Difficultés d’éducation d’un chiot (chien-loup)

  • L’éducation d’un chiot pour une adolescence « tranquille »

Un chiot de n’importe quelle race est en général adorable et quasiment parfait jusqu’à ses 7/8 mois. Il va mordiller, apprendre la propreté, faire ses dents sur certains objets, etc ; mais ces problèmes sont considérés comme normaux. Les propriétaires ne tiennent alors pas compte des mises en garde et considèrent que leur chien restera aussi parfait en grandissant.

Les erreurs d’éducation vont apparaître à l’adolescence avec l’apparition du caractère et des hormones. Les mordillements de jeu qu’on a laissé passer sans les canaliser deviennent plus intenses, plus fréquents et blessent. Les destructions mal gérées deviennent une habitude pour décharger les tensions ou tuer l’ennui, et les dégâts sont plus importants. Le chien mal canalisé devient réactif en laisse et compliqué à sortir.

Malgré une idée reçue, la socialisation ne fait pas tout. Il faut surtout pouvoir capter l’attention du chien et la garder malgré les stimulations. La peur des étrangers peut virer en agressivité si elle est mal gérée. Par exemple, si le chien est forcé au contact ou si le maître bloque les mouvements de peur de son chien pour éviter les écarts brusques, ce qui tétanise le chien et fige les peurs.

Régulièrement, les chiens font de l’hyper-attachement et de l’anxiété de séparation. Les gens veulent une relation fusionnelle avec leur chiot mais à l’adolescence le chien n’accepte plus les séparations. Il les vit très mal car il a besoin de se sentir intégré dans un groupe. En tant qu’adolescent son statut social n’est plus le même qu’en tant que chiot, l’exclusion du groupe est lourde de conséquences dans son esprit.

Les chiots qui ne côtoient pas régulièrement d’adultes bien codés et équilibrés, vont avoir des difficultés à gérer leur excitation et vont manquer d’autocontrôles. Entre chiots, ils vont s’exciter mutuellement, mais ne vont pas apprendre à s’arrêter avant d’aller trop loin. Même s’ils sont isolés des autres chiots lorsqu’ils sont trop bruts, l’action humaine est moins efficace et amène surtout de la frustration.

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Une cause principale d’échec est l’incapacité des propriétaires à faire le deuil de la relation avec leur chiot, quand celui-ci devient ado. Ils n’acceptent pas de perdre cette relation magique où tout était facile, et ne parviennent pas à construire une autre relation plus contraignante et qui nécessite des sacrifices. Inconsciemment, ils n’acceptent pas de perdre leurs « acquis », voudraient que le chien reste facile comme un chiot. Ça conduit parfois les gens au déni, ça brouille leur capacité à observer et à comprendre le comportement évoluant de leur chien. Ça les empêche de remettre en question leurs certitudes erronées, et d’identifier les problèmes, d’en prendre la mesure. Plutôt que de reconnaître et accepter qu’ils se sont faits des illusions, qu’ils ont fait des erreurs et de les corriger, ils vont trouver des justifications contestables et s’éloigner de la compréhension de leur chien. Ils vont manquer d’objectivité et passeront à côté des vrais problèmes et de leurs solutions. Ils vont gérer les conséquences plutôt que de résoudre les causes, ce qui est généralement de plus en plus inconfortable pour le chien et son propriétaire. C’est un cercle vicieux dans lequel tombent beaucoup de propriétaires de chiens de toute race, les propriétaires sous-estiment la gravité de certains comportements « inadaptés », et réagissent trop tardivement.

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  • Les particularités des chien-loups :

Chez le chien-loup, ces conséquences sont souvent plus pénibles, et les propriétaires vont souvent mettre encore plus de temps à réagir parce qu’ils seront bridés par leur fascination pour cette race, et surtout par le regard des autres. Les propriétaires vont supporter plus de désagréments avant de réagir parce que la fascination que suscite leur chien chez les autres va les griser, et les poussera à accepter toujours plus d’inconfort en échange. Jusqu’au jour où il y aura saturation.

Les particularités des chiens-loups sont essentiellement dues à leur aspect lupoïde et à l’effet que cela produit sur les personnes. Certains propriétaires aiment voir des comportements de « loup » chez leur chien, et vont donc renforcer des mauvais comportements sans s’en rendre compte, et sans vraiment comprendre ces comportements. Les chien-loups n’ont pas de comportements de loup, ils sont seulement un peu plus influencés par leurs instincts, ils n’ont pas besoin d’avoir un maître qui soit un « mâle alpha » !

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Il y a aussi le mythe qu’un chien-loup est craintif (comme un loup) ! Selon certains propriétaires, un chien-loup n’est pas adapté à une vie domestique au sein de la famille comme tout chien de compagnie ! Ainsi ces propriétaires, n’assument pas leurs échecs concernant la socialisation de leurs chien-loups. Selon eux, s’ils n’arrivent pas à socialiser leur chien c’est parce que c’est dans la race, il n’y a rien à faire. Donc pas de remise en question, pas d’évolution possible.  Attention, la réserve est à différencier de la crainte !

Ces erreurs du maître ne concernent pas que les chiens-loups, mais comme les chiens-loups ont du loup, elles sont exacerbées sur ces races. Pour certains propriétaires, c’est très valorisant d’avoir un chien-loup alpha/dominant. Ils se construisent tout un mythe autour de leur animal, mythe qu’ils ont beaucoup de mal à remettre en cause, et le regard des autres a parfois une très grande influence sur ces difficultés de remise en question. L’humain aime les mythes, les histoires extraordinaires qui fascinent quand on les raconte. Quand on a un chien-loup on rencontre souvent des gens qui projettent des mythes sur nos chiens : « c’est un mâle alpha ? », « il faut le dominer, lui montrer que c’est vous le chef », « il fait le loup à la pleine lune ? », etc. Le public veut une histoire extraordinaire à raconter, même si on casse ces mythes, les personnes vont quand même insister sur leur version, et ignorer nos propos. Ça peut pousser certains propriétaires de chiens-loups à donner satisfaction au public, ce qui peut être très gratifiant comme expérience. Pour les propriétaires adeptes de la théorie du mâle alpha ces rencontres avec un public avide de spectaculaire les confortent dans leur vision et agissent comme un auto-renforcement.

Article coécrit avec Elsa Resurgo.

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Friandises naturelles et zéro déchet!

Bonjour,

Je souhaitais partager avec vous les différentes friandises/trucs à mâchonner que je donne à Isaac, que ça soit pour nettoyer son tartre, combler ses besoins masticatoires, l’occuper pendant mes absences ou encore le récompenser lorsqu’il agit correctement.

os.jpgTout d’abord, j’ai vidé mon stock d’os en peau de buffle que l’on trouve en vrac dans toutes les animaleries. Suite à la lecture d’articles tels que celui-ci, j’ai décidé de  passer au naturel, et de limiter au maximum le chimique!

  • Bois de cerf/daim: il est très facile de s’en procurer en animalerie, sur internet, et si vous avez de la chance en forêt. Avant de le donner à votre chien, vérifiez que le bois soit « au naturel » (sans vernis ni peinture), et qu’il n’y ait pas d’angle vif suite à la coupe. Il en existe de différentes tailles, et certains sont coupés en deux dans la longueur pour un accès plus facile à la moelle. A vous de choisir selon la taille de votre chien et la puissance de sa mâchoire! En six mois, mon chien-loup tchécoslovaque n’en a usé que 2 centimètres ^^
  • Corne de buffle d’eau: trouvable en animalerie ou sur internet. Tous les chiens de mon entourage adorent ça! En revanche, ça laisse des copeaux partout…
  • 1514056217556Oreilles de cochon, de lapin, d’agneau, de bœuf, de daim, etc séchées: trouvables en animalerie ou sur internet. Mon chien préfère celles ayant encore les poils, et n’est pas fan de celles de lapin « nues ».  On peut également leur donner les oreilles crues (surtout si le chien est au barf), trouvables chez le boucher.
  • Nerfs/cimiers de bœuf séchés: Souvent par bouts de 12cm de long, les chiens en raffolent. Je les donne congelés, pour rallonger de quelques minutes leur durée de vie!
  • Sabots de veau: mon boucher m’en donne, mais on peut également s’en procurer sur internet. Très tendres, c’est vite mastiqué (en tout cas avec un grand chien).
  • Fromage de Yak : barre assez dure qui a résisté plusieurs heures aux mastications de mes chien-loups 😉 Ils n’ont eu aucun souci digestif après, je recommande !
  • Panse de bœuf/d’agneau/verte séchée: très appétante! Attention, ça laisse une odeur assez horrible sur les doigts! La panse verte peut créer une diarrhée sur des chiens non habitués, à introduire doucement…
  • poussinFriandises crues: oreilles de porc, de lapin, de bœuf, etc. pied de porc, nerf/cimier de bœuf, poussins. Pour les chiens au barf, les poussins sont la récompense ultime!
  • Racine ou bout de bois: Il convient de faire attention aux morceaux et à l’essence de bois choisie. Il peut y avoir des échardes qui peuvent blesser gravement le chien au niveau de la bouche, ou du système digestif.
  • Autres friandises séchées telles que des tendons d’autruches, des pattes de poulets, des cœurs de poulets, des poumons d’agneau, du foie de bœuf, des poissons, etc.

 

L’idéal dans une optique zéro déchet est l’acquisition d’un déshydrateur (d’occasion idéalement), pour effectuer les friandises soi-même! Sinon on peut aussi déshydrater à l’aide d’un four, mais les résultats ne sont pas toujours concluants.

 

Attention aux os à moelle, régulièrement des chiens se retrouvent avec l’os coincé autour de la mâchoire inférieure. De plus, les os cuits ou crus non charnus sont très dangereux! Il est également recommandé de ne pas donner de la viande crue à un chien aux croquettes, ça risque de causer des problèmes intestinaux.

Je trouve la plupart des articles chez mon boucher ou en vrac en animalerie 😉

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