travailler. Elle a donc une vie moins stimulante, et on fait régulièrement de très courtes séances de medical training où elle progresse à son rythme !

 

Et vous, comment votre chien exprime –t-il son consentement ?

 

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Olwë et son humaine ❤

Races craintives ?

On entend souvent dire que certaines races de chiens sont craintives. Par exemple le Berger Blanc Suisse, le Border Collie, le Chien-Loup de Saarloos ou le Chien-loup Tchécoslovaque sont souvent qualifiés ainsi. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Le rôle de l’éleveur

Chaque race a été créée dans un but précis ! Cette « fonctionnalité » d’origine doit être prise en compte pour comprendre le caractère « type » de la race. Mais il faut également comprendre que chaque chien est unique 😉

 

  • Lignées craintives

Des parents craintifs risquent de transmettre génétiquement ce trait de caractère. De plus, les chiots apprennent par imitation. Le comportement et le caractère de la mère devrait donc être irréprochable en présence des chiots. Ensuite les autres congénères en présence participeront également aux apprentissages.

L’effet de mode que vivent certaines races incite des éleveurs à produire sans forcément se soucier des mariages. Idéalement le mâle et la femelle doivent être équilibrés, et les qualités physiques et mentales de l’un doivent améliorer les défauts de l’autre.

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  • La réserve indiquée dans le standard d’une race

Certaines races doivent être réservées selon leur standard. Cette réserve est souvent confondue avec de la crainte.

Un chien réservé ne vient pas au contact de la nouveauté mais ne doit pas éprouver de peur en sa présence. Sa réserve ne l’empêche pas d’être curieux et d’analyser la situation.

L’humain a produit à force de sélections des races avec des individus sensibles, mais cette sensibilité exacerbée doit être canalisée et les chiens doivent être socialisés pour qu’ils puissent être équilibrés.

 

La socialisation

66508705_10220466937882522_5718100028015247360_o.jpgLa socialisation permet d’avoir un chien apte à partager la vie humaine et à s’y adapter. Cette socialisation s’effectue les premiers mois de la vie du chien. L’élevage joue donc un rôle essentiel dans cette étape !  Il est important que les chiots soient stimulés de façon auditive, visuelle et tactile. Ces stimulations devront être introduites progressivement, de manière respectueuse des émotions des chiots et être variées. Attention à l’événement désagréable qui pourrait conduire à une sensibilisation.

66410161_1612585708871294_4885463193972899840_n.jpgUn éleveur consciencieux va donc sélectionner les parents de manière à produire des chiots équilibrés, leur proposer des expériences agréables, mais néanmoins diverses et variés. Ainsi le chien sera apte à vivre dans la société humaine et à s’adapter aux nouveautés 😉

 

 

Le rôle du propriétaire

66447276_356539338343945_3286814875354923008_n.jpgLorsque le chien arrive chez son humain, celui-ci doit, après un temps d’adaptation du chien dans sa nouvelle famille, continuer la socialisation. En effet, même si l’éleveur a fait un super travail, il est judicieux de continuer à proposer au chien de nouvelles stimulations pour continuer à entretenir le travail fait précédemment et garder intactes ses capacités d’apprentissage et d’adaptation !

Il convient évidemment de ne pas surestimer les capacités du chien pour éviter de le mettre en échec et lui faire perdre confiance en lui et en son humain.

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Si le chien est adulte et présente des craintes, n’hésitez pas à voir un professionnel pour vous faire accompagner dans la rééducation.

Pistes de travail :

  • 1532344706113Tenir compte des signaux d’apaisement du chien
  • Renforcer le lien humain/chien
  • Encourager le chien et le soutenir
  • Anticiper pour gérer au maximum l’environnement
  • Travailler en respectant la zone de confort du chien et lui permettre de gérer ses déplacements
  • Faire des associations positives
  • Utiliser des congénères à l’aise
  • Travailler régulièrement et par petites sessions
  • Aider la gestion des émotions à l’aide d’un complexe aux Fleurs de Bach personnalisé et/ou avec de la kinésiologie et/ou avec de la lithothérapie.

 

 

Vous aurez compris que justifier la crainte d’un chien par sa race n’est pas une solution !

 

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