Livre : Faites du sport avec votre chien

Le livre Faites du sport avec votre chien, écrit par Francis Machecourt m’a été offert à Noël après de longs mois à l’attendre. Plusieurs pratiquants réguliers de sports canins de traction me l’avaient en effet recommandé et j’avais hâte de le dévorer.

Malgré sa petite taille, et sa lecture rapide, ce livre englobe l’intégralité des sujets reliés aux sports canins de traction. Par exemple, lorsque l’on se lance dans des activités aux côtés de nos chiens, rares sont les personnes à se renseigner sur l’origine de l’espèce canine et la sélection pour la création de « races ». Ce livre explique la spécialisation de chaque race utilisée dans ces sports. Bien entendu la plupart des chiens peuvent pratiquer une activité avec leur maître, mais certaines races ou croisements sont plus souvent utilisés 😉

Francis Machecourt aborde ensuite les différentes organisations impliquées dans ces sports, ainsi que les sports en question ! On comprend les particularités de chaque sport, avec ses avantages et ses inconvénients. On entend beaucoup de « on-dits » sur la comparaison cani-vtt et trottinette, ici l’analyse est réfléchie et expliquée avec le recul d’un professionnel du sport.

La physiologie humaine et canine est abordée, ainsi que l’éducation d’un chien aux sports de traîne. Ceci afin de pouvoir évoluer en limitant les erreurs et en respectant le corps et le mental du binôme. Les méthodes d’éducation canine expliquées dans ce livre s’appuient sur les dernières études scientifiques, elles sont donc respectueuses du chien, que ça soit ses émotions, son ressenti, sa vitesse d’apprentissage, sa maturité, ses capacités, etc.

Dans son chapitre sur la pratique sportive, il aborde la nécessité des exercices physiques qui vont permettre de limiter les blessures, et explique comment les mettre en œuvre. Ce sont en effet des sports dangereux s’ils ne sont pas pratiqués en tenant compte de l’ensemble des paramètres. Ce livre met vraiment l’accent sur la sécurité et les problèmes que l’ont peut rencontrer ! Contrairement à d’autres livres de pratiquants de ces sports qui mettent uniquement en avant les aventures, et les exploits sportifs.

Pour finir le livre aborde le matériel nécessaire à la pratique des sports de traîne pour une sécurité et un confort adéquats. Il explique notamment les différents types de harnais utilisés, ne cite pas de marque, mais explique les caractéristiques des différents modèles trouvables sur le marché, quels matériaux sont conseillés selon l’utilisation prévue, etc.

J’aurai souhaité que les sujets abordés soient plus approfondis, mais le livre n’aurait certainement pas eu la même taille ni la même facilité de lecture.

Le prix peut en refroidir certains, mais il faut tenir compte du fait que ce n’est pas un bestseller de l’été vendu en million d’exemplaires, mais un ouvrage nécessitant un long travail de recherche, ainsi que de l’expérience, et vendu en peu d’exemplaires….

Je recommande ce livre aux débutants mais aussi aux pratiquants confirmés des sports de traction. Le livre est vraiment agréable et enrichissant quelque soit le niveau du lecteur. Rien à redire sur le contenu, j’avais des appréhensions sur les méthodes d’éducation, mais finalement j’approuve !

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Livre: What the dog knows

Le titre original du livre est : What the dog knows : Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World écrit par Cat Warren. Ce qui peut se traduire par “Ce que le chien sait : Olfaction, Science, et l’Extraordinaire Capacité des Chiens à percevoir le Monde. Le titre espagnol Perros detectores de cadáveres. Trabajo y adiestramiento, se traduisant par « Chiens de détection de cadavres. Travail et Formation » résume parfaitement le contenu du livre !

Pour la petite histoire, il ne faisait pas partie de ma « liste à lire », je suis tombée dessus par hasard dans un hall d’embarquement d’aéroport. Pour une fois qu’un livre sur les chiens était « New York Times Bestseller », je ne pouvais pas ne pas le lire, et je n’ai pas été déçue !

  • Comment l’auteure en est venue à cette discipline méconnue

Cat Warren est professeure en science du journalisme, ce qui donne un livre facile à lire grâce à sa superbe plume. L’histoire commence avec l’adoption de Solo, adorable berger allemand qui est fortement réactif à ses congénères. Malgré un travail important à l’aide d’éducateurs canins, rien n’y fait. C’est ainsi que Cat Warren découvre l’univers des chiens de travail. On lui propose d’essayer la recherche de cadavres avec son chien. Au début, ce n’est qu’une activité à partager avec Solo, mais progressivement cela va devenir pour elle une passion.

  • Chiens de cadavre

Ce n’est pas une discipline très populaire, mais l’auteure réussit à nous donner envie de la pratiquer par sa passion. Pour le chien, ce n’est pas une activité morbide, mais un travail amusant et stimulant intellectuellement.

Le livre explique les bases du travail de détection. Cat Warren explique comment apprendre à un chien la discrimination d’odeurs, à remonter les effluves d’une odeur dissimulée, à lire son chien (car chaque chien va s’exprimer d’une façon différente), à anticiper pour ne pas mettre son chien en échec selon l’environnement, etc. Elle explique aussi quel est le matériel utilisé et cela change selon les formateurs. Certains utilisent des morceaux d’animaux en début de formation, alors que d’autres utilisent dès le début des odeurs exclusivement humaines. Il semblerait que l’odeur soit différente après la mort selon  l’espèce… Les limites de l’utilisation du flair canin sont mentionnées, en indiquant pourquoi certains entraineurs sont dans l’impossibilité d’obtenir les résultats qu’ils se vantent d’avoir.

Les descriptifs d’entrainements, et les pistes effectuées pour la police pour retrouver des personnes disparues permettent de mieux saisir le travail et facilitent la lecture. Il y a aussi qu’énormément d’anecdotes et d’explications sur certains mythes. Par exemple, pourquoi beaucoup utilisent l’ordre « cherche le poisson » ou « cherche l’écureuil » ? 😉 Ce livre en plus de parler des chiens de cadavres utilisés par la police américaine, bénévoles ou non, parle également de certaines missions « spéciales » pour l’armée ou d’autres organismes officiels. On peut voir que cette discipline est très variée et complexe, plus que ce que l’on aurait cru de prime abord.

  • Chiens de travail

Le livre tout en restant centré sur les chiens de cadavres parle également des chiens de travail en général, et peut donner des pistes à certains pratiquants d’autres disciplines.

Cat Warren cite des études montrant pourquoi en général les chiens de travail sont plus épanouis et vivent plus longtemps que les chiens de famille, ceci malgré leur exposition élevé aux produits chimiques et dangereux.

Lors de la mise de Solo à la retraite, Cat Warren a du choisir un nouveau chien. On peut ainsi suivre son raisonnement pour choisir LE chien de travail, ceci en s’appuyant sur différentes études. Il semble falloir tenir compte de la lignée, du sexe, et de la préférence droite/gauche du chien. Les critères dépendront évidemment de ce que l’on recherche et du travail qui sera demandé au chien.

Elle explique également les critères de motivation d’un chien, ce qui rend certains chiens plus faciles à travailler selon leurs préférences. De plus, ce livre m’a permis de comprendre pourquoi il vaut mieux un chien joueur qu’un chien gourmand pour certaines disciplines telles que la recherche de victimes.

 

Le livre parle également de l’utilisation des nez artificiels qui sont pour certains de futurs concurrents sérieux pour les chiens de travail d’olfaction. Mais il semblerait que pour le moment les chiens soient indétrônables pour certaines missions qui nécessitent une intelligence, une prise de décision et une expérience qu’il est difficile de reproduire artificiellement.

 

Malgré mes connaissances dans le monde canin, c’est un univers tellement riche qu’on ne finit jamais d’apprendre et de se remettre en question ! Chaque discipline, chaque chien, chaque propriétaire nous apporte 🙂

Ce livre m’a donné un nouveau point de vue et matière à réfléchir. Il m’a amené à m’interroger sur ma façon d’éduquer mes chiens, mes points faibles et mes possibilités d’évolution dans le monde canin. Il m’a également permis de prendre conscience que lors de l’arrivée de Stark à la maison, je le comparais trop à Isaac et j’avais du mal à m’attacher et à avancer avec lui, une sorte de « second-dog syndrome » d’après l’auteure.  Mon seul regret concernant ce livre est qu’il ne soit pas encore traduit en français, pour qu’un plus grand nombre de personnes en profite !

Livre: Ces animaux qui nous parlent

Contrairement à la plupart des livres de communication animale qui expliquent uniquement les méthodes et proposent ensuite des témoignages, dans Ces animaux qui nous parlent, Pénélope Bonnaud explique également la place qu’ont les animaux à nos côtés et comment cela est arrivé.

  • Première partie

Le début m’a paru long car elle explique comment Homo Sapiens est devenu ainsi. Ce chapitre, comme le reste du livre, ne fait qu’emmener le lecteur à se questionner sur les intérêts et les inconvénients de chaque « étape » dans le développement de notre « civilisation« .

Ensuite, on voit comment s’est effectuée la domestication du chien, du chat et du cheval. Cela aide à comprendre notre vision actuelle de nos animaux domestiques.

Cette partie se finit avec les légendes, les films et les histoires avec des animaux. Animaux qui ont marqué les consciences tels que Hatchi, Bucéphale, Hans le Malin, etc. Mais aussi en parlant de la « conscience » des animaux, et de ce qu’ils sont capables de faire si on s’y intéresse.

A la fin de cette partie, on commence déjà à voir nos compagnons différemment, et à les observer plus attentivement!

  • Deuxième partie

Dans cette partie, on entre dans la vie de Pénélope Bonnaud. Elle nous explique son parcours, sa façon de voir les choses et de pratiquer différentes disciplines (écriture automatique, sophrologie, communication animale, etc) selon le moment de sa vie. On entre facilement dans son ressenti et ses émotions, c’est ce qui rend ce livre si fort à lire selon moi!

J’ai apprécié sa vision de l’évolution de l’âme et de la vie après la mort, qui est assez similaire à la mienne. L’explication sur la raison de la présence des animaux à nos côtés est magnifique et a fait résonner en moi beaucoup de souvenirs. Il y a évidemment des exemples de communications animales pour expliquer ceci.

Plusieurs chapitre parlent de la mort de son animal, et de tout ce que cela entraîne pour les propriétaires. D’après l’autrice, même les circonstances de la mort de nos animaux peuvent nous aider à évoluer. Ces chapitres ont été très durs à vivre pour moi, car la maladie puis la mort d’Isaac sont encore très présents dans mon esprit. De son vivant il m’a permis d’énormément progresser pour comprendre ses réactions et m’adapter à lui. Depuis sa maladie et sa gestion, puis sa mort, je vois la vie différemment. Je suis plus détachée des choses sans importance, et plus en train de profiter de l’instant présent avec les êtres qui me sont chers.

Un livre que je conseille à tous ceux qui souhaitent voir leur animal différemment qu’ils croient ou non en la communication animale. Ce livre permet d’avoir un nouveau regard, mais aussi d’enrichir ses connaissances sur le monde animal!

 

Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 😉

 

Livre: Famille presque Zéro Déchet

Bonjour,

Je n’imaginais pas faire un blog sur le zéro déchet sans citer ce livre! C’est celui qui m’a fait découvrir en douceur (et en détail) en quoi consistait exactement le zéro déchet. Voici pourquoi j’ai décidé de vous le présenter.

Le livre commence par l’histoire de la famille des auteurs (Jérémie Pichon, Bénédicte Moret et leurs enfants!) et de ce qui leur a fait prendre conscience de la nécessité d’être zéro déchet. Il explique de manière détaillée (mais pas trop, donc accessibles à tous!) les concepts du zéro déchet et le cheminement de la famille pour atteindre leur objectif.

  • Des conseils clairs

Le livre est bien pensé, grâce notamment à des chapitres clairs: courses, cuisine, hygiène, cosmétiques, enfants, fêtes et maison.

Il offre des astuces pratiques et des recettes simples permettant de remplacer (et de se réapproprier) la plupart des produits industriels.

  • Un livre accessible

Famille (presque) zéro déchet a été pensé pour être lisible du plus grand nombre. L’écriture est légère et pleine d’humour, ce qui permet une bonne mise en situation.

De plus, des dessins remplacent (ou complètent) dès que possibles les explications qui pourraient s’avérer complexes. Par exemple dans les recettes, les « ingrédients » sont dessinés, c’est-à-dire que lorsqu’il faut utiliser trois cuillère à soupe de bicarbonate, trois cuillères remplies de poudre blanche sont dessinées avec comme légende: 3 cs bicarbonate. De cette façon, on peut facilement utiliser ce livre avec des enfants.

Pour simplifier encore la lecture, de nombreuses illustrations mettent en scène des anecdotes de la vie de tous les jours:107633873.png

  • Avant/après

Le livre contient également de nombreuses comparaisons avant/après, c’est à dire les déchets produits par un mode de vie « consuméristes » contre les substituts possibles lors d’un mode de vie zéro déchet. Ces comparaisons permettent de se rendre compte de la quantité de déchet que l’on produit sans que cela ne soit vraiment nécessaire à une vie « civilisée » et agréable. Cela permet également de mesurer les progrès accomplis par la famille.

  • Déculpabilisant

Pour finir, par rapport au livre de Béa Johnson (intitulé Zéro déchet), ce livre n’est pas culpabilisant. En effet, la Famille (presque) zéro déchet explique que chaque geste compte. Il est en effet difficile de tout faire parfaitement dès le début, mais chaque action a son utilité!

Si ça vous intéresse n’hésitez pas, à rejoindre le groupe facebook Zerodechet family, ou une autre communauté zéro déchet!

Et vous, quels livres prônant le zéro déchet vous ont marqué?