Difficultés d’éducation d’un chiot (chien-loup)

  • L’éducation d’un chiot pour une adolescence « tranquille »

Un chiot de n’importe quelle race est en général adorable et quasiment parfait jusqu’à ses 7/8 mois. Il va mordiller, apprendre la propreté, faire ses dents sur certains objets, etc ; mais ces problèmes sont considérés comme normaux. Les propriétaires ne tiennent alors pas compte des mises en garde et considèrent que leur chien restera aussi parfait en grandissant.

Les erreurs d’éducation vont apparaître à l’adolescence avec l’apparition du caractère et des hormones. Les mordillements de jeu qu’on a laissé passer sans les canaliser deviennent plus intenses, plus fréquents et blessent. Les destructions mal gérées deviennent une habitude pour décharger les tensions ou tuer l’ennui, et les dégâts sont plus importants. Le chien mal canalisé devient réactif en laisse et compliqué à sortir.

Malgré une idée reçue, la socialisation ne fait pas tout. Il faut surtout pouvoir capter l’attention du chien et la garder malgré les stimulations. La peur des étrangers peut virer en agressivité si elle est mal gérée. Par exemple, si le chien est forcé au contact ou si le maître bloque les mouvements de peur de son chien pour éviter les écarts brusques, ce qui tétanise le chien et fige les peurs.

Régulièrement, les chiens font de l’hyper-attachement et de l’anxiété de séparation. Les gens veulent une relation fusionnelle avec leur chiot mais à l’adolescence le chien n’accepte plus les séparations. Il les vit très mal car il a besoin de se sentir intégré dans un groupe. En tant qu’adolescent son statut social n’est plus le même qu’en tant que chiot, l’exclusion du groupe est lourde de conséquences dans son esprit.

Les chiots qui ne côtoient pas régulièrement d’adultes bien codés et équilibrés, vont avoir des difficultés à gérer leur excitation et vont manquer d’autocontrôles. Entre chiots, ils vont s’exciter mutuellement, mais ne vont pas apprendre à s’arrêter avant d’aller trop loin. Même s’ils sont isolés des autres chiots lorsqu’ils sont trop bruts, l’action humaine est moins efficace et amène surtout de la frustration.

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Une cause principale d’échec est l’incapacité des propriétaires à faire le deuil de la relation avec leur chiot, quand celui-ci devient ado. Ils n’acceptent pas de perdre cette relation magique où tout était facile, et ne parviennent pas à construire une autre relation plus contraignante et qui nécessite des sacrifices. Inconsciemment, ils n’acceptent pas de perdre leurs « acquis », voudraient que le chien reste facile comme un chiot. Ça conduit parfois les gens au déni, ça brouille leur capacité à observer et à comprendre le comportement évoluant de leur chien. Ça les empêche de remettre en question leurs certitudes erronées, et d’identifier les problèmes, d’en prendre la mesure. Plutôt que de reconnaître et accepter qu’ils se sont faits des illusions, qu’ils ont fait des erreurs et de les corriger, ils vont trouver des justifications contestables et s’éloigner de la compréhension de leur chien. Ils vont manquer d’objectivité et passeront à côté des vrais problèmes et de leurs solutions. Ils vont gérer les conséquences plutôt que de résoudre les causes, ce qui est généralement de plus en plus inconfortable pour le chien et son propriétaire. C’est un cercle vicieux dans lequel tombent beaucoup de propriétaires de chiens de toute race, les propriétaires sous-estiment la gravité de certains comportements « inadaptés », et réagissent trop tardivement.

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  • Les particularités des chien-loups :

Chez le chien-loup, ces conséquences sont souvent plus pénibles, et les propriétaires vont souvent mettre encore plus de temps à réagir parce qu’ils seront bridés par leur fascination pour cette race, et surtout par le regard des autres. Les propriétaires vont supporter plus de désagréments avant de réagir parce que la fascination que suscite leur chien chez les autres va les griser, et les poussera à accepter toujours plus d’inconfort en échange. Jusqu’au jour où il y aura saturation.

Les particularités des chiens-loups sont essentiellement dues à leur aspect lupoïde et à l’effet que cela produit sur les personnes. Certains propriétaires aiment voir des comportements de « loup » chez leur chien, et vont donc renforcer des mauvais comportements sans s’en rendre compte, et sans vraiment comprendre ces comportements. Les chien-loups n’ont pas de comportements de loup, ils sont seulement un peu plus influencés par leurs instincts, ils n’ont pas besoin d’avoir un maître qui soit un « mâle alpha » !

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Il y a aussi le mythe qu’un chien-loup est craintif (comme un loup) ! Selon certains propriétaires, un chien-loup n’est pas adapté à une vie domestique au sein de la famille comme tout chien de compagnie ! Ainsi ces propriétaires, n’assument pas leurs échecs concernant la socialisation de leurs chien-loups. Selon eux, s’ils n’arrivent pas à socialiser leur chien c’est parce que c’est dans la race, il n’y a rien à faire. Donc pas de remise en question, pas d’évolution possible.  Attention, la réserve est à différencier de la crainte !

Ces erreurs du maître ne concernent pas que les chiens-loups, mais comme les chiens-loups ont du loup, elles sont exacerbées sur ces races. Pour certains propriétaires, c’est très valorisant d’avoir un chien-loup alpha/dominant. Ils se construisent tout un mythe autour de leur animal, mythe qu’ils ont beaucoup de mal à remettre en cause, et le regard des autres a parfois une très grande influence sur ces difficultés de remise en question. L’humain aime les mythes, les histoires extraordinaires qui fascinent quand on les raconte. Quand on a un chien-loup on rencontre souvent des gens qui projettent des mythes sur nos chiens : « c’est un mâle alpha ? », « il faut le dominer, lui montrer que c’est vous le chef », « il fait le loup à la pleine lune ? », etc. Le public veut une histoire extraordinaire à raconter, même si on casse ces mythes, les personnes vont quand même insister sur leur version, et ignorer nos propos. Ça peut pousser certains propriétaires de chiens-loups à donner satisfaction au public, ce qui peut être très gratifiant comme expérience. Pour les propriétaires adeptes de la théorie du mâle alpha ces rencontres avec un public avide de spectaculaire les confortent dans leur vision et agissent comme un auto-renforcement.

Article coécrit avec Elsa Resurgo.

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Livre : Faites du sport avec votre chien

Le livre Faites du sport avec votre chien, écrit par Francis Machecourt m’a été offert à Noël après de longs mois à l’attendre. Plusieurs pratiquants réguliers de sports canins de traction me l’avaient en effet recommandé et j’avais hâte de le dévorer.

Malgré sa petite taille, et sa lecture rapide, ce livre englobe l’intégralité des sujets reliés aux sports canins de traction. Par exemple, lorsque l’on se lance dans des activités aux côtés de nos chiens, rares sont les personnes à se renseigner sur l’origine de l’espèce canine et la sélection pour la création de « races ». Ce livre explique la spécialisation de chaque race utilisée dans ces sports. Bien entendu la plupart des chiens peuvent pratiquer une activité avec leur maître, mais certaines races ou croisements sont plus souvent utilisés 😉

Francis Machecourt aborde ensuite les différentes organisations impliquées dans ces sports, ainsi que les sports en question ! On comprend les particularités de chaque sport, avec ses avantages et ses inconvénients. On entend beaucoup de « on-dits » sur la comparaison cani-vtt et trottinette, ici l’analyse est réfléchie et expliquée avec le recul d’un professionnel du sport.

La physiologie humaine et canine est abordée, ainsi que l’éducation d’un chien aux sports de traîne. Ceci afin de pouvoir évoluer en limitant les erreurs et en respectant le corps et le mental du binôme. Les méthodes d’éducation canine expliquées dans ce livre s’appuient sur les dernières études scientifiques, elles sont donc respectueuses du chien, que ça soit ses émotions, son ressenti, sa vitesse d’apprentissage, sa maturité, ses capacités, etc.

Dans son chapitre sur la pratique sportive, il aborde la nécessité des exercices physiques qui vont permettre de limiter les blessures, et explique comment les mettre en œuvre. Ce sont en effet des sports dangereux s’ils ne sont pas pratiqués en tenant compte de l’ensemble des paramètres. Ce livre met vraiment l’accent sur la sécurité et les problèmes que l’ont peut rencontrer ! Contrairement à d’autres livres de pratiquants de ces sports qui mettent uniquement en avant les aventures, et les exploits sportifs.

Pour finir le livre aborde le matériel nécessaire à la pratique des sports de traîne pour une sécurité et un confort adéquats. Il explique notamment les différents types de harnais utilisés, ne cite pas de marque, mais explique les caractéristiques des différents modèles trouvables sur le marché, quels matériaux sont conseillés selon l’utilisation prévue, etc.

J’aurai souhaité que les sujets abordés soient plus approfondis, mais le livre n’aurait certainement pas eu la même taille ni la même facilité de lecture.

Le prix peut en refroidir certains, mais il faut tenir compte du fait que ce n’est pas un bestseller de l’été vendu en million d’exemplaires, mais un ouvrage nécessitant un long travail de recherche, ainsi que de l’expérience, et vendu en peu d’exemplaires….

Je recommande ce livre aux débutants mais aussi aux pratiquants confirmés des sports de traction. Le livre est vraiment agréable et enrichissant quelque soit le niveau du lecteur. Rien à redire sur le contenu, j’avais des appréhensions sur les méthodes d’éducation, mais finalement j’approuve !

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Livre: What the dog knows

Le titre original du livre est : What the dog knows : Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World écrit par Cat Warren. Ce qui peut se traduire par “Ce que le chien sait : Olfaction, Science, et l’Extraordinaire Capacité des Chiens à percevoir le Monde. Le titre espagnol Perros detectores de cadáveres. Trabajo y adiestramiento, se traduisant par « Chiens de détection de cadavres. Travail et Formation » résume parfaitement le contenu du livre !

Pour la petite histoire, il ne faisait pas partie de ma « liste à lire », je suis tombée dessus par hasard dans un hall d’embarquement d’aéroport. Pour une fois qu’un livre sur les chiens était « New York Times Bestseller », je ne pouvais pas ne pas le lire, et je n’ai pas été déçue !

  • Comment l’auteure en est venue à cette discipline méconnue

Cat Warren est professeure en science du journalisme, ce qui donne un livre facile à lire grâce à sa superbe plume. L’histoire commence avec l’adoption de Solo, adorable berger allemand qui est fortement réactif à ses congénères. Malgré un travail important à l’aide d’éducateurs canins, rien n’y fait. C’est ainsi que Cat Warren découvre l’univers des chiens de travail. On lui propose d’essayer la recherche de cadavres avec son chien. Au début, ce n’est qu’une activité à partager avec Solo, mais progressivement cela va devenir pour elle une passion.

  • Chiens de cadavre

Ce n’est pas une discipline très populaire, mais l’auteure réussit à nous donner envie de la pratiquer par sa passion. Pour le chien, ce n’est pas une activité morbide, mais un travail amusant et stimulant intellectuellement.

Le livre explique les bases du travail de détection. Cat Warren explique comment apprendre à un chien la discrimination d’odeurs, à remonter les effluves d’une odeur dissimulée, à lire son chien (car chaque chien va s’exprimer d’une façon différente), à anticiper pour ne pas mettre son chien en échec selon l’environnement, etc. Elle explique aussi quel est le matériel utilisé et cela change selon les formateurs. Certains utilisent des morceaux d’animaux en début de formation, alors que d’autres utilisent dès le début des odeurs exclusivement humaines. Il semblerait que l’odeur soit différente après la mort selon  l’espèce… Les limites de l’utilisation du flair canin sont mentionnées, en indiquant pourquoi certains entraineurs sont dans l’impossibilité d’obtenir les résultats qu’ils se vantent d’avoir.

Les descriptifs d’entrainements, et les pistes effectuées pour la police pour retrouver des personnes disparues permettent de mieux saisir le travail et facilitent la lecture. Il y a aussi qu’énormément d’anecdotes et d’explications sur certains mythes. Par exemple, pourquoi beaucoup utilisent l’ordre « cherche le poisson » ou « cherche l’écureuil » ? 😉 Ce livre en plus de parler des chiens de cadavres utilisés par la police américaine, bénévoles ou non, parle également de certaines missions « spéciales » pour l’armée ou d’autres organismes officiels. On peut voir que cette discipline est très variée et complexe, plus que ce que l’on aurait cru de prime abord.

  • Chiens de travail

Le livre tout en restant centré sur les chiens de cadavres parle également des chiens de travail en général, et peut donner des pistes à certains pratiquants d’autres disciplines.

Cat Warren cite des études montrant pourquoi en général les chiens de travail sont plus épanouis et vivent plus longtemps que les chiens de famille, ceci malgré leur exposition élevé aux produits chimiques et dangereux.

Lors de la mise de Solo à la retraite, Cat Warren a du choisir un nouveau chien. On peut ainsi suivre son raisonnement pour choisir LE chien de travail, ceci en s’appuyant sur différentes études. Il semble falloir tenir compte de la lignée, du sexe, et de la préférence droite/gauche du chien. Les critères dépendront évidemment de ce que l’on recherche et du travail qui sera demandé au chien.

Elle explique également les critères de motivation d’un chien, ce qui rend certains chiens plus faciles à travailler selon leurs préférences. De plus, ce livre m’a permis de comprendre pourquoi il vaut mieux un chien joueur qu’un chien gourmand pour certaines disciplines telles que la recherche de victimes.

 

Le livre parle également de l’utilisation des nez artificiels qui sont pour certains de futurs concurrents sérieux pour les chiens de travail d’olfaction. Mais il semblerait que pour le moment les chiens soient indétrônables pour certaines missions qui nécessitent une intelligence, une prise de décision et une expérience qu’il est difficile de reproduire artificiellement.

 

Malgré mes connaissances dans le monde canin, c’est un univers tellement riche qu’on ne finit jamais d’apprendre et de se remettre en question ! Chaque discipline, chaque chien, chaque propriétaire nous apporte 🙂

Ce livre m’a donné un nouveau point de vue et matière à réfléchir. Il m’a amené à m’interroger sur ma façon d’éduquer mes chiens, mes points faibles et mes possibilités d’évolution dans le monde canin. Il m’a également permis de prendre conscience que lors de l’arrivée de Stark à la maison, je le comparais trop à Isaac et j’avais du mal à m’attacher et à avancer avec lui, une sorte de « second-dog syndrome » d’après l’auteure.  Mon seul regret concernant ce livre est qu’il ne soit pas encore traduit en français, pour qu’un plus grand nombre de personnes en profite !

Harnais ou collier: lequel choisir?

IMG_20181005_111750On entend actuellement des informations contradictoires entre ceux qui ont toujours éduqués leurs chiens avec un collier, et qui considèrent qu’un harnais c’est uniquement pour tracter, et ceux qui pensent qu’un collier est un objet de torture et qui ne jurent que par les harnais ! Il y a des inconvénients et des avantages à chaque outil, et ce qui conviendra à votre chien et à vous ne correspondra peut-être pas pour d’autres. Dans cet article, je vais essayer de rester neutre et de vous permettre d’effectuer votre choix au mieux.

 

Colliers

Les colliers sont moins chers et offrent une plus grande liberté de mouvement lorsque le chien est détaché ou en marche au pied. Attention cependant, le cou des chiens étant assez similaire au notre, je vous laisse imaginer les douleurs et les dégâts lorsqu’un chien effectue toutes ses balades en tractant avec un collier, ou lorsqu’il se prend des à-coups régulièrement ! Je ne m’attarderai pas sur les colliers étrangleurs et sur les torcatus (ceux à pointes), leurs dommages ne sont plus à démontrer.img_20180816_150818.jpg

Un collier est obligatoire dans la majorité des clubs canins car beaucoup de disciplines se pratiquent avec ce seul outil. Il permet de maîtriser plus facilement son chien car il agit directement sur la direction de la tête, et la sensibilité du cou ne permet « normalement » pas à un chien de tracter aussi fort qu’avec un harnais.

 

  • Collier plat

Le collier plat est le collier basique qu’on voit la plupart du temps. La largeur du collier permet un certain confort: plus le collier est large, plus il est confortable pour le chien. Néanmoins le collier doit rester d’une largeur raisonnable permettant au chien de bouger sa tête.

Il existe en différents matériaux : cuir, nylon, tissu, biothane, etc. On en trouve à tous les prix selon la qualité des composants et la résistance du collier. Il dispose en général d’un mécanisme de réglage et d’une fermeture, ces composants sont souvent les composants fragiles du collier qui seront susceptibles de céder en cas de contrainte.45643529_1354032658064270_2077068196052992000_n.jpg

Par contre, un collier plat reste à la même dimension une fois mis au cou du chien. Ce qui signifie que s’il est réglé trop large, le chien peut en sortir, surtout si son cou est large par rapport à sa tête. S’il est réglé trop serré, il gène le chien en permanence. Si ce collier est laissé en permanence sur le chien, il peut écraser les poils.

  • Collier semi-étrangleur ou martingale

Il existe en métal, en nylon, en corde et en tissus. Ma préférence va à ceux en nylon et en tissus car ils ont une certaine largeur qui est plus confortable pour le chien.  L’avantage de celui en métal, c’est sa solidité lors de jeux entre chiens qui s’attrapent au niveau du cou. Attention par contre aux allergies, que certains chiens peuvent développer à cause des substances qu’il libère.

Ce collier permet en position « lâche » de ne pas serrer le cou et de garder de beaux poils. En position « serrée », lorsque l’on tend la laisse par exemple, il est ajusté au cou, mais il ne doit surtout pas étrangler,  et permet de maintenir le chien correctement. Je le conseille pour des chiens qui tirent au renard (vers l’arrière) lors de crises de panique, en complément d’un harnais trois points dont je vous parlerai ci-dessous.

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J’utilise les colliers rembourrés Manmat pour leur absence de réglage ce qui les rend plus solides, et leur confort.

 

Harnais

Les harnais étaient à l’origine conçus pour des activités spécifiques : traction, sauvetage en mer, portage, randonnée avec sacs de bât,  etc. Récemment avec l’arrivée de méthodes d’éducation canines plus respectueuses et à l’écoute du chien, l’utilisation de harnais s’est popularisée, mais avec énormément de harnais inadaptés à la pratique. Je vais présenter ci-dessous les harnais les plus communs, mais à vous d’observer si le harnais que votre chien porte est adapté !

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  • Harnais en H

Mon chouchou, le harnais de base qui s’est perfectionné avec l’attrait pour les harnais. Il permet une bonne liberté de mouvement à la plupart des chiens, il dégage bien les articulations, et selon les modèles il dispose de nombreux points de réglage. Tous les harnais dont je vais parler disposent de deux attaches : celle sur le dessus et celle devant pour éviter la traction. Celle sur le devant, devra être utilisée uniquement le temps de l’apprentissage de la marche en laisse pour limiter les problèmes articulaires futurs.

Je vais citer quelques modèles que je recommande :

Perfect fit : Chacun de mes chiens en a un ! Il se compose de trois pièces que l’on peut commander séparément pour s’ajuster au plus près de la morphologie de votre chien et il a un rembourrage polaire confortable pour le chien. Si l’on prend des sangles larges, il est très résistant. Ses nombreux clips permettent de le faire accepter plus facilement à un chien qui n’aime pas être manipulé, ou que l’on passe un harnais autour de sa tête. Il encaisse très bien les charges d’Akita Inu ou de chien-loup 😉 Ses défauts sont le manque de poignée, le polaire qui peut vite devenir inconfortable si sale, et l’attache du dos qui touche la colonne et peut gêner le chien.

Junih : Il dispose  de 4 clips pour être enfilable plus facilement pour un chien compliqué, et il a une poignée ! Par contre, il n’existe que 3 tailles ce qui peut être inadapté pour un chien fin et long, ou un chien trapu et court. La gamme de couleur est également asez limitée.

Balance Harness Buckle-Neck de chez Blue-9 Pet Products : Le point fort de ce harnais est le réglage possible de toutes les sangles! Un guide de réglage du harnais est disponible pour qu’il soit confortable et qu’il permette une liberté de mouvements totale. Il dispose de 3 clips ce qui est suffisant pour un chien qui n’aime pas passer sa tête dans le harnais pour l’enfiler. Selon mes restes de mécanique, le nombre de réglage possible doit diminuer la résistance. La largeur des sangles me fait craindre des irritations, surtout si c’est l’anneau du devant qui est utilisé. Il ne dispose pas de poignée.

Ruffwear Front Range : Un des harnais de balade les plus recommandé du moment ! Il est confortable, facile à trouver, résistant, avec une poignée….  Il faut l’enfiler par la tête ce qui rebute de nombreux chiens. Le manque de réglage au niveau ventral et dorsal le rend inadapté pour certains chiens ayant par exemple un petit buste. L’attache est située entre les omoplates, ce qui peut être inconfortable pour certains chiens.

True Love Country : Il est équivalent au niveau forme et fonctionnalités au Ruffwear Front Range. Par contre il est moins rembourré, et moins cher.

Comfort Walk Pro de Dog Copenhagen : il est équivalent au niveau des fonctionnalités au Ruffwear Front Range, mais sa partie ventrale est plus fine, ce qui correspondra mieux aux chiens ayant un poitrail étroit.

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  • Harnais trois points :

Je recommande ce type de harnais pour un chien qui sort de tous les colliers ou harnais, mais doublé par un collier (plat ou semi-étrangleur) ajusté !En effet, certains chiens arrivent à en sortir donc il vaut mieux prévoir plusieurs sécurités. Je le recommande également pour les chiens craintifs, car il enveloppe le corps du chien ce qui contribue à le rassurer ( comme le fonctionnement du Thundershirt). Ces harnais s’adaptent à différentes morphologies grâce aux nombreux réglages possibles.

1528105844961Ruffwear Webmaster :  La poignée est idéalement située pour pouvoir supporter son chien de façon équilibrée et sans le blesser. Par contre il peut s’avérer compliqué à enfiler car le chien doit passer sa tête dedans et ensuite soulever une patte. Ces gestes ne sont pas évidents avec un chien très craintif, ou un chien alité.

J’utilise ce harnais depuis plus d’un an quasiment tous les jours, il commence à montrer des signes d’usure dues aux frottements contre le milieu extérieur, mais il résiste bien et m’a permis d’aider Isaac à se mouvoir lorsqu’il était en fin de vie.

oria-2.jpgWolters Harnais Professional No Escape : harnais en sangles nylons avec plusieurs attaches plastiques, il me semble moins résistant et moins confortable pour le chien. Mais il est également plus accessible en terme de prix 😉

 

  • Julius K9

39012667_285414172259732_7117446784468647936_nLe Julius K9 est LE harnais que l’on voit partout, qui donne une impression de solidité, de sécurité, pratique à enfiler, idéal pour tenir le chien grâce à sa poignée et personnalisable grâce aux patchs.  Malheureusement la plupart des chiens arrivent à en sortir facilement, pour éviter cela la marque propose un accessoire supplémentaire une « ceinture de renfort » qui relie le plastron et la sangle ventrale en passant entre les pattes avant. Mais cet accessoire rend le harnais moins rapide à enfiler.

Il était à l’origine conçu pour les chiens de travail, donc son objectif n’était pas forcément de laisser une liberté de mouvement parfaite pour les balades. Il est actuellement l’objet de nombreuses critiques l’accusant de limiter les mouvements des épaules, et donc d’abîmer les articulations. Certains ostéopathes canins le déconseillent car ils observent chez les chiens qui tractent/tirent avec, « de l’arthrose prématurée sur certaines vertèbres thoracique » ( Animanuel-thérapie : Bien-Être Animalier).39121301_10217658591755999_8127846379247632384_n.jpg

 

  • Animalin

Le harnais Animalin a été conçu par Catherine Collignon en tant que harnais anti traction. Lorsque le chien est attaché par la boucle de devant et qu’il exerce une traction, la sangle à l’avant se resserre par un effet martingale, et le chien est détourné. Cet effet martingale exerce une action sur les antérieurs, et agit sur les articulations qu’il peut abîmer. De plus, en entraînant le harnais vers l’avant, les sangles derrière les coudes s’avèrent irritantes pour le chien. C’est en partie pour tout  cela que je le conseille uniquement sur du chien adulte, le temps de l’apprentissage de la marche en laisse.naia animalin

De plus, lorsque la laisse est attachée à l’arrière du harnais, la sangle avant limite le mouvement des épaules de la même manière que le Julius K9, car ils sont tous deux des harnais de type norvégien. Quel que soit le lieu d’attache, ayant la même forme que le Julius K9, il est facile pour les chiens d’en sortir.

 

 

  • Easy-walk

Le harnais easy-walk est uniquement un harnais anti-traction qui fonctionne par effet martingale comme le harnais Animalin. Il dispose uniquement d’une attache devant, et a un prix plus abordable.

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Quel matériel utilisez avec votre animal ? Pourquoi ?

Conditions Générales de Vente de Prestation de Service et Mentions légales

 

Le terme « le client » désigne la personne physique ou morale qui souscrit un service auprès de l’entreprise Animappy : bilan comportemental, forfait, séance d’éducation, balade collective, stage ou atelier ou tout autre service proposé. Le terme « l’entreprise » désigne Animappy, le terme « l’éducatrice » concerne Carole Decorsaire.

  1. Désignation : Animappy est une micro-entreprise enregistrée au Répertoire des Métiers sous le numéro 841 504 210 00011 en date du 1er août 2018. Les services proposés par Animappy sont assurés par Mme. Carole DECORSAIRE, demeurant au 37 rue de Belfort 68700 Aspach-le-bas – animappy@laposte.net – 06 60 35 14 86.
  2. Services proposés : Animappy propose des services d’éducation et de rééducation canine ainsi que des balades collectives, des ateliers et des stages à thème assurés par l’éducatrice et/ou des professionnels prestataires.
  3. Modalités de paiement : Les modalités de paiement sont les suivantes :
    1. Sont acceptés les règlements en espèces, par chèque ou par CESU (sous conditions);
    2. Le règlement de la prestation est à assurer lors du premier RDV. En cas de paiement échelonné, le client s’engage à fournir un maximum de trois chèques à l’éducatrice qui en retour s’engage à les encaisser aux dates convenues entre elle et le client (paiement en trois fois maximum sur une période maximale de trois mois). Aucun délai supplémentaire ne sera accordé.
    3. Les séances incluses dans un forfait ne pourront avoir lieu que si elles ont été payées à l’avance, soit lors du bilan comportemental soit en début de première séance.
    4. Le règlement par CESU est possible pour les bilans comportementaux et pour les séances d’éducation canine individuelles s’effectuant à domicile.
  4. Tarifs et réductions :
    1. Toute prise en charge commence par un bilan comportemental d’une durée de deux heures au tarif de 70€.
    2. Cette séance peut ouvrir sur une prise en charge sous forme de séances d’éducation canine. Les séances individuelles sont au tarif horaire de 35€, et les séances collectives sont au tarif horaire de 20€.
    3. Un forfait peut être souscrit :
      1. Pour un chien adulte au tarif de 220€. Ce forfait comprend le bilan comportemental, ainsi que cinq séances individuelles d’éducation.
      2. Pour un chiot de moins de six mois au tarif de 250€. Ce forfait comprend un bilan comportemental et sept séances d’éducation dont deux collectives.
    4. Lors d’une visite de garde à domicile, au tarif de 10€, l’éducatrice s’engage à rester entre quinze et vingt minutes sur place pour effectuer les services demandés.
    5. Les promenades proposées par l’éducatrice sont au prix de 8€ pour une promenade de quinze minutes minimum, 25€ pour une promenade d’une heure, et 40€ pour une promenade de deux heures. Le client s’engage à fournir le matériel du chien tel qu’un harnais ou un collier plat, ainsi qu’une laisse ou une longe. L’éducatrice ne pourra être tenue responsable en cas de défaillance de ce matériel.
    6. Les tarifs des autres services proposés par Animappy sont établis en fonction de leur nature et de leur durée.
    7. Une réduction de 15% est appliquée aux clients dont le chien a été adopté il y a moins de deux mois en refuge ou par le biais d’une association sur présentation d’un justificatif.
  5. Frais de déplacement : des frais à hauteur de 0.50€ du kilomètre sont appliqués au-delà de 15km à partir du domicile de l’éducatrice (via Google Maps).
  6. Annulation et remboursement : toute séance annulée moins de 48 heures à l’avance sans justificatif médical ou vétérinaire est dûe et facturée (hors frais de déplacement). Le remboursement de tout ou partie des sommes dûes ne saurait être exigé de l’éducatrice hormis en cas de décès du client ou de son chien ou de tout autre cas de force majeure sur présentation d’un justificatif.
  7. Déroulement des rendez-vous :
    1. Les séances ont lieu au domicile du client et sur les lieux de sortie habituels du chien s’ils ne nécessitent pas de trajet véhiculé. En accord avec le client, l’éducatrice pourra proposer des rendez-vous à d’autres endroits afin de travailler en des lieux inconnus du chien comportant des niveaux de stimulation connus, contrôlés et adaptés à l’état du client et de son chien.
    2. Pour chaque prise en charge, un suivi est assuré par l’éducatrice sans frais supplémentaires par téléphone, mail ou via la messagerie du réseau social Facebook de 9h à 19h.
    3. Chaque bilan est suivi d’un envoi de compte-rendu détaillé dans un délai maximal d’une semaine ainsi que d’une facture sous format papier. Ce suivi tient compte des congés, jours fériés et des week-ends et nécessite l’investissement du client dans l’application des conseils et recommandations établis à l’issue du bilan comportemental et des séances qui s’en suivent. L’éducatrice se réserve le droit de faire apparaître par écrit qu’une séance supplémentaire s’avère nécessaire pour répondre aux problèmes soulevés par le client lors du suivi ou répondre aux questions posées.
    4. Un bilan seul ne peut en aucun cas constituer une prise en charge complète.
  8. Méthodes utilisées et éthique de travail : Les méthodes utilisées sont choisies en fonction du chien, du client et de leur environnement. L’utilisation et la recommandation d’éléments aversifs sont bannis et le client s’engage à n’en faire aucun usage durant la période de prise en charge, pendant et en-dehors des séances avec l’éducatrice. Ce point concerne entre autres les colliers étrangleurs dits « sanitaires » ou « coulissants », électriques, à pointes, les colliers à spray ou à ultra-sons (liste non exhaustive) ainsi que les techniques employant la force physique, l’intimidation, la peur et toute autre forme de violence. Le client s’engage à équiper son chien d’un collier plat non coulissant ou d’un harnais confortable et d’une laisse ou d’une longe lors des séances ayant lieu en extérieur.
  9. Engagements : la prise en charge offre une garantie de moyens et non de résultats, ceux-ci restant étroitement liés à l’implication du client et au travail réalisé de son côté en-dehors des séances souscrites auprès de l’éducatrice. Le client demeure seul responsable des résultats de la prise en charge et de ses conséquences, que les objectifs de départ aient été atteints ou non. En aucun cas l’éducatrice ne pourra être poursuivie pour non atteinte des résultats attendus. De son côté, celle-ci s’engage à transmettre au client les connaissances dont elle dispose au moment de la prise en charge, à l’oral lors du bilan et des séances ainsi que par écrit à travers un compte-rendu détaillé des conseils et axes de travail prodigués.
  10. Sécurité :
    1. Le client reste responsable de son chien durant le bilan et l’ensemble des séances souscrites ainsi que de tout accident concernant son chien ou provoqué par ce dernier.
    2. En cas de consultation pour comportement agressif envers les humains ou les autres chiens, le client s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité de l’éducatrice, des personnes présentes et des chiens rencontrés. Le port d’une muselière panier type « Baskerville » et/ou d’un harnais/collier et d’une laisse peut être demandé ainsi que l’isolement du chien dans une autre pièce si l’éducatrice l’estime nécessaire. Le non-respect de ces points et la mise en danger de l’éducatrice pourraient donner lieu à un dépôt de plainte ainsi qu’à un signalement en mairie et au commissariat.
    3. Le chien devra être en règle vis-à-vis de la loi sur les chiens mordeurs si une ou plusieurs morsures ont déjà eu lieu. Le client ne saurait tenir l’éducatrice responsable dans le cas contraire.
  11. Santé :
    1. Le chien doit être exempt de maladie contagieuse et son état physique et/ou mental doit lui permettre de supporter une éventuelle modification de son quotidien.
    2. Tout problème de santé connu doit être signalé à l’éducatrice dès la prise de contact. En cas de doute ou de suspicion de maladie, un bilan vétérinaire et/ou un bilan fait par un ostéopathe pourra être demandé. Le client reste seul responsable des conséquences liées au non-respect de ce point.
  1. Acceptation

Le client reconnaît avoir été informé des conditions générales de vente de prestation de services. La prise de rendez-vous implique une acceptation sans réserve de celles-ci.

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Couchages écologiques pour chiens!

Bonjour,

aujourd’hui, on va parler des couchages de nos animaux!

Après de nombreuses années, le panier de mon chien a du être changé. De nombreuses machines ont transformé le tapis en un amas de molletons et le panier n’a plus vraiment de rebords.

 

J’ai donc entrepris de chercher un nouveau couchage pour mon chien! Or je souhaitais un tapis « écologique », donc recyclable à 100% et sans produits chimiques hyper toxiques. De plus, il fallait qu’il soit lavable en machine et déhoussable!

 

  • J’ai découvert le matelas beco bed! Le rembourrage est composé de bouteilles plastiques recyclées, et la housse en coton biologique. Par contre, le prix peut être dissuasif. Je l’ai pris en taille L, pourtant il est un petit pour mes chiens loups, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

 

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Il existe aussi un panier beco bed que je n’ai pas personnellement testé mais qui semble aussi écologique.

 

  • J’ai également trouvé sur zooplus un coussin pour chien certifié Öko-Tex (norme interdisant les produits chimiques dans les tissus). Il est trois fois moins cher et plus grand. Par contre la garniture en billes d’épeautre n’a pas été très appréciée pour son confort. Je l’ai repositionnée en dessous car mes chiens cherchaient à jouer avec et n’osaient pas se coucher dessus.

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Avez-vous trouvé d’autres couchages écologiques? Ou avez-vous choisi de le fabriquer vous-même avec des chutes de tissus?

 

 

Une alimentation saine et zéro déchet pour nos animaux!

Bonjour,

de nombreuses personnes m’ont demandé de parler de l’alimentation de nos animaux. En effet, les croquettes ou les granulés sont généralement emballés et de qualités très variées. Il semblerait que l’on puisse trouver dans certains pays des croquettes en vrac, mais quid de leur composition?

Dans cet article, j’ai préféré ne pas me focaliser sur l’emballage mais plutôt sur la qualité des aliments. De plus selon moi, un emballage en papier recyclé mais dont les composants toxiques migrent dans les aliments est plus néfaste qu’un emballage en plastique. Ceci est une question de point de vue, chacun est libre d’avoir le sien.

En effet, la démarche zéro déchet entraîne souvent une prise de conscience au niveau de l’alimentation industrielle. Nous faisons alors beaucoup plus attention à ce que nous ingérons qu’auparavant. Pourquoi cela doit-il en être autrement concernant nos animaux de compagnie?

J’ai choisi dans cet article de ne  pas vous conseiller directement un type d’alimentation à privilégier, mais plutôt de vous donner quelques pistes de réflexion 🙂

 

  1. Carnivores

Mes interrogations sur l’alimentation animale ont commencé avec le chien et le chat. Les deux sont considérés comme « sensibles » digestivement et doivent selon les vétérinaires être nourris exclusivement avec des croquettes « sensitives » qui coûtent un bras. Avec ce régime alimentaire, leurs problèmes digestifs ont ainsi fortement diminués mais étaient toujours présents.

J’ai lu le livre Toxic croquettes de Jutta Ziegler, qui est une vétérinaire autrichienne. Elle y explique la participation de l’industrie Pet Food dans la formation nutritionnelle des vétérinaires. Ainsi que l’origine des problèmes de santé récents (type obésité, diabète,etc) rencontrés par de nombreux animaux de nos jours.

Il existe des croquettes et pâtées de plus ou moins bonne qualités, mais dans tous les cas, il faudra choisir le « moins pire ». Pour vous aider dans ce choix, le groupe facebook « Croquettes : comment choisir? » est de très bons conseils avec des fichiers d’explications complets. Il vous aidera à analyser la composition des aliments et à trouver celui qui sera le plus adapté à votre animal.

Si vous souhaitez vous investir davantage et passer vos animaux (chiens, chats et furets) au BARF (Biologically Appropriate Raw Food), qui est un régime composé de viandes crues, d’os charnus, de poissons, d’abats, de fruits et de légumes selon l’espèce. Pour en savoir plus, les sites barf-asso et tribu-carnivore.com sont très bien faits et complets. Ce régime étant constitué de produits les plus naturels possibles, il est le plus adapté au zéro déchet. Toutefois il faut prendre en compte l’approvisionnement de la viande qui est souvent livré emballé et sous vide (selon les fournisseurs), et l’électricité consommée par le congélateur vu la quantité que l’on peut être amener à y stocker pour réduire les coûts.

 

      2. Rongeurs

De même, les rongeurs n’ont pas forcément besoin de granulés pour avoir une alimentation complète et équilibrée. Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les besoins propres à l’espèce, et à adapter au mieux selon ce qu’il est possible de se procurer aisément.

Pour un lapin, ces deux liens ci-dessous devraient vous aider à choisir au mieux:

margueritecie.com : granulés 

margueritecie.com : alimentation naturelle

 

 

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Tous mes animaux sont passés au BARF (chat et chiens), et la lapine est partie vivre en parc extérieur avec d’autres congénères! Ils n’ont jamais eu un si beau poil et un tel appétit devant la gamelle!

Et vous, comment nourrissez-vous vos animaux? Comment avez-vous choisi leurs alimentations?

 

Fabrication d’un distributeur à l’aide d’une bouteille

Bonjour,

aujourd’hui je vais partager avec vous une astuce pour avoir un distributeur de croquettes et de friandises rapidement et gratuitement.

De plus, un animal qui se dépense physiquement ET mentalement est un animal heureux et moins enclin aux bêtises!

IMG_1204J’ai utilisé dans cet article des bouteilles d’eau en plastique, mais on peut également utiliser un vieux ballon. Il faut penser à adapter la taille du jouet à celle de l’animal. Ici la bouteille de 500ml sera pour la lapine, et celle de 1.5l sera pour le chat et le chien (même si ma préférence va aux ballons pour les chiens).

img_1225.jpgIl suffit de percer la bouteille  de trous suffisamment larges en différents endroits pour que les friandises puissent en sortir.

Ensuite on remplit avec des croquettes ou des friandises pour le chien et le chat, et avec des granulés pour le lapin. Pour le chat, j’ai utilisé sur la photo des morceaux de poulets déshydratés.

Attention, ne laissez pas vos animaux avec ces « jouets » en votre absence, ils pourraient avaler du plastique ou se faire mal.

Et vous, quelles astuces avez-vous pour occuper votre animal tout en recyclant?

 

Les cages

Bonjour à tous,

l’article d’aujourd’hui parlera des cages. Si on ne trouve pas son bonheur sur le marché de l’occasion, le plastique qui les compose fait qu’elles sont difficilement conciliables avec une optique zéro déchet. Cependant certains modèles sont conçus majoritairement en inox ou en bois. Nous parlerons d’abord des cages de transport dont l’utilisation s’avère nécessaire pour la quasi majorité des animaux (excepté les « grands » chiens), lors d’une visite chez le vétérinaire ou d’un déplacement. Ensuite nous parlerons des cages « de vie » à destination des rongeurs, des NAC, etc.

  • Cages de transport

Beaucoup d’animaux rechignent à l’idée de rentrer dans leur cage de transport, car le seul souvenir associé est celui du vétérinaire, ou de la pension. Je me rappelle encore mon ancien chat, qui disparaissait mystérieusement dès qu’il voyait une cage… Pour éviter cela, l’idéal selon moi est de privilégier une cage d’où l’on peut voir tout l’extérieur (comme sur la photo ci-dessous). Le fait de pouvoir observer l’extérieur va éviter à l’animal de stresser sur les bruits et l’environnement qui l’entourent. De plus, cette cage (la dog residence de la marque SAVIC) convient assez bien pour le zéro déchet, elle est entièrement en inox excepté le sol (amovible) et les poignées qui sont en plastique. L’emballage quand à lui est entièrement en carton (avec agrafes). Elle existe en différentes tailles, et peut être utilisée aussi bien pour des rongeurs (tant qu’ils ne peuvent pas passer entre les barreaux), que pour des chats ou des chiens. Elle est pliable et réputée comme la plus résistante du marché.IMG_1185

Tant la lapine que le chat n’ont pas eu besoin d’une phase d’adaptation positive vis-à-vis de la cage. En effet, ils ont été transportés dedans dès leur arrivée pour aller chez le vétérinaire. Le fait de voir tout ce qui se passait autour d’eux (la rue, la voiture, la salle d’attente…) les a juste rendu curieux et non stressés! Pour preuve, chez le vétérinaire le chat s’est même mis à jouer avec sa queue à l’intérieur de la cage posée sur la table de consultation!

Une astuce pour un animal méfiant envers la cage et de la laisser ouverte dans un coin du logement avec quelque chose d’intéressant pour l’animal à l’intérieur (jouet ou nourriture). Chez nous, elle est dans la cuisine  face à l’entrée avec une des balles préférées du chat. Il y va dès qu’on cuisine pour nous regarder sans se faire marcher dessus (cuisine étroite), pour jouer et lorsqu’il y a des invités et qu’il souhaite être tranquille.

  • Cages de vie

Lors de l’adoption de la première lapine, il a fallu trouver en urgence une cage pour qu’elle puisse vivre en semi-liberté à l’intérieur de l’appartement. Or c’était une croisée géant des Flandres et je souhaitais éviter si possible d’acquérir une cage neuve avec une grande étendue de plastique. Arrivée à l’animalerie, il s’est avéré que pour la seconde solution, la lapine ne rentrait dans aucune des cages proposées pour son espèce. Après avoir jeté un œil aux clapiers d’extérieurs, en bois et grillages mais gigantesques pour mon appartement, la vendeuse m’a  alors montré une cage à tortue en bois! J’ai donc opté pour la Tortoise House de chez Zoo Med:

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L’emballage était constitué du carton et d’un sac plastique pour les éléments de fixation. La cage en elle-même est uniquement composée de bois et de métal, donc presque sans déchet!

L’avantage de cette cage en bois, c’est qu’elle permet aux rongeurs d’y faire leurs dents. Ils auront ainsi moins tendance à s’attaquer à vos meubles! La lapine actuelle qui, chez sa propriétaire, grignotait tout (murs, meubles, fils) n’a jamais rien mangé chez moi, alors que certains fils électriques passent à sa portée. Ça fait déjà un an que j’ai cette cage, je peux donc dire qu’elle est intelligemment conçue et suffisamment résistante pour les rongeurs.

Par contre, si l’animal refuse le bac à litière dans sa cage, comme c’est le cas pour moi, le fond de la cage risque de pourrir. Il suffira alors de le remplacer par une autre planche 😉

Si on est bricoleur, on peut aussi choisir de fabriquer soi-même la cage de notre animal. De cette manière, on a vraiment la disposition et la taille que l’on souhaite tout en recyclant et/ou connaissant la provenance du bois et des autres matériaux.

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Et vous, quelle cage de transport utilisez-vous?

Et si pas de liberté totale, quelle cage pour vos NAC, rongeurs, etc?

Recyclage d’un vieux vêtement en jouets

Stimuler vos animaux de différentes manières est bénéfique pour leur moral. Dans cet article, je vais vous expliquer comment utiliser de différentes manières un vieux tee-shirt à manche longue (ici un haut de pyjama en tissé qui ne s’effiloche pas, pour éviter que l’animal n’avale des bouts de tissu). Cette réutilisation ne coûte rien et une fois l’animal « lassé » du jouet, on peut donner les bouts de tissus à une association qui les utilisera comme isolant.

Attention à ne pas laisser votre animal seul avec un jouet.

  • Stimuler l’intelligence d’un chien

IMG_1120.JPGPour ce jeu, il suffit d’une manche et de friandises (que l’on peut acheter en vrac dans la plupart des animaleries).  Le principe va consister à lui faire chercher la friandise, avec des solutions différentes pour l’atteindre. Il faut mieux y aller étape par étape pour prolonger la découverte et varier le jeu 😉

  1. Dans un premier temps, il suffit de recouvrir la friandise avec le tissus. Le chien devra soulever la manche, pour atteindre la friandise. Cet exercice paraît facile, mais mon chien appuyait avec ses pattes sur des deux côtés de la manche au début, ce qui l’empêchait d’atteindre la friandise.
  2. Ensuite, on enfile la friandise dans la manche, ouverte des deux côtés. Le chien devra saisir un côté pour faire tomber la friandise. Plus souvent, les chiens la croquent à travers le tissu, ce qui la rend encore plus difficile à atteindre
  3. Une fois l’exercice précédent acquis, on complique en nouant un côté de la manche et en y enfilant la friandise. Ainsi le chien devra se saisir du nœud pour accéder à la friandise.
  • Jouet pour chien

On utilise pour ce jouet une manche que l’on va fourrer de vieux habits et nouer aux extrémités. On peut également y insérer un « pouet » d’un ancien jouet si notre chien apprécie.

Ce jouet peut être assimiler à un doudou. Particulièrement recommandé pour les chiots, pour les rassurer et pour qu’ils puissent mordre sans se faire mal aux dents.

  • Jouet pour chat

IMG_1118.JPGOn va utiliser le corps du vêtement pour fabriquer ce jouet. Il suffit de le découper en bande de tissus de bas en haut, de trouer chaque bande en son milieu, et d’y faire passer une corde. On attachera ce jouet derrière une chaise, ou tout autre endroit assez dégagé.

IMG_1128.JPGOn peut également fabriquer une balle à l’aide de bandes de tissu enroulées autour d’un nœud. Les possibilités s’arrêtent aux limites de votre imagination

Et vous, que fabriquez-vous comme jouet pour votre animal avec de vieux vêtements?

Litière

Pour commencer je vais vous parler des litières car différentes espèces animales sont concernées. J’ai découvert après l’achat de mes bacs actuels qu’il en existait de plus respectueux de l’environnement que ceux en plastique cassant. Mais évidemment il n’y en avait pas en boutique, et il m’en fallait en urgence ayant eu un véritable coup de cœur pour mon chat.

  • Bacs à litièrebecotray

Les bacs Beco Tray sont à ce jour les plus écologiques car composés à 80% de fibres de bambou et de riz. Les 20% restants sont une résine biodégradable permettant de lier le tout. Cette composition est idéale car excepté les ressources naturelles utilisées lors de la conception, le bac est entièrement biodégradable. Ainsi il suffira de l’enterrer pour obtenir une décomposition totale en quelques années.

  • Maisons de toilette

poopy-catLe concept Poopy Cat est celui d’une maison de toilette par semaine en carton. C’est-à-dire que toutes les semaines on jette la maison de toilette souillée. Si possible on la jette  au compost, mais on ne peut pas la mettre au recyclage carton car elle est souillée. Pour ma part, ce n’est pas la solution la plus écologique car si l’on tient compte de la livraison régulière des litières  et des ressources nécessaires à leur fabrication, le bilan carbone n’est pas vraiment optimal.

petmate-inc-top-entry-litter-pan-nickel-pearl-20-x-15-x-15-22062_433572On peut également trouver différents modèles de maisons de toilette en plastique recyclé.  Par exemple la Petmate Top Entry, où l’entrée s’effectue par le dessus pour une meilleure propreté, est fabriquée à partir de 95% de plastiques recyclés. Mais on ne sait pas de quel plastique il s’agit, on n’est donc pas en mesure d’évaluer la toxicité des rejets de ce modèle.

  • Pelles

pelle-pour-litiere-beco-scoopLes pelles BecoScoop ont a même composition que les bacs BecoTray, c’est-à-dire essentiellement fibres de bambou et de riz. Elles sont également totalement biodégradables.

Pour ceux qui préfèrent bricoler, il suffit de couper une bouteille de lait avec anse en diagonale, et d’utiliser le « haut » de la bouteille comme pelle, plus d’informations sur cette astuce ici. On recycle, donc pas de dépense supplémentaire!

La solution que pour laquelle j’ai opté est l’utilisation de ma petite pelle de jardin en acier. Ainsi réutilisation d’un matériel nécessaire à une autre activité, et l’acier a l’avantage d’être recyclable. Par contre il n’y a pas les « trous » que l’on trouve sur une pelle pour litière, et qui permettent un ramassage plus ciblé.

  • Litièrescat-s-best-oeko-plus-20-l

Attaquons maintenant les différentes litières, la préférée des adeptes du zéro déchet semble être la Cat’s Best Öko Plus. Elle a un emballage papier recyclable, est intégralement composée de fibres de sapin et d’épicéa non traitées et est compostable et biodégradable. Par contre je reste mitigée sur le fait de la jeter dans les toilettes car elle se dissout dans l’eau. En effet, l’eau douce étant une ressource limitée, j’ai du mal avec l’idée de la « polluer » avec de la litière que l’on pourrait jeter dans un sac biodégradable dans la poubelle  « normale » pour qu’elle soit enterrée. En effet tout le monde ne dispose pas de compost ou de ramassage des ordures compostables.

Dans un premier temps, j’ai essayé la litière de silice vendue en vrac dans mon animalerie. Mais s’il s’avère que la silice est un composé naturel du sable, son extraction cause de nombreux problèmes de santé aux personnes la produisant. J’ai donc utilisé ce qu’il me restait comme anti-humidité dans mon appartement, et je suis passé à un autre type de litière, bien moins nocive.

chambioseJ’ai donc décidé d’utiliser la litière Chambiose, au début dans la cage à lapin et lorsque le chat est arrivé comme litière pour lui aussi. Elle est uniquement constitué de chanvre non traitée, ce qui en fait une litière idéale pour votre compost. Elle aussi est considérée comme la moins allergènes des litières pour les rongeurs Elle peut s’acheter en sac de 100L, ce qui réduit les déchets mais n’est toujours pas parfait car c’est un emballage plastique non recyclable.

Si l’on souhaite utiliser des copeaux de bois, on peut se fournir gratuitement dans une scierie et ceci sans emballage. Par contre le bois a probablement été traité auparavant, et ces copeaux sont en général très poussiéreux, donc mauvais pour les allergies. De plus, si il y a une forte proportion de résineux dans le bois, du phénol peut s’en dégager sous l’action de l’urine. Selon les études il en faut une grosse quantité pour s’avérer toxique pour l’animal. J’utilisais cette méthode d’approvisionnement pour l’abri de mon âne. C’était plus confortable s’il souhaitait se coucher, et l’abri n’étant fermé que sur deux côtés, c’était bien aéré pour éviter les problèmes dus aux poussières.

Et vous, quelle litière utilisez-vous et pourquoi?

Cohabitation inter-espèces

Lors de l’arrivée d’un nouveau venu, il y a des étapes à ne pas rater!

  • Différences entre espèces

Attention, certaines espèces ne sont pas faites pour vivre ensemble. Il faut tenir compte de ce critère avant d’essayer de les faire cohabiter. De plus, chaque espèce a un comportement différent qu’il faudra au préalable connaître pour être en mesure d’anticiper les réactions propres à chacun.

  • Faire connaissance

Lors de la présentation, il est préconisé d’être en terrain neutre pour éviter tous les problèmes de territoire. Une pièce inconnue des animaux peut suffire, inutile de se compliquer la vie. Il faut que cette étape s’effectue sous surveillance et en douceur.

  • L’acclimatation

Durant les premiers jours de vie ensembles, l’idéal est d’avoir des espaces privés pour chacun. Pour cela, j’avais emprunté une deuxième cage quand Enora est arrivée et que Munster (la grande lapine noire ci-dessous) vivait encore chez nous. En effet, pas la peine d’acheter une cage qui sera sûrement inutile dans quelques temps. Excepté si les animaux ne s’entendent pas, dans ce cas-là l’achat d’une cage sera à prévoir. Les espaces privés personnels permettront à chaque animal de se réfugier dans un endroit où il se sentira en confiance. Les contacts en liberté devront également toujours se faire sous surveillance.

  • La vie commune

Lorsque tous les contacts en liberté se sont bien passés durant au minimum une semaine, on peut envisager de laisser les animaux seuls ensembles. Attention au moindre soupçon de mésentente (plaies, un animal semblant terrorisé par l’autre, un animal dont le caractère s’est soudainement métamorphosé, etc), il faut à nouveau les séparer pour ensuite comprendre la provenance du problème.

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On peut voir à gauche la cage utilisée lors des premiers jours de cohabitation

Et vous quels problèmes avez-vous rencontré lorsqu’un nouvel animal est arrivé?