Les chien-loups américains (AWD)

69212684_448106472704734_6040385126842499072_nLes chien-loups américains sont de plus en plus connus, c’est pourquoi il me semble utile de vous proposer cet article sur les bases à « connaître » avant même d’imaginer  acquérir un AWD (American WolfDog) !

La législation française

La législation Internationale s’appuie sur les textes émis par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui n’autorise la détention de chiens-loups qu’à partir d’une filiation F5. On évoque ici des animaux qui n’appartiennent pas aux deux races reconnues par la FCI (Fédération Cynologique Internationale), à savoir le chien-loup Tchécoslovaque et le chien-loup de Saarloos.

Un  hybride F1 est un croisement d’un loup avec un chien. Un F2, un croisement d’un F1 avec un chien, ainsi de suite.  Attention un individu F7 croisé avec un F1 donnera un F2. De plus cette classification n’est pas corrélée au contenu de « gênes de loup » que possède un chien-loup. Le pourcentage transmis aux descendants n’est en effet pas proportionnel. Un F1 n’aura pas forcément 50% de « gênes » de loup, cela dépend quels gênes ont été transmis, et par qui. Deux individus à faible contenu en revanche, vont forcément produire des individus à faible contenu.
En France, selon l’Arrêté du 19 mai 2000 soumettant à autorisation la détention de loups : « La détention de loups vivants de l’espèce Canis lupus, y compris des individus hybrides dont l’ascendance récente comporte un loup, est soumise à autorisation préfectorale en application de l’article L. 212-1 du code rural. »

Cette classification est sujette à débat à cause du manque de données et de textes législatifs précis. Certaines personnes choisissent donc de ne pas en tenir compte et certains chien-loups sont toujours en attente de décisions administratives les concernant.

Le traçage et la filiation ADN sont nécessaires sur au minimum 5 générations si vous souhaitez acquérir un chien-loup aux origines non identifiées. Pour les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos qui sont des races de chiens reconnues par la FCI, cette filiation n’est pas obligatoire, mais recommandée pour éviter tous problèmes. Un élevage sérieux veillera à vous la fournir !

 

Le contenu de loup

Suivant la quantité de gênes de loup qui leur sont transmis, les chiens-loups, dont les  AWD, peuvent appartenir à l’un des trois groupes suivants :

  • les bas contenus : entre 5% et 39% dont font partie les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos
  • les moyens contenus : entre 40% et 79%
  • les hauts contenus : entre 80% et 99% qui sont assez rares en France et ont des comportements très particuliers !

Le but reste, dans tous les cas, d’avoir des animaux avec une apparence lupoïde et un caractère accommodant du moins dans ce qui concerne les bas et moyens contenus

En Europe trois lignées principales sont connues : la lignée Spencer (issue de l’élevage de madame Vicky Spencer), la lignée Northaid (issue de l’élevage de Mark Klemperer) et la lignée Noblepaws.

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Le caractère

En général plus un chien-loup est lupoïde physiquement, plus son caractère gagne en intensité par rapport à celui d’un chien. Donc plus il est lupoïde, plus ses instincts sont forts et plus son lien à l’humain est faible s’il n’a pas été travaillé correctement et consolidé. Pour pouvoir gérer un chien-loup, il est conseillé d’avoir de solides connaissances du langage canin, de solides moyens financiers, des nerfs bien accrochés et de la cohérence, de bonnes infrastructures et de se remettre en question fréquemment ! Plus le contenu est élevé, plus tout ceci est nécessaire.

 

  • Imprégnation

Un chien-loup à haut contenu, voire à moyen contenu, aura besoin d’être imprégné pour pourvoir vivre aux côtés d’humain. Cette imprégnation s’effectue à partir du huitième jour suivant la naissance des chiots, avant l’ouverture des yeux. Ils vont être séparés de la mère et nourris au biberon pour pouvoir s’attacher aux humains. Certains éleveurs recommandent même de ne pas trop les socialiser avec leurs congénères pour qu’ils restent proches de l’humain…. Tandis que d’autres éleveurs n’hésitent pas à élever les chiots conjointement avec la mère.

 

  • Wolf Winter Syndrom

Tous les chien-loups à haut contenu, ainsi que certains moyens contenus et chien-loups de Saarloos présentent ce qu’on appelle un « syndrome hivernal ». Ces individus vont avoir une montée d’hormones durant l’hiver (la période de reproduction des loups), qui va entraîner une irritabilité des mâles et des femelles durant les chaleurs. Cette irritabilité peut être compliquée à gérer vu la puissance et la réactivité des individus, c’est pourquoi des infrastructures, des connaissances et des compétences sont nécessaires pour éviter tout accident.

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La santé

Il faut tenir compte des maladies auxquelles sont sujettes les races à l’origine des lignées :

  • La myélopathie dégénérative (MD)
  • La dysplasie des hanches et des coudes
  • Le nanisme hypophysaire (NAH)
  • La présence du gêne MDR1 pour une possible sensibilité médicamenteuse.

N’hésitez pas à demander à votre élevage les tests de santé des ascendants.

 

 

En France, on trouve majoritairement des « mix », c’est-à-dire des chien-loups américains retrempés avec des chien-loups Tchécoslovaques, avec du Berger Blanc Suisse ou avec des chiens nordiques.

N’hésitez pas à rencontrer des propriétaires de chien-loups américains de plus de 3 ans pour bénéficier de leur expérience et de leur vécu au côté de ces individus particuliers !

Un chien-loup quelque soit son contenu, correctement travaillé, respecté et aimé, sera fusionnel avec son humain, ce qui sera un réel bonheur si celui-ci y est préparé et prêt à quelques sacrifices.

Merci aux personnes m’ayant aidé à écrire cet article ❤

 

Nathorod

Races craintives ?

On entend souvent dire que certaines races de chiens sont craintives. Par exemple le Berger Blanc Suisse, le Border Collie, le Chien-Loup de Saarloos ou le Chien-loup Tchécoslovaque sont souvent qualifiés ainsi. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Le rôle de l’éleveur

Chaque race a été créée dans un but précis ! Cette « fonctionnalité » d’origine doit être prise en compte pour comprendre le caractère « type » de la race. Mais il faut également comprendre que chaque chien est unique 😉

 

  • Lignées craintives

Des parents craintifs risquent de transmettre génétiquement ce trait de caractère. De plus, les chiots apprennent par imitation. Le comportement et le caractère de la mère devrait donc être irréprochable en présence des chiots. Ensuite les autres congénères en présence participeront également aux apprentissages.

L’effet de mode que vivent certaines races incite des éleveurs à produire sans forcément se soucier des mariages. Idéalement le mâle et la femelle doivent être équilibrés, et les qualités physiques et mentales de l’un doivent améliorer les défauts de l’autre.

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  • La réserve indiquée dans le standard d’une race

Certaines races doivent être réservées selon leur standard. Cette réserve est souvent confondue avec de la crainte.

Un chien réservé ne vient pas au contact de la nouveauté mais ne doit pas éprouver de peur en sa présence. Sa réserve ne l’empêche pas d’être curieux et d’analyser la situation.

L’humain a produit à force de sélections des races avec des individus sensibles, mais cette sensibilité exacerbée doit être canalisée et les chiens doivent être socialisés pour qu’ils puissent être équilibrés.

 

La socialisation

66508705_10220466937882522_5718100028015247360_o.jpgLa socialisation permet d’avoir un chien apte à partager la vie humaine et à s’y adapter. Cette socialisation s’effectue les premiers mois de la vie du chien. L’élevage joue donc un rôle essentiel dans cette étape !  Il est important que les chiots soient stimulés de façon auditive, visuelle et tactile. Ces stimulations devront être introduites progressivement, de manière respectueuse des émotions des chiots et être variées. Attention à l’événement désagréable qui pourrait conduire à une sensibilisation.

66410161_1612585708871294_4885463193972899840_n.jpgUn éleveur consciencieux va donc sélectionner les parents de manière à produire des chiots équilibrés, leur proposer des expériences agréables, mais néanmoins diverses et variés. Ainsi le chien sera apte à vivre dans la société humaine et à s’adapter aux nouveautés 😉

 

 

Le rôle du propriétaire

66447276_356539338343945_3286814875354923008_n.jpgLorsque le chien arrive chez son humain, celui-ci doit, après un temps d’adaptation du chien dans sa nouvelle famille, continuer la socialisation. En effet, même si l’éleveur a fait un super travail, il est judicieux de continuer à proposer au chien de nouvelles stimulations pour continuer à entretenir le travail fait précédemment et garder intactes ses capacités d’apprentissage et d’adaptation !

Il convient évidemment de ne pas surestimer les capacités du chien pour éviter de le mettre en échec et lui faire perdre confiance en lui et en son humain.

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Si le chien est adulte et présente des craintes, n’hésitez pas à voir un professionnel pour vous faire accompagner dans la rééducation.

Pistes de travail :

  • 1532344706113Tenir compte des signaux d’apaisement du chien
  • Renforcer le lien humain/chien
  • Encourager le chien et le soutenir
  • Anticiper pour gérer au maximum l’environnement
  • Travailler en respectant la zone de confort du chien et lui permettre de gérer ses déplacements
  • Faire des associations positives
  • Utiliser des congénères à l’aise
  • Travailler régulièrement et par petites sessions
  • Aider la gestion des émotions à l’aide d’un complexe aux Fleurs de Bach personnalisé et/ou avec de la kinésiologie et/ou avec de la lithothérapie.

 

 

Vous aurez compris que justifier la crainte d’un chien par sa race n’est pas une solution !

 

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Difficultés d’éducation d’un chiot (chien-loup)

  • L’éducation d’un chiot pour une adolescence « tranquille »

Un chiot de n’importe quelle race est en général adorable et quasiment parfait jusqu’à ses 7/8 mois. Il va mordiller, apprendre la propreté, faire ses dents sur certains objets, etc ; mais ces problèmes sont considérés comme normaux. Les propriétaires ne tiennent alors pas compte des mises en garde et considèrent que leur chien restera aussi parfait en grandissant.

Les erreurs d’éducation vont apparaître à l’adolescence avec l’apparition du caractère et des hormones. Les mordillements de jeu qu’on a laissé passer sans les canaliser deviennent plus intenses, plus fréquents et blessent. Les destructions mal gérées deviennent une habitude pour décharger les tensions ou tuer l’ennui, et les dégâts sont plus importants. Le chien mal canalisé devient réactif en laisse et compliqué à sortir.

Malgré une idée reçue, la socialisation ne fait pas tout. Il faut surtout pouvoir capter l’attention du chien et la garder malgré les stimulations. La peur des étrangers peut virer en agressivité si elle est mal gérée. Par exemple, si le chien est forcé au contact ou si le maître bloque les mouvements de peur de son chien pour éviter les écarts brusques, ce qui tétanise le chien et fige les peurs.

Régulièrement, les chiens font de l’hyper-attachement et de l’anxiété de séparation. Les gens veulent une relation fusionnelle avec leur chiot mais à l’adolescence le chien n’accepte plus les séparations. Il les vit très mal car il a besoin de se sentir intégré dans un groupe. En tant qu’adolescent son statut social n’est plus le même qu’en tant que chiot, l’exclusion du groupe est lourde de conséquences dans son esprit.

Les chiots qui ne côtoient pas régulièrement d’adultes bien codés et équilibrés, vont avoir des difficultés à gérer leur excitation et vont manquer d’autocontrôles. Entre chiots, ils vont s’exciter mutuellement, mais ne vont pas apprendre à s’arrêter avant d’aller trop loin. Même s’ils sont isolés des autres chiots lorsqu’ils sont trop bruts, l’action humaine est moins efficace et amène surtout de la frustration.

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Une cause principale d’échec est l’incapacité des propriétaires à faire le deuil de la relation avec leur chiot, quand celui-ci devient ado. Ils n’acceptent pas de perdre cette relation magique où tout était facile, et ne parviennent pas à construire une autre relation plus contraignante et qui nécessite des sacrifices. Inconsciemment, ils n’acceptent pas de perdre leurs « acquis », voudraient que le chien reste facile comme un chiot. Ça conduit parfois les gens au déni, ça brouille leur capacité à observer et à comprendre le comportement évoluant de leur chien. Ça les empêche de remettre en question leurs certitudes erronées, et d’identifier les problèmes, d’en prendre la mesure. Plutôt que de reconnaître et accepter qu’ils se sont faits des illusions, qu’ils ont fait des erreurs et de les corriger, ils vont trouver des justifications contestables et s’éloigner de la compréhension de leur chien. Ils vont manquer d’objectivité et passeront à côté des vrais problèmes et de leurs solutions. Ils vont gérer les conséquences plutôt que de résoudre les causes, ce qui est généralement de plus en plus inconfortable pour le chien et son propriétaire. C’est un cercle vicieux dans lequel tombent beaucoup de propriétaires de chiens de toute race, les propriétaires sous-estiment la gravité de certains comportements « inadaptés », et réagissent trop tardivement.

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  • Les particularités des chien-loups :

Chez le chien-loup, ces conséquences sont souvent plus pénibles, et les propriétaires vont souvent mettre encore plus de temps à réagir parce qu’ils seront bridés par leur fascination pour cette race, et surtout par le regard des autres. Les propriétaires vont supporter plus de désagréments avant de réagir parce que la fascination que suscite leur chien chez les autres va les griser, et les poussera à accepter toujours plus d’inconfort en échange. Jusqu’au jour où il y aura saturation.

Les particularités des chiens-loups sont essentiellement dues à leur aspect lupoïde et à l’effet que cela produit sur les personnes. Certains propriétaires aiment voir des comportements de « loup » chez leur chien, et vont donc renforcer des mauvais comportements sans s’en rendre compte, et sans vraiment comprendre ces comportements. Les chien-loups n’ont pas de comportements de loup, ils sont seulement un peu plus influencés par leurs instincts, ils n’ont pas besoin d’avoir un maître qui soit un « mâle alpha » !

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Il y a aussi le mythe qu’un chien-loup est craintif (comme un loup) ! Selon certains propriétaires, un chien-loup n’est pas adapté à une vie domestique au sein de la famille comme tout chien de compagnie ! Ainsi ces propriétaires, n’assument pas leurs échecs concernant la socialisation de leurs chien-loups. Selon eux, s’ils n’arrivent pas à socialiser leur chien c’est parce que c’est dans la race, il n’y a rien à faire. Donc pas de remise en question, pas d’évolution possible.  Attention, la réserve est à différencier de la crainte !

Ces erreurs du maître ne concernent pas que les chiens-loups, mais comme les chiens-loups ont du loup, elles sont exacerbées sur ces races. Pour certains propriétaires, c’est très valorisant d’avoir un chien-loup alpha/dominant. Ils se construisent tout un mythe autour de leur animal, mythe qu’ils ont beaucoup de mal à remettre en cause, et le regard des autres a parfois une très grande influence sur ces difficultés de remise en question. L’humain aime les mythes, les histoires extraordinaires qui fascinent quand on les raconte. Quand on a un chien-loup on rencontre souvent des gens qui projettent des mythes sur nos chiens : « c’est un mâle alpha ? », « il faut le dominer, lui montrer que c’est vous le chef », « il fait le loup à la pleine lune ? », etc. Le public veut une histoire extraordinaire à raconter, même si on casse ces mythes, les personnes vont quand même insister sur leur version, et ignorer nos propos. Ça peut pousser certains propriétaires de chiens-loups à donner satisfaction au public, ce qui peut être très gratifiant comme expérience. Pour les propriétaires adeptes de la théorie du mâle alpha ces rencontres avec un public avide de spectaculaire les confortent dans leur vision et agissent comme un auto-renforcement.

Article coécrit avec Elsa Resurgo.

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Fabrication d’un distributeur à l’aide d’une bouteille

Bonjour,

aujourd’hui je vais partager avec vous une astuce pour avoir un distributeur de croquettes et de friandises rapidement et gratuitement.

De plus, un animal qui se dépense physiquement ET mentalement est un animal heureux et moins enclin aux bêtises!

IMG_1204J’ai utilisé dans cet article des bouteilles d’eau en plastique, mais on peut également utiliser un vieux ballon. Il faut penser à adapter la taille du jouet à celle de l’animal. Ici la bouteille de 500ml sera pour la lapine, et celle de 1.5l sera pour le chat et le chien (même si ma préférence va aux ballons pour les chiens).

img_1225.jpgIl suffit de percer la bouteille  de trous suffisamment larges en différents endroits pour que les friandises puissent en sortir.

Ensuite on remplit avec des croquettes ou des friandises pour le chien et le chat, et avec des granulés pour le lapin. Pour le chat, j’ai utilisé sur la photo des morceaux de poulets déshydratés.

Attention, ne laissez pas vos animaux avec ces « jouets » en votre absence, ils pourraient avaler du plastique ou se faire mal.

Et vous, quelles astuces avez-vous pour occuper votre animal tout en recyclant?

 

Les cages

Bonjour à tous,

l’article d’aujourd’hui parlera des cages. Si on ne trouve pas son bonheur sur le marché de l’occasion, le plastique qui les compose fait qu’elles sont difficilement conciliables avec une optique zéro déchet. Cependant certains modèles sont conçus majoritairement en inox ou en bois. Nous parlerons d’abord des cages de transport dont l’utilisation s’avère nécessaire pour la quasi majorité des animaux (excepté les « grands » chiens), lors d’une visite chez le vétérinaire ou d’un déplacement. Ensuite nous parlerons des cages « de vie » à destination des rongeurs, des NAC, etc.

  • Cages de transport

Beaucoup d’animaux rechignent à l’idée de rentrer dans leur cage de transport, car le seul souvenir associé est celui du vétérinaire, ou de la pension. Je me rappelle encore mon ancien chat, qui disparaissait mystérieusement dès qu’il voyait une cage… Pour éviter cela, l’idéal selon moi est de privilégier une cage d’où l’on peut voir tout l’extérieur (comme sur la photo ci-dessous). Le fait de pouvoir observer l’extérieur va éviter à l’animal de stresser sur les bruits et l’environnement qui l’entourent. De plus, cette cage (la dog residence de la marque SAVIC) convient assez bien pour le zéro déchet, elle est entièrement en inox excepté le sol (amovible) et les poignées qui sont en plastique. L’emballage quand à lui est entièrement en carton (avec agrafes). Elle existe en différentes tailles, et peut être utilisée aussi bien pour des rongeurs (tant qu’ils ne peuvent pas passer entre les barreaux), que pour des chats ou des chiens. Elle est pliable et réputée comme la plus résistante du marché.IMG_1185

Tant la lapine que le chat n’ont pas eu besoin d’une phase d’adaptation positive vis-à-vis de la cage. En effet, ils ont été transportés dedans dès leur arrivée pour aller chez le vétérinaire. Le fait de voir tout ce qui se passait autour d’eux (la rue, la voiture, la salle d’attente…) les a juste rendu curieux et non stressés! Pour preuve, chez le vétérinaire le chat s’est même mis à jouer avec sa queue à l’intérieur de la cage posée sur la table de consultation!

Une astuce pour un animal méfiant envers la cage et de la laisser ouverte dans un coin du logement avec quelque chose d’intéressant pour l’animal à l’intérieur (jouet ou nourriture). Chez nous, elle est dans la cuisine  face à l’entrée avec une des balles préférées du chat. Il y va dès qu’on cuisine pour nous regarder sans se faire marcher dessus (cuisine étroite), pour jouer et lorsqu’il y a des invités et qu’il souhaite être tranquille.

  • Cages de vie

Lors de l’adoption de la première lapine, il a fallu trouver en urgence une cage pour qu’elle puisse vivre en semi-liberté à l’intérieur de l’appartement. Or c’était une croisée géant des Flandres et je souhaitais éviter si possible d’acquérir une cage neuve avec une grande étendue de plastique. Arrivée à l’animalerie, il s’est avéré que pour la seconde solution, la lapine ne rentrait dans aucune des cages proposées pour son espèce. Après avoir jeté un œil aux clapiers d’extérieurs, en bois et grillages mais gigantesques pour mon appartement, la vendeuse m’a  alors montré une cage à tortue en bois! J’ai donc opté pour la Tortoise House de chez Zoo Med:

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L’emballage était constitué du carton et d’un sac plastique pour les éléments de fixation. La cage en elle-même est uniquement composée de bois et de métal, donc presque sans déchet!

L’avantage de cette cage en bois, c’est qu’elle permet aux rongeurs d’y faire leurs dents. Ils auront ainsi moins tendance à s’attaquer à vos meubles! La lapine actuelle qui, chez sa propriétaire, grignotait tout (murs, meubles, fils) n’a jamais rien mangé chez moi, alors que certains fils électriques passent à sa portée. Ça fait déjà un an que j’ai cette cage, je peux donc dire qu’elle est intelligemment conçue et suffisamment résistante pour les rongeurs.

Par contre, si l’animal refuse le bac à litière dans sa cage, comme c’est le cas pour moi, le fond de la cage risque de pourrir. Il suffira alors de le remplacer par une autre planche 😉

Si on est bricoleur, on peut aussi choisir de fabriquer soi-même la cage de notre animal. De cette manière, on a vraiment la disposition et la taille que l’on souhaite tout en recyclant et/ou connaissant la provenance du bois et des autres matériaux.

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Et vous, quelle cage de transport utilisez-vous?

Et si pas de liberté totale, quelle cage pour vos NAC, rongeurs, etc?

Cohabitation inter-espèces

Lors de l’arrivée d’un nouveau venu, il y a des étapes à ne pas rater!

  • Différences entre espèces

Attention, certaines espèces ne sont pas faites pour vivre ensemble. Il faut tenir compte de ce critère avant d’essayer de les faire cohabiter. De plus, chaque espèce a un comportement différent qu’il faudra au préalable connaître pour être en mesure d’anticiper les réactions propres à chacun.

  • Faire connaissance

Lors de la présentation, il est préconisé d’être en terrain neutre pour éviter tous les problèmes de territoire. Une pièce inconnue des animaux peut suffire, inutile de se compliquer la vie. Il faut que cette étape s’effectue sous surveillance et en douceur.

  • L’acclimatation

Durant les premiers jours de vie ensembles, l’idéal est d’avoir des espaces privés pour chacun. Pour cela, j’avais emprunté une deuxième cage quand Enora est arrivée et que Munster (la grande lapine noire ci-dessous) vivait encore chez nous. En effet, pas la peine d’acheter une cage qui sera sûrement inutile dans quelques temps. Excepté si les animaux ne s’entendent pas, dans ce cas-là l’achat d’une cage sera à prévoir. Les espaces privés personnels permettront à chaque animal de se réfugier dans un endroit où il se sentira en confiance. Les contacts en liberté devront également toujours se faire sous surveillance.

  • La vie commune

Lorsque tous les contacts en liberté se sont bien passés durant au minimum une semaine, on peut envisager de laisser les animaux seuls ensembles. Attention au moindre soupçon de mésentente (plaies, un animal semblant terrorisé par l’autre, un animal dont le caractère s’est soudainement métamorphosé, etc), il faut à nouveau les séparer pour ensuite comprendre la provenance du problème.

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On peut voir à gauche la cage utilisée lors des premiers jours de cohabitation

Et vous quels problèmes avez-vous rencontré lorsqu’un nouvel animal est arrivé?