Livre: What the dog knows

Le titre original du livre est : What the dog knows : Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World écrit par Cat Warren. Ce qui peut se traduire par “Ce que le chien sait : Olfaction, Science, et l’Extraordinaire Capacité des Chiens à percevoir le Monde. Le titre espagnol Perros detectores de cadáveres. Trabajo y adiestramiento, se traduisant par « Chiens de détection de cadavres. Travail et Formation » résume parfaitement le contenu du livre !

Pour la petite histoire, il ne faisait pas partie de ma « liste à lire », je suis tombée dessus par hasard dans un hall d’embarquement d’aéroport. Pour une fois qu’un livre sur les chiens était « New York Times Bestseller », je ne pouvais pas ne pas le lire, et je n’ai pas été déçue !

  • Comment l’auteure en est venue à cette discipline méconnue

Cat Warren est professeure en science du journalisme, ce qui donne un livre facile à lire grâce à sa superbe plume. L’histoire commence avec l’adoption de Solo, adorable berger allemand qui est fortement réactif à ses congénères. Malgré un travail important à l’aide d’éducateurs canins, rien n’y fait. C’est ainsi que Cat Warren découvre l’univers des chiens de travail. On lui propose d’essayer la recherche de cadavres avec son chien. Au début, ce n’est qu’une activité à partager avec Solo, mais progressivement cela va devenir pour elle une passion.

  • Chiens de cadavre

Ce n’est pas une discipline très populaire, mais l’auteure réussit à nous donner envie de la pratiquer par sa passion. Pour le chien, ce n’est pas une activité morbide, mais un travail amusant et stimulant intellectuellement.

Le livre explique les bases du travail de détection. Cat Warren explique comment apprendre à un chien la discrimination d’odeurs, à remonter les effluves d’une odeur dissimulée, à lire son chien (car chaque chien va s’exprimer d’une façon différente), à anticiper pour ne pas mettre son chien en échec selon l’environnement, etc. Elle explique aussi quel est le matériel utilisé et cela change selon les formateurs. Certains utilisent des morceaux d’animaux en début de formation, alors que d’autres utilisent dès le début des odeurs exclusivement humaines. Il semblerait que l’odeur soit différente après la mort selon  l’espèce… Les limites de l’utilisation du flair canin sont mentionnées, en indiquant pourquoi certains entraineurs sont dans l’impossibilité d’obtenir les résultats qu’ils se vantent d’avoir.

Les descriptifs d’entrainements, et les pistes effectuées pour la police pour retrouver des personnes disparues permettent de mieux saisir le travail et facilitent la lecture. Il y a aussi qu’énormément d’anecdotes et d’explications sur certains mythes. Par exemple, pourquoi beaucoup utilisent l’ordre « cherche le poisson » ou « cherche l’écureuil » ? 😉 Ce livre en plus de parler des chiens de cadavres utilisés par la police américaine, bénévoles ou non, parle également de certaines missions « spéciales » pour l’armée ou d’autres organismes officiels. On peut voir que cette discipline est très variée et complexe, plus que ce que l’on aurait cru de prime abord.

  • Chiens de travail

Le livre tout en restant centré sur les chiens de cadavres parle également des chiens de travail en général, et peut donner des pistes à certains pratiquants d’autres disciplines.

Cat Warren cite des études montrant pourquoi en général les chiens de travail sont plus épanouis et vivent plus longtemps que les chiens de famille, ceci malgré leur exposition élevé aux produits chimiques et dangereux.

Lors de la mise de Solo à la retraite, Cat Warren a du choisir un nouveau chien. On peut ainsi suivre son raisonnement pour choisir LE chien de travail, ceci en s’appuyant sur différentes études. Il semble falloir tenir compte de la lignée, du sexe, et de la préférence droite/gauche du chien. Les critères dépendront évidemment de ce que l’on recherche et du travail qui sera demandé au chien.

Elle explique également les critères de motivation d’un chien, ce qui rend certains chiens plus faciles à travailler selon leurs préférences. De plus, ce livre m’a permis de comprendre pourquoi il vaut mieux un chien joueur qu’un chien gourmand pour certaines disciplines telles que la recherche de victimes.

 

Le livre parle également de l’utilisation des nez artificiels qui sont pour certains de futurs concurrents sérieux pour les chiens de travail d’olfaction. Mais il semblerait que pour le moment les chiens soient indétrônables pour certaines missions qui nécessitent une intelligence, une prise de décision et une expérience qu’il est difficile de reproduire artificiellement.

 

Malgré mes connaissances dans le monde canin, c’est un univers tellement riche qu’on ne finit jamais d’apprendre et de se remettre en question ! Chaque discipline, chaque chien, chaque propriétaire nous apporte 🙂

Ce livre m’a donné un nouveau point de vue et matière à réfléchir. Il m’a amené à m’interroger sur ma façon d’éduquer mes chiens, mes points faibles et mes possibilités d’évolution dans le monde canin. Il m’a également permis de prendre conscience que lors de l’arrivée de Stark à la maison, je le comparais trop à Isaac et j’avais du mal à m’attacher et à avancer avec lui, une sorte de « second-dog syndrome » d’après l’auteure.  Mon seul regret concernant ce livre est qu’il ne soit pas encore traduit en français, pour qu’un plus grand nombre de personnes en profite !

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