L’accompagnement d’un.e chien.ne malade chronique !

akita inu MICI et gastrite chronique

Avoir un.e chien.ne malade, c’est endosser malgré soit un rôle d’aidant et ce rôle est majoritairement endossé par les femmes, malgré que ce ne soit pas forcément elles qui aient choisi d’accueillir un.e animal.e au sein du foyer. La maladie va impacter trois aspects principaux : les finances, le temps et la charge mentale ! On choisit rarement d’adopter sciemment un.e animal.e malade.

  • Le premier point auquel on pense, c’est le vétérinaire ! Entre la planification des rendez-vous de suivis, le temps passé pour se rendre aux rendez-vous, le temps passé en clinique ou à attendre durant les examens, la collecte de données, le coût des examens et des traitements, et évidemment le temps passé à soigner au quotidien. La plupart des chien.nes étant accompagné par une équipe de professionnels (vétérinaires, comportementaliste, pet-sitter, etc), il faut également coordonner tout le monde, à l’aide de mails et d’échanges téléphoniques. Tout ceci induit une grande charge mentale, et une fatigue non négligeable.
border collie spondylose et arthrose
Sirius, qui a une spondylose et de l’arthrose aux hanches, ainsi qu’une maladie valvulaire mitrale dégénérative de stade 2
  • La collecte de données va permettre de pouvoir analyser précisément les symptômes et les effets des soins. Comme la douleur n’est pas objectivement quantifiable, cette collecte de données permettra de l’évaluer plus précisément. Selon les pathologies on y retrouve le jour, les traitements données, les activités effectuées, les symptômes et les comportements ainsi que l’horaire à laquelle celleux-ci ont été observés, leur récurrence, leur intensité, etc.
    • Lorsque Ukkima est douloureuse au niveau digestif, elle émet ces comportements :
      • déglutitions et demande de massage de l’oesophage durant plusieurs minutes après ingestion de nourriture;
      • mâchonne l’air;
      • tension sur la laisse;
      • déplacement « en crabe » de manière à éviter que la laisse touche le dos ou le ventre;
      • mordillements compulsifs des pattes et des flancs;
      • hypersalivation;
      • « toux » de reflux acides;
      • léchages compulsifs du sol ou des mains;
      • secoue la tête et le corps en balade, avec une oreille de côté;
      • gratte les oreilles;
      • intolérance à la présence de ses congénères;
      • anxiété de solitude;
      • positions antalgiques pour se reposer;
      • coprophagie sur selles de congénères….
    • Ce sont des exemples, chaque chien.ne est unique et proposera des comportements spécifiques.
coton de Tuléar MICI
Willy, qui est atteint d’une MICI et d’un ulcère de l’estomac et du duodénum
  • Les douleurs ressenties par les chien.nes peuvent faire apparaître des comportements dits « problématiques » tels que de la réactivité aux humain.es ou aux congénères, des phobies et des peurs, une sensibilité à certains bruits, de la protection de ressources, une sensibilité aux touchers et aux manipulations, des destructions, etc. C’est pourquoi il est important de noter les changements de comportement de votre chien.ne. Ces comportements peuvent être compliqués à vivre car tant que l’animal.e est douloureux.se, il n’est pas possible, ni éthique, de mettre en place une rééducation. Selon les comportements émis par l’animal.e, ils peuvent conduire à une augmentation de l’anxiété et de l’isolement chez l’humain.e.
    • Par exemple, certaines pathologies vont entraîner une anxiété de solitude chez l’animal.e. Excepté pour les personnes ayant un post en télétravail ou qui peuvent emmener leur chien.ne sur leur lieu de travail, ça peut être une situation compliquée à vivre car il faudrait une présence continue. Il est également essentiel que l’humain.e prenne soin de lui ou elle et soit épanoui.e afin d’être en capacité émotionnelle et physique pour accompagner correctement son animal.e.
berger australien arthrose
Jeï, qui a de l’arthrose au niveau cervical, dorsal et lombaire
  • Les gardien.nes souhaitent la meilleure qualité de vie possible à leur chien.ne et sont en permanence à la recherche d’améliorations et pour trouver le meilleur équilibre possible entre toutes les contraintes du quotidien. Iels effectuent une prise de renseignements complémentaires en échangeant avec d’autres gardien.nes, et en lisant des articles scientifiques traitants de cette pathologie. Ceci va leur permettre de mieux comprendre ce que vit leur chien.ne, de partager leur expérience, de se sentir soutenu.e, et également de se rassurer; mais cela rajoute au temps passé et à la charge mentale….
MICI akita américain croisée beauceron
Asuna, qui souffre d’une MICI
  • Si vous souhaitez soutenir un.e ami.e qui a un.e chien.ne avec une maladie chronique, soyez à son écoute, proposez lui des activités qui vous permettent de partager un bon moment ensemble, tout en prenant en compte les besoins de son binôme canin, afin de respecter les besoins de tout le monde !

Je tiens à remercier l’équipe de vétérinaires qui accompagne avec réactivité et bienveillance Ukkima depuis plusieurs mois, ainsi que les familles que j’accompagne pour votre compréhension lors des reports de rendez-vous de dernière minute lorsque Ukkima est en crise.

Félicitations aux gardien.nes de chien.nes qui vivent avec une maladie chronique, vous êtes géniaux !

Stark, qui avait une MICI

Pour en savoir plus sur les douleurs chroniques :

L’histoire de Stark via son comportement et sa santé

chien-loup Tchécoslovaque dans vignes

Stark est arrivé dans notre famille peu après son premier anniversaire. Nous venions de faire face à la perte soudaine d’Isaac et avions besoin d’un chien loup afin d’accompagner Hestia qui allait nous rejoindre.

Stark était décrit par sa précédente famille comme « fugueur » (il avait des brulures de collier électrique au niveau du cou lors de son arrivée chez nous), « destructeur », et « protecteur ». À son arrivée, c’était un chien très anxieux, qui s’est mis à hurler au moment où j’ai fermé la porte des toilettes en arrivant à la maison, malgré la présence de mon conjoint dans la pièce avec lui. Il est arrivé avec des croquettes multicolores, que l’on a utilisé finalement en tant que renforçateurs alimentaires, et il est passé au BARF directement le jour de son arrivée.

chien-loup malade
Stark plusieurs mois après son adoption

Après plusieurs jours d’observation, il s’est avéré que Stark

  • ne savait pas se retenir,
  • proposait une grosse protection de ressources sur la nourriture (au point de charger le moindre être vivant dans la même pièce tant qu’il lui restait à manger dans la gamelle),
  • broyait les mastications et explosait les jeux de foraging du type kongs fourrés,
  • se jetait sur les mouchoirs en papiers pour les avaler,
  • contrôlait le moindre mouvement de Hestia, et il n’hésitait pas à l’agresser si elle changeait de position dans son panier,
  • était très intense dans ses prises en bouche après ses repas, on a longtemps cru qu’il proposait des Zoomies intenses le soir,
  • hurlait, faisait ses besoins, détruisait et mangeait le papier accessible et allait jusqu’à se blesser lorsqu’il était séparé de moi et/ou de Hestia,
  • avait très peur de tout en extérieur et il l’exprimait en chargeant et en grognant (vers les humain.e.s, les autres animaux, les voitures, les vélos, etc)….

Bref un chien intense, qui demandait un accompagnement permanent et me générait une grosse charge mentale. Étonnamment, il cohabitait sereinement avec Albator notre chat. Il a toujours eu des selles non moulées, ainsi que des vomissements de bile plusieurs fois par semaine. Il a toujours mangé de l’herbe et proposé régulièrement des crises de reverse sneezing, mais l’intensité et la fréquence de ses comportements variaient par période. De plus en période de mue, il déclenchait toujours un ou plusieurs hotspots; et son poil a toujours été peu dense et moutonneux. Stark a toujours été très fin physiquement malgré la pratique du canicross de façon régulière, et des balades quotidiennes.

Stark par Groseille Choco,
on peut voir une tension musculaire au niveau de ses yeux et de sa bouche, caractéristique chez lui d’une douleur (évidemment personne ne le savait au moment de la prise de cette photo)

Après plusieurs années ensemble :

  • Stark était capable de manger dans la même pièce que Hestia, et même de partager sa gamelle vide, mais il a toujours émis des bruits lors des préparations des gamelles. C’était le seul chien à le faire, que ça soit Hestia, Ukkima ou les pensionnaires…
  • A ses 6 ans, Stark est progressivement devenu sensible à certains bruits, tels que les pétards, coups de feu, grincements, etc; au point de se mettre à trembler durant de longues minutes et de se faire dessus.
  • Stark était propre en intérieur sauf lors des absences ou lorsqu’il stressait, et il s’est mis à faire des terreurs nocturnes vers ses 6,5 ans…
  • Hestia pouvait se déplacer librement dans la maison (et heureusement vu ses marathons nocturnes ses dernières années), mais en extérieur si elle partait devant ou si elle rencontrait des congénères, Stark chargeait, hurlait, se débattait, etc.
  • Avec l’accompagnement d’une professionnelle du monde canin spécialisée en anxiété de solitude, j’ai pu le laisser dans mon salon lors des absences, mais il avait à disposition un tas de livres « explosables » qui étaient régulièrement avalés, ainsi que des mictions lors des absences de plus de 4h.
  • Il était capable de rester en intérieur ou en voiture sans dégâts ni vocalises lorsque je m’absentais moins d’une heure avec Hestia.
  • Il était capable de croiser sereinement (laisse détendue) humain.e.s, voitures, vélos, chevaux, mais il proposait des mises à distance à ses congénères de plus de 10kg, aux vaches, aux moutons, et aux chats! Il s’est mis à prédater Albator à ses deux ans, et la cohabitation fût impossible malgré de nombreux essais. Il a toujours eu un gros besoin de contrôle, qu’on a longtemps confondu avec de la prédation pure car les comportements étaient similaires, surtout en extérieur où Stark fonçait contrôler ce qu’il n’identifiait pas correctement ou ce avec quoi il n’était pas à l’aise.
  • Selon les périodes il continuait à se jeter compulsivement sur les mouchoirs en papier et les livres.
Stark qui mange un mouchoir dans la rue, pendant une crise de MICI fin 2024

Au moment des vacances de Noël 2023, soit à ses 7 ans, il a soudainement perdu plusieurs kilos et était beaucoup moins énergique qu’auparavant, il s’est mis à déglutir de façon répétée la nuit, il laissait des taches de bave là où il se posait et une boule de la taille d’une balle de golf est apparue au niveau de sa thyroïde. Début janvier, on a effectué un bilan vétérinaire, où ses analyses sanguines sont ressorties parfaites, et où la vétérinaire m’a expliqué (de façon culpabilisante) que ses déglutitions nocturnes venaient d’un problème comportemental…. J’ai dû insister et on a pu effectuer un scanner afin d’essayer de comprendre l’origine de cette masse au niveau de la thyroïde. Bilan de ce scanner : ce n’est pas un cancer, on ne peut rien faire de plus !

Mais j’avais un chien de 7 ans, qui avait l’énergie d’un animal en fin de vie, et dont le comportement se détériorait. Par exemple, il tolérait de moins en moins mes absences, si je partais avec Ukkima il cherchait à nous rejoindre à tout prix (merci aux personnes qui l’ont sécurisé en voiture lors des séances de Mantrailing). J’ai donc été demander un second avis vétérinaire, où on m’a dit, « c’est un chien-loup, c’est peut être une maladie non canine ». J’en ai parlé sur les groupes de race Chien-loup Tchécoslovaque, et ce n’était pas des symptômes « récurrents ». J’ai été demander un troisième, et heureusement dernier, avis vétérinaire. Lors du bilan, il a de suite émis l’hypothèse que Stark souffre d’une MICI (maladie inflammatoire chronique des intestins). Après plusieurs examens, il s’est avéré que sa MICI était avancée, avec un système digestif très détérioré.

On a essayé de faire évoluer son alimentation pour une meilleure digestibilité en passant à une ration ménagère adaptée à sa pathologie, mais ça a aggravé ses diarrhées et sa sensibilité générale a augmenté. On a donc choisi de rester sur une ration ménagère mais à la viande crue, tout en continuant à se faire accompagner par des professionnelles de la nutrition animale, et on a observé une amélioration de ses selles, qui a permis de revenir à l’état avant le changement alimentaire.

Différents traitements médicamenteux ont été essayé, sans succès. On a pu observer que lors des phases de poussées de la MICI, Stark ingérait énormément d’herbes et de papiers, qu’il tolérait beaucoup moins mes absences, qu’il maigrissait, qu’il avait du mal à retenir ses mictions, qu’il prédatait plus et que sa réactivité augmentait, qu’il était plus intense dans ses comportements, bref un chien douloureux qu’on a longtemps ignoré par méconnaissance 😥 Stark a toujours fait de son mieux pour nous faire plaisir, et être avec nous ❤

Après avoir écrit ce témoignage et avoir échangé avec de nombreux.ses gardien.ne.s de chien.ne.s souffrant de MICI, il s’avère que l’influence génétique de ce type de maladie est très importante. Pourtant il est de notoriété publique que les chien-loup Tchécoslovaques sont sensibles au niveau digestif et qu’il est nécessaire pour la majorité d’entre elleux de manger des aliments à haute digestibilité. Si le vécu de Stark et mon témoignage peuvent permettre de mieux accompagner ces chien.ne.s et d’éviter de faire reproduire des chien.ne.s « malades », ça serait énorme !

Stark par Photosundhy

Livres recommandés !

Voici une liste, qui sera amenée à évoluer, des livres que je recommande :

Chiens

  • Pour les débutants en éducation canine :
    • Mieux choisir son chien : Une approche scientifique, comportementale et humaine, Cynotopia, Lagrée Ségolène et Mahoudo Corentine
    • Le comportement de mon chien, Charlotte Duranton
    • Rendre son chiot heureux, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • Apprivoiser son chien …en 10 min par jour, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • A l’école des chiots :  Les bases d’une éducation positive réussie (en partenariat avec la SPA), Agnès Matthys
    • pour agir en cas d’urgence : Savoir donner les premiers soins à son chien, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • pour les permettre aux enfants de mieux connaître les besoins canins : Tom & Clafouty : amis pour la vie, Marion Bollache et Louanic Rousseau
    • pour effectuer de la prévention morsure chiens : Comprendre le chien en famille, Livre pédagogique prévention morsure de chien, Céline De Vry
    • pour une cohabitation sereine avec bébé : Un chien dans la famille, Perrine Vuche & Eloïse Desmaris
    • pour avoir les bases des soins coopératifs : Entraîner son chien aux soins du quotidien, Sophie Bourdon et Julia Techene
    • pour comprendre le consentement : Consent is doggy, Julia Kela

  • Pour mieux comprendre la communication canine :
    • Le langage du chien, comprendre tout ce qu’il veut vous dire, Lili Chin
    • L’aboiement – le son d’un langage, Turid Rugaas

  • Pour stimuler son chien :
    • Rendre son chien heureux, Elodie Martins et Françoise Claustres pour proposer des activités mentales, masticatoires et olfactives à votre chien : Comment occuper mon chien?, Julie Claeyssen
    • pour proposer des activités mentales, masticatoires et olfactives à votre chien : Comment occuper mon chien? , Julie Claeyssen
    • Stimuler l’intelligence de votre chien, Claire Arrowsmith
    • Mon chien s’ennuie !, Elodie Martins et Françoise Claustres
    • 101 tours de dressage: Pour stimuler votre chien, renforcer votre complicité et épater vos amis, Kyra Sundance et Chalcy
    • Comment apprendre de vieux tours à un nouveau chien, Dr Ian Dunbar
    • La Méthode Tellington TTouch, Linda Tellington-Jones
    • Dog Games : Stimulating play to entertain your dog and you, Christiance Blenski
    • Mon chien a du nez ! Bien démarrer une activité ludique et sportive : Le Nosework, Laure Hanouna
    • Les 5 sports canins gagnants, Yannick Thoulon et Chloé Fesch
    • Canine Enrichment for the Real World, Allie Bender, CDBC & Emily Strong, CDBC

  • Pour approfondir ses connaissances canines :
    • la référence scientifique du moment : Comportement et bien-être du chien, Une approche interdisciplinaire, Bedossa Thierry et Jeannin Sarah
    • pour comprendre ou modifier le comportement d’un animal : Le nouvel art de l’éducation, Don’t shoot the dog ! , Karen Pryor
    • pour accompagner la prédation de votre chien.ne : Travailler la prédation ensemble, Simone Mueller
    • pour LE livre pour accompagner la peur, la frustration et l’agression chez le chien : Behavior Adjustment Training 2.0, Grisha Stewart, M.A., CPDT-KA
    • pour découvrir la médiation animale : Le chien qui soignait les enfants, Chroniques d’une Cynothérapeute, Adeline Vaillant
    • une chouette histoire d’adoption : Adoption d’un chien, Les clefs de l’équilibre, Louanic Rousseau
    • pour diminuer la réactivité canine : Fight! A practical guide to the treatment of dog-dog agression, Jean Donaldson (livre en anglais)
    • pour mieux comprendre l’anxiété de séparation : Separation Anxiety in Dogs, Next Generation Treatment Protocols and Practices, Malena Demartini-Price, CTC (livre en anglais)
    • pour accompagner un chien sourd : Vivre avec un chien sourd, que du positif !, Christine Barreau
    • pour comprendre la race Border Collie : Dans la tête du Border Collie, Comportement et Éducation d’une race extraordinaire, Elsa Weiss, Cynopolis
    • pour gérer plusieurs chiens Feeling Outnumbered? How to Manage and Enjoy Your Multi-dog Household, Karen B. London et Patricia B. McConnell (livre en anglais)
    • pour découvrir les différentes utilisations du flair : L’incroyable odorat du chien, Un sens extraordinaire au service de l’homme, Franck Rossell
    • pour appréhender les sports de traction : Faites du sport avec votre chien, Francis Machecourt
    • pour muscler son chien :  Objectif cavaletti, Cynotopia
    • pour découvrir l’univers des chiens de recherche de cadavres : What the dog knows: Scent, Science, and the Amazing Ways Dogs Perceive the World, Cat Warren (livre en anglais)
    • pour découvrir l’évolution des chiens à nos côtés: Homo Canis: une histoire des chiens et de l’humanité, Laurent Testot
    • pour comprendre comment se mettent en place et se déroulent les études scientifiques : Dans la tête d’un chien, Gregory Berns
    • pour soigner naturellement son chien : Ma bible des soins naturels pour le chien, Nelly Coadic
    • pour comprendre comment élaborer un BARF équilibré : Le BARF selon la science, Enjeux & micro-nutrition, Justine Rivière
  • Atlas d’anatomie du chien, du chat et des NAC, Les fondamentaux, Thomas O. McCracken et Robert A. Krainer avec la collaboration de David Carlson
  • pour comprendre le lien que nous entretenons avec les animaux : Face aux animaux; Nos émotions, nos préjugés, nos ambivalences, Laurent Bègue-Shankland

Chats

  • L’indispensable : Le comportement de mon chat, Brunilde Ract-Madoux
  • Le langage du chat, comprendre tout ce qu’il veut vous dire, Lili Chin
  • Pour comprendre le comportement de son chat de façon ludique : Pourquoi mon chat n’aime pas les portes fermées ? Et autres questions fondamentales sur ses petites habitudes, Brunilde Ract-Madoux et Agathe Gastaldi
  • Pour être un parfait « humain de chat » : Comprendre votre chat, Sonia Paeleman
  • pour soigner naturellement son chat : Ma bible des soins naturels pour le chat, Nelly Coadic
  • Pour stimuler son chat :
    • Les meilleurs jeux pour votre CHAT, Gabriele Linke-Grün
    • Faites jouer votre chat, Claire Arrowsmith
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Equidés

  • Dans la tête d’un cheval, Léa Lansade

Harnais ou collier: lequel choisir?

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On entend actuellement des informations contradictoires entre ceux qui ont toujours éduqués leurs chiens avec un collier, et qui considèrent qu’un harnais c’est uniquement pour tracter, et ceux qui pensent qu’un collier est un objet de torture et qui ne jurent que par les harnais ! Il y a des inconvénients et des avantages à chaque outil, et ce qui conviendra à votre chien et à vous ne correspondra peut-être pas pour d’autres. Dans cet article, je vais essayer de vous permettre d’effectuer votre choix au mieux.

 

Colliers

Les colliers sont moins chers et offrent une plus grande liberté de mouvement lorsque le chien est détaché ou en marche au pied. Attention cependant, le cou des chiens étant assez similaire au notre, je vous laisse imaginer les douleurs et les dégâts lorsqu’un chien effectue toutes ses balades en tractant avec un collier, ou lorsqu’il se prend des à-coups régulièrement ! Je ne m’attarderai pas sur les colliers étrangleurs et sur les torcatus (ceux à pointes), leurs dommages ne sont plus à démontrer.

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Stark avec ses colliers semi-étrangleurs : le Manmat et celui en corde Trixie utilisé comme porte-médaille

Un collier est obligatoire dans la majorité des clubs canins car beaucoup de disciplines se pratiquent avec ce seul outil. Il permet de maîtriser plus facilement son chien car il agit directement sur la direction de la tête, et la sensibilité du cou ne permet « normalement » pas à un chien de tracter aussi fort qu’avec un harnais.

  • Collier plat

Le collier plat est le collier de base. La largeur du collier permet un certain confort : plus le collier est large, plus il est confortable pour le chien. Néanmoins le collier doit rester d’une largeur raisonnable permettant au chien de bouger sa tête.

Il existe en différents matériaux : cuir, nylon, tissu, biothane, etc. On en trouve à tous les prix selon la qualité des composants et la résistance du collier. Il dispose en général d’un mécanisme de réglage et d’une fermeture, ces composants sont souvent les composants fragiles du collier qui seront susceptibles de céder en cas de contrainte.

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San et son collier plat

Par contre, un collier plat reste à la même dimension une fois mis au cou du chien. Ce qui signifie que s’il est réglé trop large, le chien peut en sortir, surtout si son cou est large par rapport à sa tête. S’il est réglé trop serré, il gène le chien en permanence. Si ce collier est laissé en permanence sur le chien, il peut écraser les poils.

  • Collier semi-étrangleur ou martingale

Il existe en métal, en nylon, en corde et en tissus. Ma préférence va à ceux en nylon et en tissus car ils ont une certaine largeur qui est plus confortable pour le chien.  L’avantage de celui en métal, c’est sa solidité lors de jeux entre chiens qui s’attrapent au niveau du cou. Attention par contre aux allergies, que certains chiens peuvent développer à cause des substances qu’il libère.

Ce collier permet en position « lâche » de ne pas serrer le cou et de garder de beaux poils. En position « serrée », lorsque l’on tend la laisse par exemple, il est ajusté au cou, mais il ne doit surtout pas étrangler,  et permet de maintenir le chien correctement. Je le conseille pour des chiens qui tirent au renard (vers l’arrière) lors de crises de panique, en complément d’un harnais trois points dont je vous parlerai ci-dessous.

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Hestia avec son collier Manmat

J’utilise les colliers rembourrés Manmat pour leur absence de réglage ce qui les rend plus solides, et leur confort.

Harnais

Les harnais étaient à l’origine conçus pour des activités spécifiques : traction, sauvetage en mer, portage, randonnée avec sacs de bât,  etc. Avec l’arrivée de méthodes d’éducation canines plus respectueuses et à l’écoute du chien, l’utilisation de harnais s’est popularisée, mais avec énormément de harnais inadaptés à la pratique. Je vais présenter ci-dessous certains modèles de harnais confidentiels mais pour lesquels j’ai eu de bons retours, mais également des modèles plus communs et faciles à se procurer. A vous d’observer si le harnais que votre chien porte est adapté à lui et à votre utilisation !

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Stark en harnais Perfect Fit violet
  • Harnais en H

Mon chouchou, le harnais de base qui s’est perfectionné avec l’engouement pour les harnais. Il permet une bonne liberté de mouvement à la plupart des chiens, il dégage bien les articulations, et selon les modèles il dispose de nombreux points de réglage. Certains harnais dont je vais parler disposent de deux attaches : celle sur le dessus et celle devant pour éviter la traction. Celle sur le devant, devra être utilisée uniquement le temps de l’apprentissage de la marche en laisse pour limiter les problèmes articulaires futurs.

Je vais citer quelques modèles que je recommande, ils sont listés par ordre de préférence :

Harnais 4dox : C’est le harnais actuel de Stark ! Harnais très confortable pour le chien, tout en étant fin et discret. Il est réglable de partout et dispose de 3 attaches : deux sur le dos, une anti-traction à l’avant. Il existe en 3 taille uniquement, ce qui peut être inadapté pour un chien fin et long, ou un chien trapu et court. On peut choisir la couleur de la sangle, ainsi que celle de la doublure.

AnnyX Fun : harnais très ergonomique, qui passe bien derrière les coudes et ne tourne pas. Par contre la sangle ventrale n’est pas réglable, et il n’a pas d’attache à l’avant.

AnnyX Open Fun : il a les mêmes caractéristiques que le Fun, avec deux ouvertures au niveau de l’encolure.

AnnyX PROTECT : il a les mêmes caractéristiques que le Fun mais est fluorescent !

Dog Addict : harnais de balade hyper confortable pour les chiens actifs qui sont vite irrités ! De plus l’attache est suffisamment loin pour ne pas gêner le chien, et ça évite ainsi la longe qui s’emmêle dans les pattes arrières !

Grossenbacher Polyvalent : harnais hyper confortable pour le chien avec du rembourrage et un placement de sangle au top! De plus, il est très résistant et adapté aux chiens puissants!

Trail Outdoor Geschirr : harnais qui ne tourne pas et pour les chiens qui passent leur temps à renifler, il leur permet de respirer même la truffe au sol ! Très confortable, il dispose également d’une poignée.

Comfort Walk Air de Dog Copenhagen : Il a des sangles fines mais confortables et solides, une ouverture possible au niveau de l’encolure, et une attache pour une médaille. La sangle ventrale n’est malheureusement pas réglable et il n’a pas de poignée.

Harnais Haqihana : Il a des sangles en nylon, adapté à toutes les morphologies et cinq points de réglage.

Momentum de Kyflie : harnais Français assez confortable, avec deux points d’accroche et une poignée ! Par contre il n’y a pas d’ouverture au niveau de l’encolure, ni de réglage possible de la sangle ventrale.

Junih : Il dispose  de 4 clips pour être enfilable plus facilement pour un chien compliqué, et il a une poignée ! Par contre, il n’existe que 3 tailles et la gamme de couleur est également assez limitée.

Balance Harness Buckle-Neck de chez Blue-9 Pet Products : Le point fort de ce harnais est le réglage possible de toutes les sangles! Un guide de réglage du harnais est disponible pour qu’il soit confortable et qu’il permette une liberté de mouvements totale. Il dispose de 3 clips ce qui est agréable pour un chien qui n’aime pas passer sa tête dans le harnais. Selon moi, le nombre de réglage possible doit diminuer la résistance. La largeur des sangles me fait craindre des irritations, surtout si c’est l’anneau du devant qui est utilisé.

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Jeï en Ruffwear Front Range rose

Ruffwear Front Range : Un des harnais de balade les plus recommandé du moment ! Il est confortable, facile à trouver, résistant, avec une poignée….  Il faut l’enfiler par la tête ce qui rebute de nombreux chiens. Le manque de réglage au niveau ventral le rend inadapté pour certains chiens ayant par exemple un petit buste. L’attache est située entre les omoplates, ce qui peut être inconfortable pour certains chiens.

True Love Forest :  Il a une  longue ligne de dos qui permet une attache sur le dos et pas entre les omoplates. Il a également une ouverture au niveau de l’encolure, ainsi qu’une poignée! Les chiens arrivent plus facilement à en sortir que pour les autres modèles de harnais en H. De plus, il est assez rigide, et peut bloquer le mouvement des épaules.

True Love Moutain : Il a de fines sangles sur le dessus et bénéficie d’une poignée ! Il convient bien aux chiens ayant un buste fin. Par contre pas de réglage possible au niveau du ventre et pas d’ouverture au niveau de l’encolure.

True Love Colorado :  L’attache est sur le dos, et tout est rembourré pour les chiens sensibles. Par contre pas de réglage possible au niveau du ventre et pas d’ouverture au niveau de l’encolure.

True Love Escape : L’attache est sur le dos, avec de fines sangles, une poignée et une sangle ventrale réglable ! Par contre, il n’y a pas d’ouverture au niveau de l’encolure.

Comfort Walk Pro de Dog Copenhagen : Il est équivalent au niveau des fonctionnalités au Ruffwear Front Range, mais sa partie ventrale est plus fine, ce qui correspondra mieux aux chiens ayant un poitrail étroit.

Wolters Professional Comfort : Harnais confortable tout en permettant des mouvements libres. Il a une attache devant et la sangle ventrale est réglable!

Harnais Style I-Dog : Il est facilement trouvable en animalerie et dispose d’une poignée. Je regrette la largeur et la rigidité des sangles, ainsi que l’attache entre les omoplates, ce qui en fait un harnais peu confortable et qui tourne facilement.

harnais en H

 

  • Harnais trois points 

Je recommande ce type de harnais pour un chien qui sort de tous les colliers ou harnais, mais doublé par un collier (plat ou semi-étrangleur) ajusté !En effet, certains chiens arrivent à en sortir donc il vaut mieux prévoir plusieurs sécurités. Je le recommande également pour les chiens craintifs, car il enveloppe le corps du chien ce qui contribue à le rassurer (comme le fonctionnement du Thundershirt). Ces harnais s’adaptent à différentes morphologies grâce aux nombreux réglages possibles.

AnnyX SAFETY : Harnais très résistant et conçu pour les chiens « dits fugueurs », il est simple mais optimisé !

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Hestia en harnais Ruffwear webmaster

Ruffwear Webmaster :  La poignée est idéalement située pour pouvoir supporter son chien de façon équilibrée et sans le blesser. Par contre il peut s’avérer compliqué à enfiler car le chien doit passer sa tête dedans et ensuite soulever une patte avant. Ces gestes ne sont pas évidents avec un chien très craintif, ou un chien alité.

J’ai utilisé ce harnais plus d’un an quotidiennement avant de voir des signés d’usure dus aux frottements contre le milieu extérieur. Il résiste bien et m’a permis d’aider Isaac à se mouvoir lorsqu’il était en fin de vie.

Ruffwear Flagline : La poignée ainsi que la forme du harnais permet d’aider son chien facilement et de manière confortable pour le chien. Il est léger et adapté à la plupart des morphologies. Il est facile à mettre et à enlever comparé aux autres harnais trois-points, car il y a juste la tête à passer. La sangle ventrale n’est pas réglable. C’est le seul harnais trois points à avoir une boucle anti-traction à l’avant.

Winhyepet Redrock 3M – Front Range : Il dispose d’une attache sur le dos et d’une attache sur le devant, ainsi que d’un large plastron. Par contre, il est limité au niveau des réglages.

True Love Excursion : Il est équipé d’une poignée, et est vendu avec un sac de bât séparable. La forme est similaire au Webmaster.

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Oria en Wolters Harnais Professional No Escape

Wolters Harnais Professional No Escape et Trixie Panic Stay : harnais en sangles nylons avec plusieurs attaches plastiques, ils me semblent moins résistants et moins confortables pour le chien. Mais ils sont également plus accessibles en terme de prix 😉

 

 

 

 

 

harnais 3pts

  • Julius K9

Le Julius K9 est LE harnais que l’on voit partout, qui donne une impression de solidité, de sécurité, pratique à enfiler, idéal pour tenir le chien grâce à sa poignée et personnalisable grâce aux patchs.  Malheureusement la plupart des chiens arrivent à en sortir facilement, pour éviter cela la marque propose un accessoire supplémentaire une « ceinture de renfort » qui relie le plastron et la sangle ventrale en passant entre les pattes avant. Mais cet accessoire rend le harnais moins rapide à enfiler.

Il était à l’origine conçu pour les chiens de travail, donc son objectif n’était pas forcément de laisser une liberté de mouvement parfaite pour les balades. Il est actuellement l’objet de nombreuses critiques l’accusant de limiter les mouvements des épaules, et donc d’abîmer les articulations. Certains ostéopathes canins le déconseillent car ils observent chez les chiens qui tractent/tirent avec, « de l’arthrose prématurée sur certaines vertèbres thoracique » ( Animanuel-thérapie : Bien-Être Animalier).

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Leo en Julius K9
  • Animalin

Le harnais Animalin a été conçu par Catherine Collignon en tant que harnais anti traction. Lorsque le chien est attaché par la boucle de devant et qu’il exerce une traction, la sangle à l’avant se resserre par un effet martingale, et le chien est détourné. Cet effet martingale exerce une action sur les antérieurs, et agit sur les articulations qu’il peut abîmer. De plus, en entraînant le harnais vers l’avant, les sangles derrière les coudes s’avèrent irritantes pour le chien. C’est en partie pour tout  cela que je le conseille uniquement sur du chien adulte, le temps de l’apprentissage de la marche en laisse.

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Naya en harnais Animalin

De plus, lorsque la laisse est attachée à l’arrière du harnais, la sangle avant limite le mouvement des épaules de la même manière que le Julius K9, car ils sont tous deux des harnais de type norvégien. Quel que soit le lieu d’attache, ayant la même forme que le Julius K9, il est facile pour les chiens d’en sortir.

  • Easy-walk

Le harnais easy-walk est uniquement un harnais anti-traction qui fonctionne par effet martingale comme le harnais Animalin. Il dispose uniquement d’une attache devant, et a un prix plus abordable.

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Moon en harnais Easy-walk

Quel matériel utilisez avec votre animal ? Pourquoi ?

Partager des balades sereines avec son chien

Tout le monde rêve de balades avec un chien calme et à l’écoute de nos demandes, et les réseaux sociaux encouragent ce phénomène avec la mise en avant de chiens « parfaits » avec des vidéos soigneusement choisies et montées avant d’être publiées.

  • Besoins assouvis

Lorsque vous possédez un chien, il est essentiel de répondre à ses besoins fondamentaux pour assurer son bien-être physique et mental. Le premier point que j’ai choisi d’aborder est celui des besoins de votre compagnon à quatre pattes.

Chaque chien va avoir des besoins différents, qu’il est conseillé d’apprendre à connaître afin de pouvoir y répondre correctement. En général, un chien doit pouvoir profiter de minimum une heure de balade en liberté ou en longe par jour,à son rythme, avec régulièrement de nouveaux itinéraires de promenade. La promenade permet non seulement à votre chien de se dégourdir les pattes et de faire de l’exercice physique, mais elle lui permet aussi d’explorer son environnement et de se socialiser. Selon l’individu, il y aura également des besoins plus ou moins importants à assouvir au niveau social (avec ses congénères et les humains), et aussi au niveau cognitif ou physique.

Il est important de comprendre que chaque chien a sa propre personnalité et ses propres besoins, même si on peut observer certaines tendances génétiques.

Siobhan et Pulko

  • Environnement adapté et bonne santé

Le second point regroupe l’environnement et la santé. Un chien qui n’est pas serein dans un environnement ou qui est douloureux ne sera plus forcément en mesure de faire attention à vous ou tout simplement de faire attention à l’ensemble de son environnement. Il pourra accélérer sa démarche et celle-ci pourra devenir plus erratique.

Si votre chien est mal à l’aise dans son environnement de vie, vous pouvez commencer par adapter votre itinéraire, vos horaires de sortie, ou encore prendre la voiture. Vous pouvez également contacter un professionnel afin qu’il vous accompagne pour habituer ou désensibiliser votre chien.

Si votre chien se met soudainement à charger en bout de longe, ou à foncer sur des stimuli, pensez à rendre visite à votre vétérinaire. En effet, une douleur ou un sens en diminution peuvent modifier le comportement de votre chien.

Laïka, Vanille et Zora en forêt, un environnement où elles sont sereines

  • Gestion de longe

Le troisième point est la gestion de la longe, que je conseille d’utiliser dès chiot pour l’accompagner de façon sécuritaire dans ses apprentissages.

Une longe peut faire entre 5 mètres et 20 mètres, selon votre environnement de balade, la vitesse naturelle de déplacement de votre chien, vos capacités de gestion de la longe, etc. Elle doit être attaché à un harnais adapté à la morphologie de votre chien (voir article sur les harnais), de façon à limiter les à-coups sur une zone fragile si la longe au sol s’accroche ou que quelqu’un marche dessus de façon inconsciente.

Une longe tenue doit être gérée de façon fluide, afin que le chien n’ait pas besoin de tirer pour obtenir du mou, et en même temps de pouvoir le bloquer doucement si besoin. J’ai tendance à vulgariser en disant « ta longe doit faire un sourire sans toucher le sol entre le chien et toi ».

Maya équipée avec un harnais attaché a une longe

  • Apprentissages progressifs

Le quatrième point est de respecter le rythme du chien dans ses apprentissages, et d’être cohérent. Un chiot va se déplacer de façon imprévisible au gré de ses pensées, alors qu’un chien adulte va généralement aller à son rythme d’une odeur à l’autre. Il va donc falloir être beaucoup plus concentré et réactif lors d’une balade avec un chiot qui découvre le monde (et se faufile partout), et lui laisser le temps de comprendre le fonctionnement de son environnement.

Je conseille d’apprendre dès l’arrivée du chien, et de façon respectueuse, les règles que vous demanderez régulièrement lors des balades. Personnellement en balade, mes chiens doivent rester sur le trottoir jusqu’au signal « on descend », et rester sur le chemin balisé, je n’ai pas d’exigences concernant le respect des passages piétons, car je n’en ai pas dans les deux rues alentours, et donc je demande de traverser lorsque je trouve ça pertinent. Il est essentiel que vous choisissiez les règles qui vous seront utiles à vous personnellement, car chacun a des besoins différents.

Thémis et Poppy,
Poppy est attachée afin de l’accompagner à son rythme dans ses apprentissages

  • Calme au quotidien

Le cinquième point concerne les moments sociaux avec votre chien. On a tous en tête l’image d’Epinal du lancé de balles dans le jardin avec notre chien. Malheureusement il a été démontré que les jeux de balle provoquent la sécrétion d’adrénaline, et également des problèmes physiques, il convient donc de les limiter, voir de les éviter avec certains individus.

Je recommande aux familles partageant leur quotidien avec un chien ayant un haut niveau d’énergie de privilégier les balades calmes dans des environnements de campagne, et les activités de flair qui vont apaiser le chien.

Il va également être nécessaire avec certains individus de prévoir des plages de calme dans la journée, afin que le chien ait ses besoins en repos assouvis, ce qui évitera d’avoir un chien sur-stimulé qui est haut nerveusement.

Mylo en balade avec son humaine à cheval

  • Pauses durant les balades

Pour le sixième point, on va aborder les pauses en balade.

Il y a trois principales façons de faire des pauses en balade. La première c’est lorsqu’un chien ralenti ou s’arrête pour avoir le temps d’observer et d’analyser, il est judicieux de s’arrêter avec lui pour respecter son besoin, passer du temps avec lui, et comprendre la raison de son arrêt ; tout ceci va renforcer votre lien et apprendre à votre chien à s’arrêter lorsque c’est compliqué, plutôt que foncer, ce qui lui permettra de prendre le temps de mieux gérer la situation et il sera plus serein lorsque vous prendrez des pauses.

La seconde façon de faire des pauses en balade c’est lorsque l’on va se poser pour profiter de la vue, pique-niquer, s’hydrater, papoter avec une personne, etc. Personnellement j’apprécie ne pas avoir à demander à mes chiens de se poser lorsque je suis en train d’essayer de renseigner un touriste dans une langue étrangère.

La troisième façon concerne uniquement les balades à plusieurs chiens, où il sera judicieux de s’arrêter au niveau du chien le plus lent pour l’attendre et profiter avec lui. Cela permettra aux chiens plus dynamiques d’explorer à leur façon et aux chiens les plus lents de pouvoir prendre le temps dont ils ont besoin sans ressentir de pression.

Mac et Ivy en pause

  • Influence de l’humain

Le septième et dernier point va permettre de vous donner quelques sujets d’attention sur vous-mêmes lors des prochaines balades.

L’humain va énormément influencer son chien, que ce soit physiquement, émotionnellement ou via les odeurs qu’il sécrète. S’il nous est quasiment impossible de maîtriser nos odeurs, on peut agir avec de l’entraînement sur notre émotionnel, et un peu plus facilement sur notre physique.

Plus vous allez vous déplacer rapidement, plus votre chien risque de s’exciter et d’accélérer, donc il est intéressant de se balader d’un pas calme. Lorsque l’on aperçoit un stimulus, on a l’habitude en tant qu’humain de se tourner vers celui-ci et d’avancer vers lui, alors qu’il est plus judicieux de s’en détourner si on souhaite que notre chien l’ignore.

Pour les demandes orales, il est recommandé de réfléchir à l’utilité et à la pertinence de chacune de nos demandes, afin de ne pas saturer le chien et de lui transmettre, si possible, uniquement des indications utiles ou des félicitations. Si cela est possible, il vaut mieux parler d’une voix posée à notre chien qui ressent énormément de nos émotions.

Haiko et Shaman

 Voici mes 7 conseils pour se promener sereinement avec son chien.

En avez-vous d’autres à partager ?

Chaînes Youtube et Podcasts recommandés

chien vidéo ordinateur

Après avoir entendu de nombreuses fois « je me suis énormément renseigné en regardant les vidéos de …..  » mais mon chien fait ça/continue de/etc. Voici une liste (non exhaustive) de contenu accessible gratuitement ET qualitatif :

CHAÎNES Youtube

PODCASTS

  • 4380 jours par Aura

  • Kiffe ton chien ! par Romy Sauvageot
  • Vethologie
  • Dogcast
  • Maitre zen, chien Zen par Eduzen
  • La niche
  • La truffe dans la gamelle
  • Mon chien a du nez
  • Autour du Chien le rdv canin par Veronique Valy
  • Le chien en positif
  • Chuu
  • Madame a du chien

  • Fear Free Pets (en anglais)

  • The Lesson is love (en anglais)
  • Manhunter Radio (en anglais)
  • Scentsabilities Nosework Podcast (en anglais)

  • Félins

Avez-vous des pages à partager ? Qui soient bienveillantes évidemment !

Créer du lien : la base d’une belle relation avec son animal

Je recommande aux personnes qui viennent d’accueillir un nouvel individu au sein de leur foyer, de créer un lien avant de commencer à lui apprendre les règles de vie du foyer et ceci quel que soit l’âge de l’animal, son passif et nos envies ! La compréhension et la confiance commune permettront d’obtenir beaucoup plus à terme qu’une simple éducation.

Comment créer du lien ?

Aménager l’environnement

Les premiers temps ensemble, il est nécessaire d’aménager l’environnement de façon sécuritaire. Cela permettra à l’animal d’explorer son lieu de vie en toute sécurité, et cela nous permettra d’observer l’animal sereinement et sans devoir le contraindre régulièrement.

Par exemple si vous souhaitez que l’animal reste au rez-de-chaussée, installez une barrière en bas des escaliers, et fermez la. Cela vous évitera de devoir le reprendre dès qu’il envisage une exploration des niveaux supérieurs de l’habitation.

Si votre animal prend en bouche les affaires qui traînent, mettez les en sécurité, soit en hauteur, dans un placard ou dans une autre pièce, et ne laissez que ses jouets accessibles. Ainsi il apprendra à s’occuper avec ses affaires, et ça limitera les tensions qui pourraient surgir s’il abîmait des affaires de valeur.

Pour les premières balades, je conseille en général une longe et un harnais ajusté. Évidemment si le chien n’est pas habitué à porter un harnais, on lui proposera un collier en gérant parfaitement notre longe ; ou on utilisera le jardin le temps de le désensibiliser, surtout si l’environnement extérieur est très dense en stimuli. L’utilisation de la longe lors des premières balades, permettra à l’animal d’explorer les alentours à son rythme, le sécurisera et permettra de le guider.

Stark qui renifle à sa guise durant une balade

Mettre en place des signaux clairs

Pour interrompre un comportement indésirable, on entend souvent « non » énoncé de façon franche et brutale. Malheureusement, cette interruption orale n’apprend pas à l’animal le comportement qu’il aurait dû proposer. Il est plus efficace pour l’apprentissage et pour créer un lien, d’apprendre à l’animal le signal associé à un comportement adapté !

Par exemple pour un chien qui quémande à table, vous pouvez lui demander d’aller à son panier, de s’asseoir, de changer de pièce, etc ! Ce sont des comportements alternatifs qui devront avoir été renforcés au préalable et suffisamment maîtrisés pour être proposés dans cette situation.

Okashii en plein mulottage

Proposer un cadre sécurisant

Ce cadre éducatif va permettre au chien de se développer sereinement, il connaitra les possibilités de son action sur son environnement. Ce cadre dépend de chaque foyer, et de ses besoins propres. Pour le poser, il est recommandé d’avoir des règles cohérentes appliquées par l’ensemble des membres de la famille.

Par exemple, si vous choisissez que votre chien doit rester sur les chemins en balade, toute la famille doit s’y tenir et personne ne doit envoyer le chien dans les sous-bois !

Afin que le chien puisse avoir une base d’attachement sécure, il est idéal de ne lui proposer que des expériences qu’il est capable de gérer émotionnellement et de façon sereine. S’il n’est pas serein, vous pouvez le rassurer, le prendre contre vous s’il le souhaite, bref le soutenir afin qu’il sache qu’il peut compter sur vous. De plus, s’il prend peur de quelque chose, éloignez-vous en afin de respecter sa zone de confort et laissez le s’en rapprocher de lui-même, à son rythme.

Pixie la Berger Australien qui se détend au contact de son humaine

Renforcer les bons comportements

Notre éducation nous a donné l’habitude de punir les « mauvais » comportements, mais rarement de récompenser les « bons » comportements. Les termes « mauvais » et « bons » sont entre guillemets car ces appellations dépendent de notre façon de voir les choses. Un animal n’a pas cette conscience, il va produire un comportement car celui-ci lui a été ou lui est bénéfique. Il est donc judicieux de renforcer les comportements que l’on souhaite voir reproduire. Le renforçateur dépendra toutefois de ce que votre chien souhaite. On pense souvent aux friandises, mais il y a également les jeux, les marques d’affection, les odeurs à renifler ou à lécher, le gibier à prédater, une nouvelle zone à explorer, un congénère avec qui communiquer, etc. Et si votre animal ne souhaite pas être renforcé par ce que vous pouvez lui proposer, vous pouvez effectuer un conditionnement en utilisant le principe de Premack !

On peut aussi varier les manières de présenter le renforçateur suivant les préférences de l’animal. Par exemple, si un chien gourmand regarde calmement ses congénères avec une laisse détendue, on peut renforcer ce comportement avec une friandise donnée à la main s’il souhaite du contact, une friandise lancée au sol s’il aime renifler, une friandise lancée en l’air s’il aime canaliser le mouvement, une friandise dans une main qui s’agite puis est lancée aléatoirement s’il apprécie cela, etc.

Seth qui troupeaute des moutons, son activité favorite

Quels sont les 5 renforçateurs favoris de votre chien ?

Pour Stark c’est :

  • prédater les chats et les écureuil
  • pratiquer une activité de flair telle que le nosework ou le mantrailing
  • renifler les messages laissés par ses congénères
  • manger du cervelas/pâté de foie/rillettes/viande séchée lancés en l’air
  • se faire gratouiller le bas du dos

Pour Hestia c’est :

  • manger loin d’un humain
  • communiquer avec ses congénères
  • se faire gratouiller le ventre
  • courir aléatoirement
  • dormir sur un support moelleux et isolé

S’adapter à ses besoins et à ses envies

Il est nécessaire de connaître son animal, de savoir ce qu’il aime ou non, et dans quelles circonstances. Ceci afin de répondre au mieux à ses besoins, qui sont propres à chaque individu. Cela évolue toute la vie du chien, et demande du temps pour observer, pour analyser, et pour ensuite mettre en pratique !

Peïkko qui profite dans l’eau

Je rencontre régulièrement des binômes « qui n’ont pas le temps », alors que la clé c’est de prendre le temps avec votre animal ! Si votre chien désire renifler durant 15 minutes la même touffe d’herbe, restez à côté de lui calmement, longe détendue ou chien non attaché, observez comment il procède, quelles parties de son corps sont mobilisées, s’il revient d’un côté de la touffe d’herbe plus régulièrement, etc. Si vous aviez prévu 30 minutes de balade, et qu’au bout de 20 minutes en restant à ses côtés vous avez fait uniquement 3 mètres, c’est que votre chien a souhaité profiter de son environnement proche et c’est parfait !

Vous aurez compris dans cet article que l’anticipation, la compréhension de l’animal et le partage de moments agréables sont nécessaires pour une belle relation.

Nils et la boue, une histoire d’amour

Les besoins sociaux des chiens, comment y répondre ?

Un chien a différents types de besoins, dont des besoins sociaux qui sont nécessaires à son équilibre (hors cas particulier). Pour répondre à ses besoins sociaux, il doit être en contact libre durant plusieurs minutes, de façon régulière, avec des congénères. La durée et la fréquence de ces contacts dépendront des besoins de chaque individu, certains étant plus sociables que d’autres. Attention, si vous avez un chien réactif qui ne communique pas correctement avec ses congénères, il est recommandé de voir avec un professionnel qui vous guidera de façon adaptée à la problématique de votre loulou, afin de ne pas aggraver la situation.

Cet article a pour but de vous expliquer la base de la sociabilisation. Il va aborder rapidement la plupart des points, le sujet étant trop vaste pour être approfondi en un seul article.

Pixie la Berger Australien et Romie la Rhodesian Ridgeback

L’intérêt d’une sociabilisation régulière et diversifiée

Il existe une grande diversité physique dans l’espèce canine, que ce soit en taille, en couleur, en poils, en forme d’oreilles ou de tête, ou en placement de la queue ; ainsi que des tendances comportementales propres à chaque race. Une bonne sociabilisation, permettra au chien de savoir décoder et communiquer avec chaque individu qu’il rencontrera dans sa vie. Cette communication est très fatigante mentalement et émotionnellement, et permet de répondre aux besoins de stimulation mentale de votre chien ! Il sera plus intéressant pour un créneau de 30 minutes, de lui faire rencontrer des congénères, que de lui proposer un jouet fourré.

Chaque chien a un comportement différent, fonction de son caractère, de ses expériences, de sa sélection génétique, sa maturité, etc. Ce comportement évolue en permanence durant toute la vie du chien. Il existe des chiens : craintifs, harceleurs, émotifs, immatures, impulsifs, effacés, etc. Attention, il s’agit d’une généralité et chaque chien doit être compris en tant qu’individu et non pas uniquement à travers ces étiquettes ! Par exemple, un certain nombre de bergers de lignée travail vont être harceleurs face à leur congénères, en mouvement essentiellement.

Il va donc falloir tenir compte des comportements proposés par chaque chien et de ce que l’on souhaite apporter à chacun pour créer des groupes équilibrés et enrichissants !

Un jeu équilibré est consentant entre les différentes parties, les rôles s’échangent, et il y a des pauses !

Olbia Nera Di U Vecchiu et Onooka de la vallée du drac les Bergers Australiens

Les phases de sociabilisation

  • Le chiot

Les chiots ont besoin de côtoyer régulièrement des adultes bien codés et équilibrés, afin d’apprendre à gérer leur excitation et leurs émotions en général. Ces adultes doivent avoir un comportement que vous souhaitez que votre chiot copie, afin de favoriser les apprentissages par facilitation sociale. Les adultes doivent également (dans la mesure du possible) avoir des physiques et des postures de communication différents, afin que le chiot apprenne à communiquer avec l’ensemble de ses congénères, et pas uniquement avec les chiens de même race que lui !

Entre chiots, ils vont s’exciter mutuellement, mais ne vont pas apprendre à s’arrêter avant d’aller trop loin. Même s’ils sont isolés des autres chiots lorsqu’ils sont trop bruts, l’action humaine est moins efficace et amène surtout de la frustration(cf mon article sur les chiots : https://animappy.com/2019/03/09/difficultes-chiot-chien-loup/).

Il est également essentiel d’apprendre dès chiot qu’on ne peut pas se présenter à chaque chien que l’on croise, afin d’éviter l’apparition d’une réactivité par frustration en grandissant.

  • L’adolescence

Lors des montées hormonales, en général après les six mois, le comportement envers les congénères de certains individus peut évoluer. Il y a plusieurs raisons à cette évolution. La première est le changement physique (taille, perte des rondeurs de chiot, odeur plus adulte) qui va diminuer la tolérance des adultes envers les communications maladroites. La seconde, c’est le changement mental avec un chien qui va être plus sensible et qui va exprimer plus fortement certains comportements que lorsqu’il était chiot.

Il peut être nécessaire de reprendre la sociabilisation progressivement avec certains individus très sensibles, et de se faire accompagner par un professionnel afin d’éviter un ancrage d’un comportement non souhaité.

Pulco l’ Epagneul, Maïka la Chien-loup, Panache le Berger Australien et Paco le Golden Retriever
  • Le chien adulte

C’est bon, vous avez un chien qui sait communiquer correctement avec ses congénères et qui sait les ignorer si besoin, maintenant il va « juste » falloir l’entretenir afin de garder les acquis ! En effet, le caractère et les besoins d’un chien évoluent tout au long de sa vie !

Si votre chien adulte, rencontre des problèmes de communication ou lors des croisements, une rééducation peut être effectuée, avec l’aide un professionnel.

Les différents lieux de sociabilisation

Il y a plusieurs moyens de socialibiser son chien : avec les chiens d’amis, en faisant des balades groupées via des associations, des groupes facebook, dans des parcs canins, avec l’accompagnement d’un professionnel, etc. Personnellement je favorise pour mes propres chiens, des rencontres avec des chiens dont leurs humains connaissent les qualités mais aussi leurs défauts de leurs chiens et qui sont capables de les accompagner de façon enrichissante pour chacun !

Kaline, croisée Labrador Retriever et Raya, chienne de Roumanie
  • Le milieu clos

Le milieu clos rassure car le chien est « contenu » si jamais le rappel est encore en cours d’acquisition. De plus, on ne sera pas surpris par un stimulus tel qu’un congénère en liberté, un cycliste, un joggeur, un cheval, une voiture ou autre.

Par contre, en milieu clos, les tensions entre chiens apparaissent très vite. En effet, une fois qu’ils ont fait le tour du terrain, ils vont se trouver des activités plus ou moins enrichissantes qui vont dépendre de leur capacité à « s’ennuyer », à gérer leurs émotions en présence de congénères, d’humains, de friandises, de jeux, etc. On relève régulièrement de l’excitation non intéressante (chevauchement, harcèlement, courses poursuites) et de la protection de ressources (par exemple d’un humain ou de nourriture). Afin d’éviter cela, il est nécessaire d’avoir des humains en mouvement si les chiens risquent de monter en pression, de gérer les ressources telles que les jouets et les friandises, et surtout de connaître chacun des chiens afin de connaître les points problématiques à surveiller et anticiper !

Groupe de 7 chiens, Chien-loups et Huskies qui cohabitent sans souci au Sanctuaire d’Aiseirigh
  • Les balades

Personnellement je préfère sociabiliser les chiens lors de balades en liberté. On est en général en mouvement lors d’une balade, avec énormément d’activités différentes auxquelles participer, ce qui permet à chaque chien de gérer sa distance et son positionnement par rapport aux autres de manière naturelle, et de limiter les tensions qui peuvent apparaître dans le groupe lors des arrêts. Les différentes activités possibles permettent des échanges enrichissants tels que des partages de ressources, des jeux, des communications selon la configuration, etc.

Afin d’en faire bénéficier les chiens n’ayant pas un rappel suffisant pour l’environnement, je recommande l’utilisation de longes, avec des humains sachant la manier !

Oki le Berger Belge Tervueren, Giny la Beauceron, Alaska la croisée Berger Allemand et Beauceron et Jigsaw la Berger Belge Tervueren chez Educ Pro Chiens

POUR CONCLURE

Vous avez désormais toutes les clés pour proposer une sociabilisation adaptée à votre chien afin d’en faire un compagnon équilibré et agréable ! Faites néanmoins attention à ne pas sur-stimuler votre chien, la qualité est toujours préférable à la quantité !

Olwë, Husky Sibérien, et Plume, croisée Braque de Weimar et Braque Allemand

Avoir un chien bien dans ses pattes !

Je croise beaucoup de chiens complètement inhibés ou à l’inverse très expansifs, il s’avère souvent que ces problèmes viennent d’un manque de confiance en soi du chien. J’entends déjà certains dire « un chien trop confiant est un chien mordeur », pourquoi le serait-il s’il entretient une relation de confiance avec son humain ? Personnellement mes chiens collaborent avec moi lorsque je leur demande quelque chose. La balance des interactions étant positive, ils me suivent lorsque je rentre de balade trop tôt à leur goût , tout au plus vont-ils ralentir le pas sur le chemin du retour pour exprimer leur mécontentement! Pourtant ce sont des chien-loups adoptés adultes en association.

Cette confiance en soi d’un chien s’acquiert à tout âge , et malgré un bon début de vie, il est nécessaire de la cultiver durant toute la vie du chien.

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Nazca et Iago qui jouent ensemble

 

  • L’arrivée du chien

Cette confiance se développe dès chiot, même si le tempérament de l’individu influence évidemment. Les conditions d’élevage et le travail effectué par l’éleveur permettent de partir sur de bonnes bases, surtout lorsque l’on a peu d’expérience dans le domaine canin.

Pour un chien arrivé récemment dans le foyer, il est judicieux de le laisser s’adapter tranquillement à votre mode de vie. Pour l’apprentissage, priorisons et laissons lui le temps d’apprendre à son rythme. Il est inutile de commencer par lui apprendre des tours, mieux vaut l’accompagner dans sa découverte de l’environnement et mettant progressivement en place les règles nécessaires à la vie dans notre société. Les apprentissages nécessaires selon moi sont : la propreté, la marche en laisse, le rappel, le fait d’être serein en présence de congénères et d’humains, le relax, le stop et le refus d’appâts.

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Eli sur un ponton

 

  • Les méthodes d’éducation

La méthode d’éducation influence la confiance en lui qu’aura le chien, si l’on le félicite lorsqu’il agit correctement elle va augmenter, à l’inverse s’il est contraint en permanence, elle va diminuer. Il est évident que je préconise l’éducation positive, elle nécessite du temps et une adaptation au chien, mais c’est pour moi la garantie d’un lien de confiance entre l’humain et le chien. Dans l’éducation positive, il existe différents courants, et pour un même comportement, tel que le rappel, il existe plusieurs méthodes d’apprentissages. Il est nécessaire pour appliquer une éducation respectueuse de pouvoir aménager l’environnement (on ne laisse pas traîner son nouveau sac en cuir à portée de crocs d’un chiot), d’établir un plan d’action et de prendre son temps pour l’apprentissage (compliqué d’avoir un chiot de 8 mois en liberté en centre-ville). Pour établir un plan d’action, il faut connaître son objectif, poser des jalons (étapes), choisir une méthode et analyser. L’analyse permettra de mettre en lumière les soucis rencontrés, que l’objectif ait été atteint ou non . Grâce à la connaissance de ces soucis, on adaptera les prochains apprentissages. L’éducation d’un chien nécessite une remise en question permanente.

Pour les chiens très craintifs, il ne faut pas hésiter à mettre en place des protocoles ritualisés pour chaque moment de la journée. Ainsi le chien saura exactement ce qui va se passer, et ça lui permettra d’être plus serein, et moins stressé sur le long terme.

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Lima qui travaille sa proprioception

 

  • Les expériences positives

Dès l’arrivée du chien il faut que les expériences qu’il vive lui soient bénéfiques, en aménageant l’environnement pour éviter de le contenir, et lui permettre une exploration sécurisée. En explorant de manière autonome, le chien va pouvoir s’approprier l’environnement. S’il est stoppé régulièrement car « touche pas à ça », « attention à ta queue », « ne mange pas ça » il va avoir plus de mal à s’adapter au changement et à considérer son nouveau foyer comme un lieu sécuritaire où se ressourcer.

Il est bon de proposer régulièrement au chien de nouvelles expériences adaptées à son niveau. Ce qui signifie des expériences faciles et/ou atteignables . Il vaut mieux valoriser une expérience trop facile, et renforcer positivement son chien, plutôt que lui proposer une expérience trop difficile qui peut le décourager. Ces nouvelles expériences peuvent être très variées, ça peut être rencontrer un animal inconnu, passer un pont, résoudre un jeu d’intelligence, prendre conscience de son corps ou simplement pratiquer une discipline (mantrailing, détection, hoopers, agility, dog dancing, frisbee, canicross, rally, etc) avec son chien ! Il faudra toujours valoriser les efforts du chien, même s’il n’atteint pas l’objectif que vous souhaitiez. Dans ce cas, il sera judicieux d’analyser la raison de « l’échec » pour adapter le plan de progression. La réussite n’est pas la même pour tous, pour certains chiens marcher à côté d’un congénère sereinement demandera des mois voir des années de travail, mais ce temps de modification comportementale et émotionnelle aura permis de renforcer la compréhension et le lien du binôme!

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Nils en randonnée

 

  • Le pouvoir du choix

Il faudrait permettre régulièrement au chien de faire des choix tels que le chemin à prendre en balade, la friandise à mâcher, de travailler, de se faire manipuler (voir article sur le consentement), etc. Plus le chien pourra exprimer ses propres désirs, plus son humain sera habitué à observer les situations où le chien manque de confiance, pour pouvoir les décomposer à l’aide d’étapes faciles, rassurantes et réussies !

On peut également adapter l’environnement et anticiper pour permettre au chien de faire le bon choix durant son éducation, et ainsi encore renforcer sa confiance en lui. Par exemple avec un chiot qui découvre son environnement en le mettant en bouche, on va enlever de sa portée tout ce qui peut présenter un intérêt masticatoire et laisser des jouets de goûts et de textures différents à portée, et féliciter lorsqu’il mordille un jouet !

chien-loup de Saarloos câlins
Hestia qui me demande un câlin

 

 

Ce manque de confiance en lui, entraîne le chien a avoir une mauvaise gestion des émotions et donc à ne pas réagir de façon adaptée face à une situation. Attention également aux chiens très conditionnés, limite robotisés, à proposer certains comportements. C’est peut être « pratique » dans la vie quotidienne, mais comment le chien réagira-t-il face à une situation inconnue ?

 

chiens baignade eau
Dzeus, Django, Oslo, Nazca et Orion

Le consentement canin et sa nécessité pour une relation équilibrée!

Depuis 2015, le chien est considéré dans le Code Civil comme un «  être vivant doué de sensibilité ». Ceci a amorcé une évolution dans le domaine canin, évolution qui est toujours en cours. Beaucoup d’humains considèrent encore qu’un chien doit tout accepter, c’est pourquoi je souhaite parler du consentement canin !

 

 

L’intérêt du consentement

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Maya ravie d’avoir de l’attention !

Tout imposer à un chien l’empêche de prendre confiance en lui et en nous. Certains chiens vont devenir passifs et s’en accommoder, mais d’autres vont finir par saturer et développer des problèmes comportementaux.

Il est possible de demander à son chien s’il est d’accord pour un câlin, pour un jeu, pour travailler, etc. Cela semble naturel pour moi, mais je vois régulièrement des humains obliger leur chien à subir un moment de tendresse, alors qu’il ne rêve que d’aller sentir une odeur ou jouer avec un congénère. Pourtant on m’affirme souvent dans ces cas-là : « mais il adore les câlins ! ». Je ne nie pas que ce chien apprécie sûrement les câlins au sein du foyer, lorsqu’il est au calme dans un environnement connu et pauvre en stimulation. L’envie d’un chien varie en fonction de différents paramètres, c’est pour cela que la récompense est variable !

Pour voir si un chien est consentant, il est utile de tenir compte des signaux d’apaisement qu’il transmet et du contexte ! Les signaux d’apaisement décrits par Turid Rugaas permettent de décrypter l’état émotionnel du chien, et sont la base de la prévention de la morsure. Un chien va communiquer son mal-être avant de monter dans l’échelle de l’agression et de grogner, et si son grognement n’a pas eu d’effet, il va être tenté de mordre.

 

Sur ce triptyque on voit bien l’attitude d’Olwë évoluer car il commence à perdre patience pour la photo!

Mise en place du consentement

Lorsqu’on se met à respecter les signaux de mal-être envoyé par le chien, c’est-à-dire lorsque l’on arrête immédiatement notre action lorsqu’un chien est mal à l’aise, le chien va vite comprendre qu’il est écouté et être de plus en plus expressif. Chaque chien va s’exprimer d’une façon différente, il n’existe pas de « manuel du chien qui s’exprime ». Chaque humain de chien va devoir apprendre à lire et à comprendre son binôme ! Plus le chien sera écouté, plus l’humain comprendra son chien et meilleure sera la relation dans le binôme !

 

    • Le test de consentement

      chien-loup américain câlin
      Nathorod qui en redemande ^^

Le test de consentement permet d’être certain que le chien apprécie l’action et souhaite continuer.

Par exemple, si l’on souhaite savoir si le chien apprécie notre caresse : On va le caresser pendant 3secondes, puis retirer notre main de quelques centimètres. Si le chien part, cela signifie qu’il préfère faire autre chose. S’il se colle à notre main, il souhaite d’autres caresses. On va donc le caresser quelques secondes, et retirer à nouveau notre main de quelques centimètres. Etc.

Avec cette méthode, le chien va pouvoir interrompre s’il le souhaite le moment de tendresse, ou bien nous indiquer qu’il souhaite être caresser à un autre endroit en plaçant cet endroit sous notre main !

 

    • Le medical training

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      Seth en medical training !

Le médical training est le fait d’entraîner un animal à être acteur de ses soins. On va par exemple apprendre à un chien à prendre différentes positions destinées à faciliter les soins, à tolérer (et à mettre de lui-même) une collerette ou une muselière, et surtout à indiquer son consentement !

Un chien qui sait qu’il peut arrêter un soin désagréable et qui a confiance en l’humain va beaucoup mieux le vivre qu’un chien auquel on impose un soin (ce qui peut s’avérer nécessaire dans certaines situations). Il existe de nombreuses méthodes permettant à un chien d’indiquer qu’il est à l’aise avec un soin ou qu’il souhaite l’arrêter, par exemple le Bucket Game.

 

 

Une relation de confiance

Le partage d’expériences positives pour le chien va lui permettre d’augmenter sa confiance en l’humain ! Le consentement lors de la mise du collier ou du harnais, lorsque l’on souhaite quelque chose en promenade, lors du brossage, etc. Tous ces moments partagés de la vie quotidienne sont renforçateurs du lien 😉 On peut aussi renforcer ce lien en « travaillant » avec le chien. Dans un premier temps, il faut être ouvert à l’idée que le chien puisse ne pas avoir envie, il est nécessaire de le laisser s’exprimer à ce sujet. Ensuite il faut essayer de différencier un chien consentant et étant motivé, a un chien « en manque » de sa dose d’excitation.

chien au travail
Yopp au travail !

 

De nombreuses personnes peuvent parler des moments de solitude que mes chiens m’ont offert. Stark m’en offre très régulièrement (pour me rappeler tout ce qu’il me reste à apprendre et à progresser). Il n’aime pas particulièrement les caresses, et est très clair lorsque l’on essaie de lui en imposer. Mais il m’autorise parfois à venir lui en faire lorsqu’il est couché, il alors va me regarder en remuant le bout de la queue.

Hestia quand à elle adore mes câlins, mais a beaucoup de mal à se laisser manipuler ou à être motivée pour travailler. Elle a donc une vie moins stimulante, et on fait régulièrement de très courtes séances de medical training où elle progresse à son rythme !

 

Et vous, comment votre chien exprime –t-il son consentement ?

 

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Olwë et son humaine ❤

Les chien-loups américains (AWD)

69212684_448106472704734_6040385126842499072_nLes chien-loups américains sont de plus en plus connus, c’est pourquoi il me semble utile de vous proposer cet article sur les bases à « connaître » avant même d’imaginer  acquérir un AWD (American WolfDog) !

La législation française

La législation Internationale s’appuie sur les textes émis par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) qui n’autorise la détention de chiens-loups qu’à partir d’une filiation F5. On évoque ici des animaux qui n’appartiennent pas aux deux races reconnues par la FCI (Fédération Cynologique Internationale), à savoir le chien-loup Tchécoslovaque et le chien-loup de Saarloos.

Un  hybride F1 est un croisement d’un loup avec un chien. Un F2, un croisement d’un F1 avec un chien, ainsi de suite.  Attention un individu F7 croisé avec un F1 donnera un F2. De plus cette classification n’est pas corrélée au contenu de « gênes de loup » que possède un chien-loup. Le pourcentage transmis aux descendants n’est en effet pas proportionnel. Un F1 n’aura pas forcément 50% de « gênes » de loup, cela dépend quels gênes ont été transmis, et par qui. Deux individus à faible contenu en revanche, vont forcément produire des individus à faible contenu.
En France, selon l’Arrêté du 19 mai 2000 soumettant à autorisation la détention de loups : « La détention de loups vivants de l’espèce Canis lupus, y compris des individus hybrides dont l’ascendance récente comporte un loup, est soumise à autorisation préfectorale en application de l’article L. 212-1 du code rural. »

Cette classification est sujette à débat à cause du manque de données et de textes législatifs précis. Certaines personnes choisissent donc de ne pas en tenir compte et certains chien-loups sont toujours en attente de décisions administratives les concernant.

Le traçage et la filiation ADN sont nécessaires sur au minimum 5 générations si vous souhaitez acquérir un chien-loup aux origines non identifiées. Pour les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos qui sont des races de chiens reconnues par la FCI, cette filiation n’est pas obligatoire, mais recommandée pour éviter tous problèmes. Un élevage sérieux veillera à vous la fournir !

 

Le contenu de loup

Suivant la quantité de gênes de loup qui leur sont transmis, les chiens-loups, dont les  AWD, peuvent appartenir à l’un des trois groupes suivants :

  • les bas contenus : entre 5% et 39% dont font partie les chien-loups Tchécoslovaques et les chien-loups de Saarloos
  • les moyens contenus : entre 40% et 79%
  • les hauts contenus : entre 80% et 99% qui sont assez rares en France et ont des comportements très particuliers !

Le but reste, dans tous les cas, d’avoir des animaux avec une apparence lupoïde et un caractère accommodant du moins dans ce qui concerne les bas et moyens contenus

En Europe trois lignées principales sont connues : la lignée Spencer (issue de l’élevage de madame Vicky Spencer), la lignée Northaid (issue de l’élevage de Mark Klemperer) et la lignée Noblepaws.

Wotan

Le caractère

En général plus un chien-loup est lupoïde physiquement, plus son caractère gagne en intensité par rapport à celui d’un chien. Donc plus il est lupoïde, plus ses instincts sont forts et plus son lien à l’humain est faible s’il n’a pas été travaillé correctement et consolidé. Pour pouvoir gérer un chien-loup, il est conseillé d’avoir de solides connaissances du langage canin, de solides moyens financiers, des nerfs bien accrochés et de la cohérence, de bonnes infrastructures et de se remettre en question fréquemment ! Plus le contenu est élevé, plus tout ceci est nécessaire.

 

  • Imprégnation

Un chien-loup à haut contenu, voire à moyen contenu, aura besoin d’être imprégné pour pourvoir vivre aux côtés d’humain. Cette imprégnation s’effectue à partir du huitième jour suivant la naissance des chiots, avant l’ouverture des yeux. Ils vont être séparés de la mère et nourris au biberon pour pouvoir s’attacher aux humains. Certains éleveurs recommandent même de ne pas trop les socialiser avec leurs congénères pour qu’ils restent proches de l’humain…. Tandis que d’autres éleveurs n’hésitent pas à élever les chiots conjointement avec la mère.

 

  • Wolf Winter Syndrom

Tous les chien-loups à haut contenu, ainsi que certains moyens contenus et chien-loups de Saarloos présentent ce qu’on appelle un « syndrome hivernal ». Ces individus vont avoir une montée d’hormones durant l’hiver (la période de reproduction des loups), qui va entraîner une irritabilité des mâles et des femelles durant les chaleurs. Cette irritabilité peut être compliquée à gérer vu la puissance et la réactivité des individus, c’est pourquoi des infrastructures, des connaissances et des compétences sont nécessaires pour éviter tout accident.

Snow

La santé

Il faut tenir compte des maladies auxquelles sont sujettes les races à l’origine des lignées :

  • La myélopathie dégénérative (MD)
  • La dysplasie des hanches et des coudes
  • Le nanisme hypophysaire (NAH)
  • La présence du gêne MDR1 pour une possible sensibilité médicamenteuse.

N’hésitez pas à demander à votre élevage les tests de santé des ascendants.

 

 

En France, on trouve majoritairement des « mix », c’est-à-dire des chien-loups américains retrempés avec des chien-loups Tchécoslovaques, avec du Berger Blanc Suisse ou avec des chiens nordiques.

N’hésitez pas à rencontrer des propriétaires de chien-loups américains de plus de 3 ans pour bénéficier de leur expérience et de leur vécu au côté de ces individus particuliers !

Un chien-loup quelque soit son contenu, correctement travaillé, respecté et aimé, sera fusionnel avec son humain, ce qui sera un réel bonheur si celui-ci y est préparé et prêt à quelques sacrifices.

Merci aux personnes m’ayant aidé à écrire cet article ❤

 

Nathorod